Delphine Mauroit

Fondatrice de DMDesign & Architecture

Direction New York à la rencontre de Delphine Mauroit, une belge au talent et à la créativité hors pair. Décidée à être architecte depuis toute petite, elle se forme à Bruxelles, puis part exercer son talent à Toronto et New York. C’est là qu’elle fonde en 2009 son propre cabinet d’architecture: DMDesign & Architecture. Amenant sa touche européenne en plein coeur de Manhattan, elle connaît très vite le succès. S’inspirant de ses voyages, elle continue d’exercer sa passion à travers le monde, en créant de merveilleux/magnifiques espaces aux Etats-Unis et en Europe.

http://www.dmdesign-architecture.com/

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[01:34] Intro – L’American Dream
[05:32] Projet du Moment – Architecte Designer à New York
[11:11] L’Appel à l’Aventure – Cumuler le plus d’expériences
[14:44] Les Tribulations – Commencer tout petit et être un peu philosophe
[17:25] La Révélation et le Triomphe – La presse, le buzz et les réseaux sociaux
[24:52] Les Questions Flash
[31:43] Le Bouquet Final – Mieux vaut tôt que tard

Transcription complète de l'épisode

Transcription réalisée avec l’aide d’Happy Scribe

François Paul Lambert: Direction New York que nous partons aujourd’hui à la rencontre d’une Belge au talent et à la créativité hors pair. Décidée à être architecte depuis toute petite elle se forme à Bruxelles par exercer son talent à Toronto et à New York. C’est là qu’il fonde en 2009 son propre cabinet d’architecture DM design and architecture, amenant sa touche européenne en plein coeur de Manhattan. Elle connaît très vite le succès s’inspirant de ses voyages. Elle continue d’exercer sa passion à travers le monde en créant de magnifiques espaces aux états-Unis et en Europe. Tribu Digitale, je suis très content d’accueillir aujourd’hui Delphine Mauroit…merci d’être avec nous aujourd’hui. Est-ce que vous êtes prête à nous inspirer?

Delphine Mauroit: Oui j’espère faire de mon mieux!

FPL: J’en suis sûr! Delphine je viens de donner un tout petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale, est-ce que vous voulez rajouter quelque chose, et  avant de nous parler de votre projet? Pouvez vous nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle? Peut être une anecdote sur qui vous êtes ou quelque chose que l’on ne sait pas sur vous?

DM: Donc non je pense que la bio était assez complète. Très vite, pendant mes études, l’envie de partir et de voyager à l’étranger. J’ai fait un petit d’Erasmus en Italie qui m’a donné le goût de partir à l’étranger et de rencontrer des gens, d’apprendre des langues et de sortir un petit peu du petit Bruxelles et avant Toronto, je suis passée par Montréal. Donc j’avais ce côté aventureux qui m’a donné envie de partir et j’avais toujours cet « American Dream » de New York. J’étais en fait partie en sac à dos avec toutes mes économies, juste après mes études. J’avais frappé à la porte de plein de bureau d’architecture et j’avais presque obtenu un job. Mais ils m’ont dit que mon anglais était trop mauvais donc je suis retournée à la case départ à Bruxelles et puis j’ai trouvé un stage à Montréal. Et puis tout le parcours a continué. Et un jour j’ai vu qu’un jour j’ai une offre de travail à New York. Plusieurs années plus tard j’étais enfin allée puis j’y suis resté.

FPL: Voilà alors ce rêve d’aller à New York d’où il vient à la base? Montréal c’est pas mal aussi!

DM: Montréal c’était sympa. Toronto c’était plus intéressant au niveau professionnel et je ne sais pas, New York c’était une espèce d’American Dream. Je ne sais pas si c’est mon père qui m’avait dit qu’il fallait viser haut et je ne sais pas d’où c’est venu mais cette ville me fascinait.

FPL: Qu’est-ce que vous tirez alors de votre expérience aux Etats-Unis à New York. Est ce que la culture et les mentalités par rapport à l’Europe surtout la Belgique sont quand même un peu différentes non?

DM: Oui mais c’est pour ça que j’y suis restée, en fait. Je pense que New York et les Etats-Unis en général, ont une mentalité qui fait que, quelle que soit la personne, quel que soit son âge, sa couleur ou son background, si elle est motivée et a envie de réussir ou de devenir quelqu’un, elle y arrivera. Et je pense que en Europe c’est un petit peu plus sclérosé à ce niveau-là. Les Etats-Unis et New York en tout cas donnent vraiment la chance à qui que ce soit. Je l’ai vu dès mon premier job à Toronto j’avais vingt huit ans et l’équipe m’a tout de suite mise sur un gros Penthouse à Washington. Ils m’ont mise dans un avion, m’ont fait rencontrer des clients et j’ai trouvé ça exceptionnel, par rapport à la Belgique où j’aurais dû attendre quelques années avant d’arriver à ce niveau.

FPL: Alors continuons à parler un peu de votre American Dream, de projet du moment, de votre bureau d’architecture qui s’appelle DMDesign. Est ce que vous pouvez nous expliquer un peu ce que vous faites concrètement en tant que architecte designer? Comment est-ce que vous générer vos revenus? pourquoi avez vous choisi ce business model particulier?

DM: Donc moi je travaille principalement sur des projets de bars, de cocktail-lounges et de restaurants. Mais je fais également des projets résidentiels, des projets de bureaux. En fait un petit peu tout. Ce qui me plaît dans la diversité de ces projets c’est que c’est plus intéressant de passer d’un projet à l’autre et de rencontrer des clients complètement différents à chaque fois, de se redonner un petit challenge par rapport aux nouveaux projets. Je me suis spécialisée dans les bars, tout simplement parce que les premiers projets que j’ai fait les cocktails lounge ont très bien marché et de bouche à oreille j’ai eu des demandes de clients pour faire le design des chaînes par exemple des fast food, des bars et restaurants. C’est un petit peu comme ça que ça s’est passé.

FPL: Est-ce que parmi vos clients vous avez eu des clients célèbres?

DM: Oui j’ai fait l’appartement de Oliver Stone…J’ai un partenaire avec qui je travaille sur des projets résidentiels qui s’appelle Antoine Van Dorn qui est français et on a fait ensemble l’appartement de Oliver Stone qui était dans Tribeca et on a refait tout l’intérieur design en passant par le mobilier, c’était très intéressant.

FPL: La touche Belge jusqu’à New York…moi j’aime bien ça!

DM: Après il y a pas mal de célébrités qui vont dans les bars notamment Edouard Norton qui adore le Raines Law Rooms Lounge. ça fait toujours plaisir de voir des petits commentaires de célébrités. Il y a également Julianne Moore qui a fait un photo shoot à Dear Irving. Voilà, donc de quoi il a quand même un intérêt dans les décors, de la part de célébrités, pour des photo shoot, des fashion show, des interviews qui se font dans les décors qu’on design donc ça fait toujours plaisir.

FPL: Est-ce que vous avez des ambitions de vous étendre, peut-être au-delà de New York? on parlait de célébrités, en Californie par exemple?

DM: Oui j’avais rencontré à Orlando un joueur de basket professionnel qui était intéressé par faire sa maison. Là je vais normalement faire un restaurant pour des Belges à Los Angeles, et j’ai aussi régulièrement des demandes en Europe à Bruxelles et à Paris. Mais c’est principalement à Manhattan. Disons que faire les projets à distance demandent une ouverture d’esprit de la part du client, de pouvoir gérer tout à distance. Le client ne comprend pas toujours en fait que quand on est sur place, qu’on a pris les mesures et les photos de l’endroit, on peut tout gérer du bureau. Donc ça demande une ouverture d’esprit du client. Et après on prend un avion pour aller voir l’endroit et suivre les chantiers. Mais à l’heure d’aujourd’hui c’est comme prendre un prendre le métro, donc c’est pas si compliqué.

FPL: Et en parlant de client et du business lui-même, que vous avez lancé à votre propre compte, est-ce que c’est difficile ou plutôt facile de se lancer en tant que étrangère à New York dans un marché où quand même l’architecture est assez centrale aussi…

DM: C’était facile dans le sens où j’ai senti que c’est une ville qui ouvre des portes et que les gens étaient très ouverts à justement une jeune designer qui avait envie de démarrer. Donc j’ai senti qu’il y avait du potentiel et également quand j’ai designé mon premier cocktail lounge, il a très bien marché…contre toute attente : il y a autant le client que moi, on ne s’attendait pas à un tel succès. ça m’a très vite donné confiance en moi en me disant que voilà que je pouvais le faire. J’avais vingt neuf ans donc c’était facile dans ce sens…et très facile d’ouvrir une société à NewYork, de créer son site ou de se lancer juste, de lancer le mot et de dire à son network que voilà on se met à son compte et on démarre. Maintenant c’est difficile dans une ville comme New York parce qu’évidemment c’est très compétitif. Il y a énormément de gens qui font la même chose que nous. Beaucoup de « Shark » comme on dit. Il faut constamment se battre et se défendre contre ces hommes d’affaires contre la compétition, contre le rythme de la ville et du coût de la vie.

FPL: Contre soi-même aussi on pourrait dire! Tribu Digitale, gardons à l’esprit car nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial de Delphine, son aventure en tant qu’entrepreneur à New York, le voyage qui l’a amenée là où elle est aujourd’hui. Commençons par cette question que nous appelons à l’aventure. Quand est ce que vous avez su au fond de vous que vous vouliez vous lancer à votre propre compte? On sait que vous vous êtes dans un métier l’architecture. Ce sont des métiers où souvent on peut être à son propre compte, mais aussi travailler dans des cabinets. Vous dans votre propre cas vous êtes partie à New York vous vous êtes lancée en solo…quand est-ce que vous avez eu ça au fond de vous?

DM: Je pense que j’ai toujours eu une mentalité d’entrepreneur dans le fond de moi. Mon père était entrepreneur. Il était opticien pendant trente ans, il avait sa petite boutique. Donc je pense que moi j’avais ce modèle en tête de me mettre à mon compte. Maintenant je ne savais jamais quand est-ce que j’allais me mettre à mon compte et je ne savais pas du tout que ça allait être aussi tôt. Donc moi mon idée c’était d’obtenir le maximum d’expériences dans des bureaux. J’ai commencé à Bruxelles dans un tout petit bureau on était deux. Et puis à Montréal j’ai travaillé dans un bureau d’architecture. On était cinq six personnes et puis on est passé à dix et à Toronto le bureau était de quatre vingt personnes et à New York j’ai travaillé trois ans chez Rockwell où on était deux cent cinquante. Donc mon idée c’était d’avoir le plus possible d’expériences dans des bureaux différents et de voir comment tous les modèles fonctionnaient et ce qui s’est passé c’est que en deux mille huit, je travaillais sur l’hôtel Andaz Downtown à Manhattan avec le bureau pour lequel je travaillais donc Rockwell et en même temps j’avais fait un peu de Freelance et j’étais en train de designer le Raines Law Room sur la 17ème. En 2008, il y a eu la crise économique et je me suis faite mettre dehors. En fait. Ils ont dû. Ils ont dû me renvoyer non pas parce que je travaillais mal mais tout simplement parce qu’il y avait plus de travail et je me suis retrouvé en cinq minutes dans la rue donc c’était vraiment à l’américaine où il vous annonce qu’en deux minutes vous êtes dehors que vous pouvez remplir votre caisse et vider votre bureau et je me suis retrouvée sans me demander ce que j’allais faire. Donc j’ai tout de suite, bon parce que les finances ne suivaient pas je pense qu’ils m’avaient donné deux semaines de salaire et je devais renouveler mon visa qui était lié à la boîte, j’ai été obligée de me reprendre en main très vite et j’ai commencé à passer des interviews. Je cherchais un boulot et en même temps je me disais que je ne souhaitais absolument plus retourner derrière un ordinateur chez quelqu’un d’autre. Et donc j’ai une idée de créer un site, de me mettre à mon compte. J’ai tout de suite créé une société et j’ai eu de la chance, mon petit studio était placé sur la Cinquième Avenue. Donc j’ai utilisé cette adresse en espérant qu’aucun client viendrait frapper à ma porte un jour en adresse de bureau, et je me suis lancée chez moi avec mon laptop, une imprimante et j’ai lancé le mot en disant que je me mettais à mon compte. C’est comme ça que tout a démarré.

FPL: Vous avez bien rebondi! Et les affaires tournent! Alors, justement, allons un peu plus loin dans votre parcours. Voilà vous avez eu ce moment ce lancement qui est parti d’une de finalement d’une mise à pied. Vous avez lancé, vous avez eu des clients vous avez eu vent de belles réussites. Ce chemin de la réussite est semé d’embûches. Maintenant est-ce que vous pouvez nous nous emmener dans un moment où tout allait bien, peut-être et puis soudainement plus rien. Disons que c’est votre pire moment en tant qu’entrepreneure. Est-ce que vous pouvez nous emmener dans un moment où nous le raconter?

DM: Je n’ai pas eu tellement de moments comme ça car j’ai commencé assez petit en fait, sans trop prendre de risques. J’ai vraiment évolué « Step by Step » où j’ai vraiment commencé dans mon appartement avec un petit laptop que je n’ai pas été comme ces grandes entreprises ou des startups qui investissent des millions et qui lèvent des fonds, qui achètent pas moins de cinq ordinateurs d’un coup. J’ai vraiment voulu éviter ces stress quand je suis passé dans un bureau c’était un tout petit loyer. Je pense que j’ai effectivement eu un petit coup d’adrénaline le jour où j’ai signé quatre gros projets, c’était deux roof-top, un restaurant et un lounge où j’ai eu un petit peu la panique à bord où je me suis dit: comment je vais gérer tous ces projets mais finalement, si on prend un petit peu de recul, et c’est ce que j’ai fait, tous ces projets n’arrivent pas en même temps. Toutes les phases des projets arrivent à des moments différents et en fait, il faut essayer de se recadrer, de respirer un bon coup et de se rendre compte que tout va bien se passer quoi. Voilà j’essaye de me ménager et de ne pas perdre les pédales. Je me souviens également que j’ai dû rentrer cinq semaines en Europe pour des raisons personnelles et j’avais eu beaucoup de coups de fil pour des projets potentiels que j’ai perdus, parce que je n’étais pas sur place et que cinq semaines à New York c’est beaucoup. Effectivement j’étais un peu en panique à ce moment-là et quand je suis rentré il y a d’autres projets qui sont arrivés. Donc faut juste être un peu philosophe par rapport à tout ça et ne pas stresser, ce dire que tout va avancer comme il faut croire.

FPL: Vous avez l’air très « relax » en tout cas ! c’est peut être LE mot clé à retenir! Mais à l’inverse peut-être dans votre business est-ce que vous avez eu un moment d’illumination? Peut-être d’un coup une idée géniale qui a fait améliorer vos processus, vos systèmes ou permis d’acquérir plus de clients qui a facilité votre vie. Y a il eu un « aha » moment comme ça?

DM: Oui je pense que l’illumination c’est quand il y a commencé à y avoir de la presse sur le premier cocktail lounge et ce qui m’a donné énormément de confiance en moi et qui m’a fait réaliser que en fait il faut persévérer dans le sens où il faut vendre ses idées aux clients le plus tôt possible et y croire. Je dis ça parce que quand j’ai travaillé sur ce projet, je voulais trouver un endroit qui sorte du lot, avec des idées qui n’avaient pas encore été faites à New York, parce que je pense que la clé d’un projet pour un designer, c’est de vraiment réaliser des choses dont les gens vont parler. Spécialement maintenant avec les réseaux sociaux, pour faire du buzz. Et notamment pour ce lounge, ils voulaient un petit bar, quelque chose de personnel où le client va pouvoir se réunir et regarder les matchs de foot ensemble…quelque chose un petit peu relax, « cosy ». En fait, je suis venue avec l’idée de faire un salon, quelque chose de très résidentiel et le bar en fait c’est une cuisine à l’arrière. Et comme je voulais donner une idée une ambiance des années mille neuf cent, on a créé un panneau à sonnettes comme à l’époque où il y avait des sonnettes dans la cuisine qui étaient liées à des sonnettes à chaque table. En fait quand les clients veulent commander un cocktail ils peuvent appuyer sur la petite sonnette et il y a une petite lampe qui s’allume dans la cuisine et le bar tender voit à quelle table il doit aller. Le client ne voulait pas, il refusait, « c’est quoi ton idée », « Hors de question qu’on fasse ça ». J’ai vraiment dû insister pendant des semaines pour pousser et finalement ils me remercient à la fin car il m’ont dit c’est extrêmement pratique. Et depuis lors on a ouvert quatre bars avec eux et c’est devenu leur signature. Donc l’illumination était qu’il faut vraiment pousser et j’en arrive maintenant à certaines réunions de chantier à m’énerver et quand les gens voulaient éliminer mes idées j’en ai presque des crampes au ventre et ils le voient à ma tête et je leur dis « mais vous pouvez pas faire ça, c’est ça qui va marcher ». Je le sais, j’ai l’intuition que c’est ça qui va créer un buzz, et donc voilà, je pense qu’il nous faut continuer avec ses convictions.

FPL: Tribu Digitale retenez bien ça.Il faut garder son intuition et parfois il faut mettre en avant et défendre son idée. C’est parfois cette petite idée qui fait toute la différence. Je me posais justement dans ce concept mille neuf cent, est-ce que ça s’est passé en même temps que la diffusion de Downtown Abbey, ça a peut être contribué à l’engouement…

DM: Le deuxième bar en fait c’est The Irving, près de Union Square. J’avais cette idée depuis longtemps et j’attendais en fait qu’un client arrive avec un concept de bar et je leur ai suggéré de faire une remontée dans le temps. Donc j’ai divisé l’espace en quatre périodes de temps et j’étais très inspirée par toutes les séries notamment Mad Men, Downtown Abbey et Gatsby, qui est sorti, et je suis assez inspirée par toutes les séries, à tel point que quand j’en regarde une, je fais des photos de la télé pour m’inspirer des décors et donc je joue à diviser l’espace. La première pièce ce sont les années cinquante, ambiance Mad Men avec fauteuils en cuir et des lampes, on a même fait du papier peint avec des petites Marilyn Monroe qu’on a dessinées nous mêmes. La deuxième pièce en arrive dans Gatsby et les années vingt. Et puis la troisième pièce, c’est Downtown Abbey,  époque Titanic, mille huit cent quatre vingt etc. et la dernière pièce on c’est complètement lâchés avec Marie-Antoinette et le mobilier doré et les moulures partout et c’est très amusant. Je pense que c’est un projet qui ne fonctionnerait pas trop en Europe, mais aux Etats-Unis, c’est très décor, c’est très théâtral, et en même temps ça fait sourire mais je pense aussi que c’est une des clés importantes des projets c’est d’apporter de l’humour dans les projets que les gens passent à un moment un peu d’insouciance à boire un cocktail après une journée de boulot fatigante à Manhattan.

FPL: Amener un peu d’humour et de passion! Delphine si vous pouviez nous résumer la ou les leçons clés que vous avez retirées de votre expérience qu’entrepreneure, quelles seraient-elle? En quelques mots, que pensez vous que la Tribu Digitale doive retenir comme leçon de votre expérience?

DM: Oui je pense ce qu’il faut retenir de l’expérience, c’est effectivement de bien s’entourer, de continuer à networker régulièrement et de garder un contact avec tout le monde. De bien s’entourer dans le sens qu’il faut penser à déléguer, à trouver les bonnes personnes. Je pense que c’est la clé du succès d’un business. Trouver les bonnes personnes autant au niveau des employés, que de la personne qui va s’occuper des social media ou du comptable, du bon avocat ou du conjoint, de toute cette équipe en fait qui finalement va vous donner les bons conseils parce que tout seul c’est presque impossible. Il faut rester à l’écoute et s’ouvrir aux suggestions et faire évoluer le business dans ce sens.

FPL: Tribu Digitale, c’est vraiment un conseil qui revient souvent. Ne restez pas seul, ne restez pas enfermés dans votre coin, entourez vous bien, allez faire du réseautage! Delphine, nous sommes à la partie des questions Flash. Ici je vous pose une série de questions en rafale et vous me répondez en allant à l’essentiel…est ce que vous êtes prête?

DM: Oui

FPL: Alors quelle est votre définition du succès?

DM: Pour moi le succès, c’est de créer une symbiose et de rendre le client satisfait. En fait c’est de rentrer dans un endroit, d’écouter le client, d’essayer d’absorber toutes ses informations, de passer cette période de doute et d’angoisse où l’on se demande ce qu’on va créer pour lui et après, de réaliser un projet qui va être un succès pour nous mais également pour la personne, puisqu’il ne faut pas oublier que réussir, c’est pas réussir seulement pour soi-même, mais que le projet soit sucessful, que le client soit content, que le projet rapporte de l’argent, qu’il y ait un retour sur investissement intéressant et qu’on en parle à la presse. Il ne faut pas penser à soi mais il faut penser à l’équipe.

FPL: A quoi ressemble votre journée type? Avez-vous une routine que vous pratiquez chaque jour qui vous aide?

DM: J’ai pas vraiment des journées qui se ressemblent. J’essaye d’être au bureau au moins cinquante pour cent du temps pour pouvoir déléguer et être sûre que tout le monde soit sur le bon rail et j’essaye les cinquante autres pour cent du temps de faire du networking, d’être sur chantier et de suivre l’évolution des projets.

FPL: Si vous deviez recommander un livre pratique quel serait-il et pourquoi?

DM: J’ai beaucoup réfléchi à cette question…un livre qui m’a souvent fait rire c’est « The Four Hour Workweek » de Timothy Ferris et j’y pense régulièrement car lui a réussi à convaincre dans son livre qu’il est possible de travailler quatre heures par semaine et de gagner sa vie, et je n’y suis jamais arrivé et je pense que je ne dis que ce modèle fonctionne il y a des conseils intéressants dans son livre notamment de checker ses Emails une ou deux fois par jour, il y a des petits tips qui sont intéressants. Maintenant je ne suis pas sûre qu’on puisse arriver à ce modèle. Et en plus je pense que le travail fait aussi partie du plaisir et peut être qu’on n’a pas spécialement envie de travailler quatre heures par semaine que ça fait partie de notre quotidien.

FPL: Peut être alors un autre livre qui vous a marqué d’une manière ou d’une autre qui vous a inspiré peut être?

DM: Moi je lis des livres qui sont plutôt des histoires romantiques qui m’évadent un peu de ma vie professionnelle, donc je lis des livres totalement opposés.

FPL: Quels outils ou productivité ou autre, technologique ou pas, utilisez vous régulièrement?

DM: Je suis tout le temps sur mon iPhone c’est un peu mon outil et là dessus j’ajoute des applications comme tout le monde. Donc je suis entre Uber, Get et Via à chaque fois que je dois me déplacer. J’utilise pour les conversations, Messenger, WhatsApp et Line aussi, qui est une sorte de messenger avec l’Asie.

FPL: Qu’est-ce qui vous inspire, vous passionne en ce moment? Quels sont les domaines qui vous paraissent prometteurs?

DM: Donc moi je pense que ce qui m’inspire le plus sont les voyages notamment en Europe. Je reste convaincu que l’histoire et l’architecture européenne c’est ce qui m’inspire le plus. J’adore retourner là bas, voir les vieux endroits, je prends beaucoup de photos. J’adore rencontrer des gens, je sors beaucoup et aussi avec les expo d’art m’inspirent beaucoup notamment il y avait l’Armory à New York pour le moment avec beaucoup d’expo d’art satellite à Manhattan je pense que c’est très inspirant de voir ce qui se fait dans les autres domaines.

FPL: Et la dernière, question, la question Back in Time, c’est ma préférée…Alors imaginons Delphine que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouvez face à votre vous de dix-huit ans. Vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant que vous diriez vous? d’un point de vue pratique, que feriez vous différemment? Quel plan vous donneriez vous pour réussir plus efficacement, qui n’implique pas d’acheter des billets de loto, des paris sportifs, ou d’investir en Bourse?

DM: J’aurais adoré avoir quelqu’un qui avait une boule de cristal en me disant « ne t’inquiète pas ». Je pense que c’est la première source de souffrance chez quelqu’un et chez tout le monde, qui nous rend anxieux c’est par rapport au futur et est-ce que je suis sur la bonne voie? Pourquoi je vais à New York etc. ce sont des questions qui reviennent et surtout quand on voit les uns et les autres qui avancent un petit peu plus vite matériellement alors que nous je dis toujours on est en train de au début de se construire plus vite virtuellement. Mais ça ne veut rien dire et j’aurais tellement adoré que quelqu’un qui puisse lire mon futur et me dire: ne t’inquiète pas tout tout tout tout va bien se passer. Il y a toujours un dicton auquel je crois vraiment c’est « fais ce qu’il te plaît et le reste suivra ». On a toujours un petit peu tendance à suivre les lignes de la société. À suivre un parcours parce que ça nous rassure et je pense que si on suit vraiment de passion est ce qu’on aime. Je pense que forcément le reste va suivre. Mais c’est difficile. Voilà.

FPL: Tribu Digitale on a toujours cette petite voix à l’intérieur qui nous bloque qui nous rend anxieux, on se compare aux autres, ça fait peur. Suivez plutôt ce dicton « faites ce qui vous plaît et le reste suivra ». C’est bien noté en tout cas de mon côté. Merci beaucoup on est déjà à la fin de l’épisode. Merci d’avoir partagé toutes ces généreuses informations avec nous. Tribu Digitale j’espère que vous avez bien pris note je sais qu’il y en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer. Et j’espère que l’aventure de Delphine vous inspirera à faire le grand saut. Pour le mois de la fin, que diriez vous aux auditeurs de La Tribu, qui hésitent encore à se lancer?

DM: Le conseil, c’est que ce n’est pas irréversible, que les gens peuvent se lancer s’ils ont un peu de sous sur le côté. Je pense qu’il n’y a pas vraiment de risque à prendre mais j’ai envie de dire que quelqu’un qui a une mentalité d’entrepreneur ne va pas pouvoir y échapper de toute façon. Donc autant le faire tôt que tard et je pense que si on a ça dans le sang on va devoir y passer un moment. Allez-y!

FPL: Allez-y Tribu Digitale. Delphine vraiment merci, ce fut un plaisir et un honneur de vous avoir parmi nous aujourd’hui.

DM: Le plaisir était pour moi!

FPL: Alors dites-nous comment rester en contact avec vous sur les réseaux sociaux, et si vous avez une annonce à faire la Tribu Digitale vous écoute!

DM: Oui je suis toujours preneuse de projets en Europe. J’y viens souvent. Il suffit de taper mon nom Delphine Mauroit sur Internet. On tombe sur mon site sur Facebook, Instagram, Pinterest. Mon site internet c’est DM Design Architecture. Mais si on tape Delphine Mauroit on arrive également sur le site.

FPL: Tribu Digitale vous venez d’entendre Delphine Mauroit partager avec vous son expérience et ses conseils, c’est à vous de jouer maintenant! Rejoignez nous sur www.revolutiondigitale.fr et tapez « Delphine » dans la barre de recherche: vous aurez accès à sa page dédiée avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr n’oubliez pas de visiter la page de Delphine et de la suivre sur ses réseaux sociaux. Delphine, merci d’avoir partagé votre aventure avec la Tribu Digitale, au revoir et je retrouve en backstage.

DM: Merci à vous. Merci beaucoup!

LES POINTS À RETENIR

1. COMMENCEZ PETIT, ALLEZ-Y PAS À PAS. Ne partez pas tout de suite dans de grands investissements. Pourquoi ne pas commencer à votre compte, chez vous? Cela vous permettra de prendre aussi une chose à la fois, de moins stresser et de vous concentrer sur un projet ou mieux vous organiser.

2. ENTOUREZ-VOUS BIEN. Créez et entretenez régulièrement votre réseau, ne restez pas seul. Constituez-vous une équipe solide, apprenez à déléguer à des personnes de confiance. Restez à l’écoute de votre équipe, prêt à recevoir les conseils. Croyez en votre idée, en vos convictions. Parlez-en autour de vous, faites-vous connaître.

3. FAITES CE QUI VOUS PLAÎT. Et le reste suivra. Essayez d’aller de l’avant en ne laissant pas la peur et les incertitudes vous freiner. Suivez plutôt vos intuitions, vos passions, et moins un parcours tout tracé ou confortable, les lignes de la société. Même si cela demande plus d’efforts, faites-le, et les choses se mettront en place.

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des ressources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

Via

LIVRES

Liste des livres mentionnés durant l’épisode.

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

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