Delphine Remy-Boutang

Fondatrice de The Bureau et La Journée de la Femme Digitale

Delphine Remy-Boutang fait partie des 20 femmes les plus influentes selon la Tribune (et des 10 femmes à suivre en 2017 selon Start Her). Nommée Femme en Or Digitale en 2015, elle reçoit en 2016 la Légion d’Honneur. D’intrapreneure à serial entrepreneure, cette autodidacte passionnée de numérique a fait ses armes chez IBM à Londres, à la tête du marketing, de la communication puis des réseaux sociaux. En 2012, elle crée The Bureau, cabinet de conseil en stratégie digitale. Entrepreneure engagée, elle co-fonde en 2013 La Journée de la Femme Digitale, la JFD, un événement dédié aux femmes qui entreprennent dans le digital. Réunissant 10.000 participants en 2017, la JFD donne naissance au #JFDConnect, un club acteur de la promotion de l’innovation au féminin.

http://lajourneedelafemmedigitale.fr/ – Journée de la Femme Digitale 2018
http://www.thebureau.fr/

Pour rester en contact:

La Lettre Privée Tribu Digitale

Recevez les derniers épisodes de RévolutionDigitale directement dans votre boite, et bien plus…

COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[00:01:34] Intro
[00:02:47] Projet du Moment – La Journée de la Femme Digitale, “Pour un Monde Meilleur”
[00:06:12] L’Appel à l’Aventure – “D’intrapreneure” à serial entrepreneure!
[00:08:36] Les Tribulations – La solitude… mais surtout ne rien lâcher!
[00:11:21] La Révélation – “L’empowerment” au féminin
[00:14:37] Le Triomphe – Humilité et curiosité…
[00:17:09] Les Questions Flash
[00:20:19] Le Bouquet Final

Transcription complète de l'épisode

François Paul Lambert: Notre invitée d’aujourd’hui fait partie des 20 femmes les plus influentes selon la Tribune (et des 10 femmes à suivre en 2017 selon Start Her).  Nommée Femme en Or Digitale en 2015, elle reçoit en 2016 la Légion d’Honneur. D’intrapreneure à serial entrepreneure, cette autodidacte passionnée de numérique a fait ses armes chez IBM à Londres, à la tête du marketing, de la communication puis des réseaux sociaux. En 2012, elle crée The Bureau, cabinet de conseil en stratégie digitale. Entrepreneure engagée, elle co-fonde en 2013 La Journée de la Femme Digitale, la JFD, un événement dédié aux femmes qui entreprennent dans le digital. Réunissant 10.000 participants en 2017, la JFD  donne naissance au #JFDConnect, un club acteur de la promotion de l’innovation au féminin.

Tribu Digitale, j’ai l’immense honneur d’accueillir aujourd’hui une entrepreneure formidable qui entend conjuguer le digital au féminin: Delphine Remy-Boutang! Delphine, bonjour!

Delphine Remy-Boutang: Bonjour! Bonjour à tous!

FPL: Etes-vous prête à nous inspirer?

DRB: J’espère, j’espère! C’est mon verbe d’action pour rendre ce monde meilleur.

FPL: Super! Alors Delphine, je viens de donner un petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale. Voulez-vous y rajouter quelque chose et est-ce que vous pouvez nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle?

DRB: Non absolument, c’est parfait, c’est une très belle bio, courte et concise. Rien à ajouter de plus.

FPL: Alors on va peut-être parler un peu, parlons un peu de votre sujet de prédilection, votre projet du moment. J’imagine que c’est la Journée de la Femme Digitale ou bien vous avez un autre projet?

DRB: Absolument. Nous sommes lancés dans l’organisation de la sixième édition de la Journée de Femme Digitale, avec mon équipe, qui se tiendra en mars prochain à Paris, avec le thème « For A Better World », « Pour Un Monde Meilleur » Et ce sera le temps de l’action. Et c’est pour ça que j’invite tous les participants, les partenaires les speakers,  à apporter avec eux un verbe d’action qui sera leur action pour changer le monde, grâce aux nouvelles technologies. Le mien, comme je le disais en début d’interview, c’est « inspirer », et j’espère inspirer à travers cet événement, via des speakers inspirants, pour donner envie aux femmes d’oser, d’innover, d’entreprendre et d’intraprendre dans le secteur du numérique, qui est le secteur du futur.

FPL: J’ai lu dans un de vos articles sur internet: vous parlez de « réinventer l’entreprise », en contraste avec ses fondements fortement masculins. C’est aussi un des objectifs de la Journée de la Femme Digitale. Alors, à quoi elle ressemble, l’entreprise de demain?

DRB: L’entreprise de demain, ce serait une entreprise où la parité, la diversité sera au service de la croissance de l’entreprise. Aujourd’hui tout le monde en est convaincu. Mais dans les faits, en fait on y est pas, puisque les chiffres le montrent: les femmes qui entreprennent en France, à la tête de startups, sont aujourd’hui à 10%. Les femmes qui entreprennent dans le secteur du sport sont à 2%, à l’aube de Paris 2024; et les femmes dans le secteur du numérique, c’est 28%. Et il faudrait, selon une étude qui a été dévoilée à Davos, attendre 169 ans pour atteindre l’égalité femmes-hommes. Donc on a besoin d’accélérateurs historiques. Je suis convaincue que le numérique, le digital, peut être cet accélérateur historique, pour faire que la parité devienne une norme. Aujourd’hui, encore, on est pas convaincu. Et pourtant c’est un fait réel, qui est que, si les femmes étaient à la tête d’entreprises autant que les hommes, à 51% ou en tout cas à 50%,  eh bien la croissance de notre pays, la croissance européenne seraient meilleures. Donc il est urgent et important de vraiment valoriser la place des femmes dans tous les secteurs; celui moi qui m’intéresse est le secteur du numérique, parce que c’est celui qui représente le futur. Aujourd’hui l’intelligence artificielle est vrai sujet, un vrai débat. Comment ne pas stéréotyper l’intelligence artificielle en mettant des femmes aux manettes de ces intelligences artificielles? Elle  doivent être ces architectes du monde de demain, pour ne pas créer ces stéréotypes qu’on connaît dans ce monde présent, dans le monde ancien. On a cette possibilité, aujourd’hui, de réinventer, de réécrire notre futur. Il est urgent de le faire. Et c’est formidable, c’est une formidable opportunité pour tous, et en particulier pour les femmes.

FPL: J’adore cette réponse! Mesdames, Mademoiselles, vous l’avez entendu: n’hésitez plus, lancez-vous! Alors Tribu Digitale,  gardons ça l’esprit, nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial de Delphine, son aventure en tant qu’entrepreneure. Alors, Delphine, commençons par cette question. Nous l’appelons l’Appel à l’Aventure. Quand avez-vous su, au fond de vous, que vous vouliez devenir entrepreneure? Et si vous ne vous êtes pas lancée tout de suite, qu’est ce qui vous a retenue?

DRB: Je crois que j’ai toujours été entrepreneure dans l’âme, mais j’ai démarré en étant intrapreneure. J’ai eu la chance de travailler dans une entreprise formidable pendant 15 ans, qui s’appelle IBM. J’ai toujours été fascinée par la technologie, parce que pour moi la technologie c’est: une idée peut devenir une réalité. Quand le social media est apparu, et ça c’était 2006, la naissance de Twitter, la naissance de Facebook. 2008, des Etats-Unis etc. Donc c’était les tout débuts, les balbutiements des réseaux sociaux tels qu’on les connaît. J’étais convaincue tout de suite qu’il y avait quelque chose qui allait transformer, transformer notre façon de communiquer, transformer notre façon de travailler. Et j’ai eu envie  de vraiment m’investir dans ce sujet particulier: le Social Media, entre autres, et d’utiliser les réseaux sociaux comme une force comme en entreprise, une nouvelle façon de travailler, une nouvelle façon de travailler aussi en interne, via la collaboration, la transparence, l’intelligence collective. Donc je pense que j’ai été intrapreneure chez IBM, qui m’a donné aussi cette possibilité, cette page blanche, d’imaginer et de travailler telle une startup dans un grand groupe. Et j’ai eu ma crise de mes 40 ans, et j’ai décidé qu’il fallait que je crée moi aussi mon entreprise. Maintenant, je pense que c’est important aussi de noter que, c’est pas parce qu’on a pas créé son entreprise qu’on n’est pas entrepreneur. Il y a plein de façons d’entreprendre sa vie, et je pense que c’est ça l’essentiel. On peut intraprendre dans une startup, on peut intraprendre dans un grand groupe, il y a plein de façons, finalement d’entreprendre sa vie. C’est ça qui est formidable.

FPL: Alors vous avez dit dans un autre média « on ne naît pas entrepreneur, on le devient ». C’est la vie d’entrepreneur, que ce soit intrapreneur, entrepreneur ou être acteur de sa vie. C’est finalement une aventure. Une aventure qui a parfois aussi des moments difficiles. Alors Delphine, parlez-nous un peu de votre pire moment en tant qu’entrepreneure. Chez les Anglo-Saxons ce qui fut plutôt comme un vecteur de la réussite, par exemple. On ne compte plus les citations sur l’échec, son influence sur le succès. Est-ce que vous êtes d’accord avec ça? Et racontez-nous quel a été votre pire moment en tant qu’entrepreneure.

DRB: Juste, d’abord: « on ne naît pas entrepreneur, on le devient », c’est basé sur la citation de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on devient »; et je pense effectivement qu’on ne naît pas entrepreneur, on le devient. Les pires moments, je pense que c’est mes moments de solitude, finalement. C’est ça qui est le plus difficile quand on entreprend, et quand on entreprend seule. Même si j’ai une équipe etc, qui me soutient, et qui est une équipe formidable. Le risque c’est effectivement le patron, celui qui tient les rênes, qui les prend. Et ça pour moi c’est des moments difficiles, c’est des moments de solitude. Des échecs, j’en ai eu tous les jours, on fait des erreurs tout le temps, tous les jours, avec mon équipe. Et ce que je leur dis, c’est que « tant mieux, parce que si on ne faisait pas d’erreur, ça veut dire qu’on ne risque rien ». Entreprendre c’est sportif. Faut jamais lâcher, ne rien lâcher. Toujours, toujours, toujours aller convaincre d’autres clients, si les clients…Considérez que les clients qui sont des clients acquis ne le sont pas, être en permanence dans la réinvention. Aller vite. Aujourd’hui on le sait, on est dans une économie où c’est le plus gros poisson qui mangera le plus petit, mais c’est le poisson le plus rapide qui mangera le long.

On est donc dans une économie, du copier, du copier-coller, c’est les barbares d’Internet. Donc il faut aller très vite, très vite et l’exécution, aucune idée ne vaut quelque chose dans une exécution absolument parfaite, ou en tout cas qui tend à l’être. Donc des échecs, j’en ai tous les jours. L’important c’est de rebondir et d’apprendre finalement de ses échecs. C’est vrai que j’ai vécu quinze ans en Angleterre, et j’ai été beaucoup aux Etats-Unis, dans une culture anglo-saxonne et américaine avec IBM. Donc cette culture de l’échec, elle fait partie de mon quotidien, de ma vie. Ce qui est important, c’est effectivement de rebondir et d’apprendre de ses erreurs, parce qu’une erreur ne vaut rien si on a pas appris quelque chose. Donc l’échec il  fait partie tous les jours, tous les jours de toutes les entreprises, bien sûr!

FPL: Tribu Digitale, vous ferez des erreurs. Ce qui est important c’est d’apprendre, apprenez de vos échecs, ne lâchez rien. Réinventez-vous constamment, et surtout soyez rapide.

Alors Delphine, que s’est-il passé ensuite dans votre aventure en tant qu’entrepreneure, avec votre affaire. Vous avez aussi un bureau, une agence de consultance qui s’appelle The Bureau. Quand est-ce que les choses ont basculé en votre faveur, quand est-ce que votre business a commencé à fleurir?

DRB: Alors, j’ai donc fondé une agence de communication digitale qui s’appelle The Bureau, qui est basée à Londres et à Paris. J’ai d’abord ouvert un bureau de conseil spécialisé sur la stratégie social media pour les entreprises, d’abord à Londres. Et ensuite en 2013, un bureau à Paris qui s’appelle aussi The Bureau bien sûr, et qui est une agence de communication digitale pour des clients avec lesquels nous travaillons sur leur stratégie et leur présence digitale. Donc non seulement conseil, mais également création de campagnes.

Quand je suis rentrée en France en 2013, je me suis aperçue que toutes les prises de parole que je faisais autour des nouvelles technologies, du numérique, j’étais à 90% seule femme en scène, à partager des tables rondes avec des hommes formidables, mais je trouvais que le déséquilibre pour parler de ce secteur qui représente, encore une fois, le futur – le numérique c’est demain, c’est déjà aujourd’hui – . Je trouvais fondamentalement qu’il y avait là une erreur, enfin en tout cas quelque chose quelque chose qui n’allait pas. Et donc j’ai décidé, on a cofondé ces événements par des femmes, pour des femmes, pour mettre en avant des femmes rôles-modèles dans ce secteur du numérique, parce que je pense qu’on ne peut pas être ce qu’on n’a pas vu. Et c’est important de présenter d’autres femmes. Elles sont là, elles existent, et il faut aller les chercher. Et plus on aura de rôles-modèles, plus on aura de femmes qui se diront « moi aussi je peux y aller », « moi aussi je peux être à la tête d’une grande entreprise ou être intrapreneur, ou créer aujourd’hui mon entreprise, ma startup ».

Donc, 2013, c’était la première année de la Journée de la Femme Digitale. On a commencé à 500 personnes, et on a fini avec 10.000 participants l’année dernière. ça veut dire qu’il y a un réel besoin. Aujourd’hui il y a des évènements autour de l’empowerment au féminin, qui sont beaucoup basés sur de l’entre-soi, puisque c’est des évènements qui coûtent très cher. La JFD est un événement gratuit jusqu’à présent, ouvert à tous. Même si cette année on va instaurer un mini-fee, parce c’est le modèle, et que c’est compliqué de faire qu’un événement soit entièrement gratuit. Mais il l’a été jusqu’à présent, et il continuera à l’être avec simplement une participation aux frais d’un événement comme celui-ci. Mais en tout cas, il donne l’envie d’y aller, et il le rend accessible. et c’est ce que disait le fondateur de LinkedIn: si vous lancez une App, une entreprise ou un service, ou un produit avant qu’il ne soit parfait, alors vous l’avez l’avez lancé trop tard. Et je pense que c’est important d’avancer, même si tout n’est pas exactement parfait, et d’utiliser finalement le numérique qui vous permet aujourd’hui de faire cette révolution numérique quasi en temps réel.

FPL: Si vous pouviez alors résumer la ou les leçons-clés que vous avez retirées de votre expérience, qu’elles seraient-elles? Je veux dire, en quelques mots, que  pensez-vous que la Tribu Digitale doive retenir comme leçons de votre expérience?

DRB: D’abord je pense qu’il faut être humble, dans le numérique, et il faut être curieux. Il faut toujours, toujours se dire qu’on peut aller chercher toutes les informations, on peut aller rencontrer des nouvelles personnes, créer du lien et humaniser un discours. On a une chance formidable, une opportunité formidable là de vraiment…Je pense que le 21ème siècle sera féminin ou ne le sera pas, clairement, et que la révolution de l’intelligence artificielle sera féminine ou ne le sera pas. Et on doit, on se doit nous les femmes qui sont  créatrices, d’imaginer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies. On a des femmes formidables qui représentent la pluralité du secteur numérique en France. Il faut les mettre en avant, il faut montrer tout le travail formidable qu’elles font et leurs équipes, et réfléchir à aujourd’hui, comment les entreprises qui ont été créées par les hommes pour les hommes. Aujourd’hui une femme elle a deux choix: soit elle s’adapte, soit elle renonce à cette entreprise. Et si on créait une troisième entreprise, qui nous ressemble, avec nos valeurs? Le digital a foncièrement un ADN féminin par excellence, puisqu’on parle de transition, on parle de collaboration, on parle de partage. Aujourd’hui le pouvoir n’appartient plus à celui qui détient l’information, mais c’est celui qui partagera l’information, et cela le plus rapidement possible. Donc pardon, c’était une réponse longue, mais en tout cas je pense que c’est notre moment, pour nous les femmes, d’arriver à 51%. Le monde est en déséquilibre, tant que le monde ne sera pas en équilibre en termes de parité femmes-hommes. Et on a là quelque chose de formidable à jouer pour les générations futures, autour de l’intelligence artificielle,  autour des nouveaux services, autour de cette nouvelle économie qu’on est en train de créer, finalement.

FPL: Femmes de la Tribu Digitale, je m’adresse à vous: sortez de l’ombre, renseignez-vous, explorez ces nouvelles technologies. Surtout, allez vous renseigner auprès de la Journée de la Femme Digitale. Soyez humbles, soyez curieuses.

Delphine, merci beaucoup. Nous sommes maintenant arrivés à la partie des « questions Flash ». Alors ici je vous pose une série de questions en rafale, et vous me répondez en allant à l’essentiel. Est-ce que vous êtes prête?

DRB: Oui!

FPL: Quelle est votre définition du succès?

DRB: Recommencer.

FPL: A quoi ressemble votre journée type?

DRB: Ma journée type, je me lève très tôt, pour mettre en avance devant tout le monde: mes clients, mes concurrents, mes équipes, pour pouvoir ensuite être disponible pour eux plus tard. Yoga, réflexion, temps passé beaucoup sur Twitter, sur les réseaux sociaux pour regarder, imaginer, s’inspirer, et puis bien sûr, d’aller voir les clients, les partenaires et préparer cette sixième édition de la Journée de la Femme Digitale qui tiendra en mars, à Paris.

FPL: Si vous deviez recommander un livre pratique, quel serait-il, et pourquoi?

DRB: Alors un livre pratique, en tous cas aujourd’hui un livre (je ne sais pas s’il est pratique) mais c’est La Servante Ecarlate, et il faut absolument lire ce livre. Je ne vous en dis pas plus.

FPL: Quels outils ou appli, productivité ou autres, utilisez-vous régulièrement?

DRB: Les applis que j’utilise: Frichti pour le déjeuner quand je n’ai pas de déjeuner en dehors du bureau. Twitter, énormément, et FrenchWeb pour lire toutes les actus digitales.

FPL: Et la dernière question, c’est la question « Back in Time », c’est ma préférée. Imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouvez face à votre « vous » de 18 ans vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant que vous direz-vous? D’un point de vue pratique, quels plans ou conseils précis donneriez-vous à votre jeune alter ego pour réussir, et qui n’implique pas d’acheter des billets de Loto, des paris sportifs ou d’investir en Bourse. Ce serait trop facile.

DRB: Je pense que…en fait l’expérience n’éclaire que le chemin parcouru. Donc c’est très difficile de dire à 18 ans ce que je sais maintenant. Si je savais ce que je savais maintenant à 18 ans, bien évidemment, d’abord, j’entreprendrais plus tôt. J’aurais créé mon entreprise plis tôt, ça c’est clair; et l’autre chose, c’est que je pense que je n’aurais pas écouté les autres. J’aurais écouté les autres moins. Je pense que pour être entrepreneur, je pense qu’il faut qu’on ait aussi une partie en nous d’autisme, vraiment de croire en soi, la solution est en nous. De ne pas attendre la validation extérieure.

FPL: Tribu Digitale, vous l’avez entendu: n’attendez pas pour entreprendre. Ecoutez moins les autres, et surtout croyez en vous! Delphine, merci! Nous sommes maintenant arrivés à la fin de l’épisode. Alors merci d’avoir partagé généreusement toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer, et j’espère que l’aventure de Delphine vous inspirera à faire le grand saut. Alors, Delphine, pour le mot de la fin, que diriez-vous à nos auditeurs de la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer en tant qu’entrepreneur, ou qui se sont bloqués? Si vous aviez un seul conseil à leur donner, quel serait-il?

DRB: Alors mon conseil serait: 1- de venir à la Journée de la Femme Digitale en mars prochain à Paris, de regarder si, pour certaines, si elles peuvent venir nous rejoindre au Club, le JFD Club, qui est un club exclusif de femmes digitales qui a ouvert avec lieu de 300 mètres carrés à Trocadéro pour networker. Parce que je crois que rien ne peut se faire sans des rencontres. C’est  dans la vraie vie que les choses se font, même si le digital est un accélérateur, est un outil formidable, il faut vraiment continuer à se rencontrer dans la vraie vie. Dans cet espace de networking de 300 mètres carrés, qui permet aux femmes de venir, de rencontrer, de partager, d’échanger et de faire de belles rencontres et donc le Club, la Journée de la Femme Digitale, ça c’est mes deux conseils pro, et le troisième c’est la citation  de Victor Hugo, qui disait: « Osez, le progrès est à ce prix ».

FPL: Delphine, vraiment merci, ce fut un plaisir et un honneur de vous avoir parmi nous aujourd’hui. Alors avant de nous quitter, dites-nous comment rester en contact avec vous sur les réseaux sociaux, et si vous avez une autre annonce à faire, la Tribu Digitale vous écoute.

DRB: Alors vous pouvez me suivre sur @delphine sur Twitter, @jfdparis et @thebureau l’évènement et l’agence,  et je vous donne rendez-vous en mars prochain pour cette sixième édition sur le thème « For a Better World ». Réfléchissez à votre verbe d’action. Chacun, chacun peut imaginer un verbe d’action, quelle sera son action pour changer le monde. On est tous acteurs de ce changement, il n’y a pas une façon d’entreprendre, il y en a autant que de verbes qui existent. Encore une fois, le mien c’est « inspirer », et je vous invite à vraiment réfléchir au vôtre pour un monde meilleur.

FPL: Tribu Digitale, vous venez d’entendre Delphine Remy-Boutang partager avec vous son expérience et ses conseils. C’est à vous de jouer maintenant. Rejoignez-nous sur révolutiondigitale.fr. Tapez « Delphine » dans la barre de recherche: vous aurez accès à sa page dédiée, avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr, n’oubliez pas de visiter la page de Delphine. Vous trouverez évidemment le lien exact sur notre site internet et n’oubliez pas de la suivre sur ses réseaux sociaux Delphine, merci encore d’avoir partagé avec nous votre aventure. Au revoir, et je vous retrouve en backstage.

DRB: Merci à tous! Au revoir!

LES POINTS À RETENIR

1. ON PEUT ENTREPRENDRE DE MULTIPLES FAÇONS. On peut intraprendre dans une startup, on peut intraprendre dans un grand groupe, il y a plein de façons, finalement d’entreprendre sa vie. On peut aussi entreprendre réinventant l’entreprise de demain, où la parité, la diversité sera au service de la croissance.

2. ENTREPRENDRE, C’EST SPORTIF. Il ne faut jamais lâcher, toujours se réinventer, être curieux, aller vite, très vite, surtout dans le secteur du numérique. Croire en soi, et ne pas attendre de validation extérieure.

3. NETWORKER. Aller à la rencontre de nouvelles personnes, partager, échanger, même si le digital est un accélérateur, c’est un outil formidable, il faut vraiment continuer à se rencontrer dans la vraie vie. Participer à la JFD 2018 est un excellent moyen!

ABONNEZ-VOUS AU PODCAST!

OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des resources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

Frichti

Votre cuisine de tous les jours, faite maison avec amour. Commandez votre Frichti au déjeuner et au dîner. Livraison à Paris en 30 minutes

LIVRES

Liste des livres mentionnés durant l’épisode.

La Servante Écarlate (Margaret Atwood)

… dont vous connaissez certainement le titre original, The Handmaid’s Tale !

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

JFD Club

Espace Networking

FrenchWeb

Le magazine de l’innovation: Business, marketing, tech, design, management.