François Chopard

Fondateur de Starburst

François Chopard a décidé il y a quelques années de bousculer l’univers de l’aérospatial: nous sommes en 2012 et il parie alors sur le potentiel des startups pour innover dans un milieu dominé par des géants industriels et lance Starburst Accelerator. Cet incubateur, rapidement implanté dans plusieurs pays, devient le premier Venture Capitalist dédié aux startups de l’aéronautique et de l’espace.
Connecteur de talents et passionné de hautes technologies, il a su imposer sa marque disruptrice et créative, qui n’est pas sans rappeler le talent visionnaire d’un certain Elon Musk. Ses projets remarquables et sa tenacité lui valent d’occuper aujourd’hui une place incontournable dans le paysage aérospatial mondial, et d’être notamment reçu en 2015 à la Maison Blanche. Un pas de plus vers son rêve de créer des passerelles entre les incubateurs français et américains qu’il anime dans ce secteur.

http://starburst.aero/ – #1 Aerospace Accelerator

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[01:34] Intro – Devenir Superman
[03:52] Projet du Moment – Starburst, pour générer des idées folles
[09:35] L’Appel à l’Aventure – L’envie de créer ses propres produits
[11:40] Les Tribulations – Prendre des décisions
[15:45] La Révélation et le Triomphe – Décollage pour la marché américain
[19:30] Les Questions Flash
[23:25] Le Bouquet Final – Voir le plus grand possible

Transcription complète de l'épisode

Transcription réalisée avec l’aide d’Happy Scribe

François Paul Lambert: Notre invité d’aujourd’hui a décidé il y a quelques années de bousculer l’univers de l’aérospatial: nous sommes en 2012 et il parie alors sur le potentiel des startups pour innover dans un milieu dominé par des géants industriels et lance Starburst Accelerator. Cet incubateur, rapidement implanté dans plusieurs pays, devient le premier Venture Capitalist dédié aux startups de l’aéronautique et de l’espace.  

Connecteur de talents et passionné de hautes technologies, il a su imposer sa marque disruptrice et créative, qui n’est pas sans rappeler le talent visionnaire d’un certain Elon Musk. Ses projets remarquables et sa tenacité lui valent d’occuper aujourd’hui une place incontournable dans le paysage aérospatial mondial, et d’être notamment reçu en 2015 à la Maison Blanche. Un pas de plus vers son rêve de créer des passerelles entre les incubateurs français et américains qu’il anime dans ce secteur.

Tribu Digitale, j’ai l’immense plaisir de vous emmener un peu plus près des étoiles avec notre invité du jour, François Chopard. François bonjour !

François Chopard: Bonjour!

FPL: Merci d’être avec nous aujourd’hui. Est-ce que vous êtes prêt à nous inspirer?

FC: Je vais essayer en tout cas !

FPL: Génial ! François, je viens de donner un petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale. Est-ce que vous voulez y rajouter quelque chose? Et avant de parler de vos projets, pouvez-vous nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle et de votre background?

FC: En deux mots, j’ai fait des études d’ingénieur. J’ai toujours été passionné par l’aéronautique, le spatial, par ce qui vole, par le déplacement et pouvoir aller de plus en plus vite sur n’importe quel point de la terre. J’ai toujours travaillé dans ce domaine depuis de 25 ans et créé avec un esprit entrepreneurial Starburst, il y a six ans. C’était une étape logique.

FPL: J’ai lu quelque part sur Internet qu’enfant vous rêviez d’être Superman car il pouvait voler d’un continent à un autre. Est-ce que vous pensez qu’un jour ce sera possible?

FC: On n’en est pas loin. Surtout avec les projets d’Elon Musk avec ses super fusées où en une heure tu peux être partout dans le monde. On y arrive. C’est ça qui est incroyable c’est que d’ici 10/15 ans on pourra probablement faire Paris-Sydney en une heure ou San Francisco-Tokyo en 45 minutes…

FPL: Peut-être même avec une des startups que vous incubez ou accélérez ça sera possible! Pouvez-nous en dire un peu plus au sujet de votre projet du moment, StarBurst? Est ce que vous pouvez nous expliquer, d’abord de quoi il s’agit? Comment vous générez vos revenus ? Pourquoi vous avez choisi ce business model?

FC: Ce qu’on fait c’est qu’on accompagne des startups qui commencent à émerger qui sont en phase d’amorçage avec une bonne idée, une bonne technologie et une bonne équipe. On les accompagne pendant un an et demi à emmener leur concept à travers le monde. On les aide à convaincre des industriels pour passer à l’étape suivante qui est une étape de levée de fonds plus conséquente autour de 10 millions de dollars afin qu’ils puissent continuer leurs projets, le mener à bien et faire voler ou envoyer dans les étoiles ce qui leur passionne.

FPL: Justement, l’industrie dans laquelle vous êtes impliqué, c’est quand même une industrie qui est traditionnellement assez monolithique et “phagocyté” entre guillemets par des grosses entreprises…Comment est-ce qu’on peut percer dans le spatial lorsqu’on n’est pas un des gros acteurs industriels ?

FC: Ce qu’on a vu c’est que ces 15 dernières années il y a un certain nombre d’entrepreneurs plutôt américains et plutôt fortunés à la base qui ont réussi. Ils ne l’ont pas fait tout seul. Ils l’ont fait à l’aide de venture capitalistes qui ont investi des centaines de millions dans chacun de ces projets. Que ce soit des projets de fusées avec Elon Musk, avec des projets de constellation de satellites avec One web ou Planet.

Ces premiers résultats ont montré que des financiers pouvaient gagner de l’argent à condition de miser sur des concepts en rupture forte, avec des entrepreneurs forts et d’entrepreneurs qui n’étaient pas forcément des experts du domaine, mais des entrepreneurs qui avaient une véritable passion et un amour du secteur. Et donc sur cette base-là, on a vu du coup beaucoup plus d’entrepreneurs se lancer dans l’aventure, se dire que leurs idées folles pouvaient avoir une chance. Et comme tous ces entrepreneurs ne sont pas milliardaires, on est là pour les accompagner, avoir plus de traction et plus de crédibilité auprès des industriels existants ainsi qu’auprès des investisseurs du domaine.

FPL: J’ai envie de vous demander, aussi sur ce point là, quel est le problème que vous rencontrez le plus souvent chez les entrepreneurs ou dans les startups qui cherchent votre soutien? Est-ce que c’est plutôt du capital? Est-ce un problème d’infrastructure? Qu’est ce qui revient le plus?

FC: On se rend compte au final, que c’est l’équipe qui est le plus important. On est souvent face à des ingénieurs avec des bonnes idées, des bonnes technologies mais qui manquent de business model, ou d’une manière de construire du revenu à court terme et qui manquent aussi d’ambition et qui ont peur de voir plus large et plus gros que ce qu’ils avaient au départ. Parce que, lorsque les idées sont suffisamment folles et les personnes « bonnes », on trouve du capital on trouve, on trouve de la ressource et on pousse les projets. C’était le cas récemment d’une start up qui s’appelle « Boom » avec un entrepreneur qui n’était pas un expert du secteur mais qui avait déjà gagné un peu d’argent dans d’autres entreprises différentes et qui s’est lancé dans la construction du nouveau Concorde, d’un nouvel avion supersonique de cinquante places.

FPL: C’est une des idées folles des start up que vous incubez ou est ce qu’il y’a une idée encore plus folle ?

FC: En ce moment, dans l’aéronautique il y a à peu près six ou sept sous domaines qui génèrent des idées folles. On va retrouver ce que je viens de dire, l’avion supersonique. Un certain nombre de startups veulent reconstruire le Concorde ou se déplacer plus vite. On va retrouver l’émergence de l’électrique, comme développer des avions ; pour le moment des petits électriques ou des hybrides pour faire du transport régional à moindre coût, et utiliser toutes les infrastructures d’aéroport sous utilisée aux États-Unis et ailleurs. Il y a une tendance autour du taxi volant électrique, poussé par Uber, mais alimenté par des centaines de startups à travers le monde. On se déplacerait en voiture volante à décollage vertical complètement électrique pour le transport urbain. C’est vraiment quelque chose auquel on croit chez Starburst qui est en train d’émerger avec succès. Ensuite on va retrouver la conquête de l’espace : un certain nombre de startups pensent que d’ici une dizaine d’années, ce n’est pas une station spatiale qui pourrait tourner autour de la Terre mais plutôt une dizaine ou une centaine, c’est pas dix personnes mais entre mille et dix mille. Est-ce que dans 15 ans on vivra sur Mars ? C’est pas sûr. Par contre il y aura beaucoup plus de monde dans l’espace, pas très loin de la Terre pour y faire tout un tas de choses : construire des nouveaux produits qui sont bien plus performants dans un environnement où il n’y a pas de gravité, faire pousser des nouveaux types de plantes, de nouveaux médicaments. On sera beaucoup plus à travailler dans l’espace ça c’est sûr.

FPL: Nous entrons véritablement dans le futur! Tribu Digitale gardons à l’esprit et surtout gardez votre idée folle en tête car nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial de François, son aventure en tant qu’entrepreneur, le voyage qui l’a amené là où il est aujourd’hui. Commençons par cette question que l’on appelle ici l’Appel à l’Aventure : quand est-ce que vous avez su au fond de vous que vous vouliez devenir entrepreneur? Et si vous ne vous êtes pas lancé tout de suite, qu’est ce qui vous a retenu?

FC: Cette envie d’entreprendre et de créer à la fois des produits d’entreprise, ça vient bien depuis l’adolescence. C’est un rêve de gamin de créer les produits qui me plaisaient et de le faire moi-même et pas au sein d’une entreprise. Après ça a pris un peu de temps. J’ai co-créé une première startup lorsque j’avais vingt neuf ans. J’ai fait des études d’ingénieur. J’ai commencé par travailler cinq à six ans dans des grands groupes, apprendre à gérer une entreprise, à la faire croître un peu. Il y a beaucoup de choses à apprendre au final, avant de créer sa boîte. C’était le moment de la bulle Internet. Donc on a levé beaucoup d’argent mais aussi on a perdu assez rapidement et surtout je suis retourné dans un grand groupe. Et puis trois ans après j’ai recréé une entreprise qui s’est bien développée. Mais ce n’est pas exactement ce que je voulais faire, donc je l’ai vendue et suis retourné dans un grand groupe. Et puis il y a six ans je me suis dit que c’était le moment. C’était la bonne. La troisième tentative. Il fallait que ça marche et je n’ai pas trouvé le concept tout de suite, pour être honnête, mais affiné au fur et à mesure. Six ans après le lancement, StarBurst s’adapte encore, évolue, on revoit notre business model quasiment tous les ans. On s’adapte à ce que les grands groupes recherchent, ce que les start up font et donc c’est une évolution perpétuelle.

FPL: Vous êtes lancé maintenant dans un domaine où il y a du monde, c’est un domaine qui n’est pas facile. En conséquence en tant qu’entrepreneur, le chemin de la réussite est semé d’embûches. François, est-ce que vous pouvez nous parler ici peut-être de votre pire moment en tant qu’entrepreneur, dans ce cheminement que vous avez eu? Dans ce podcast, je parle souvent de l’échec chez les entrepreneurs. On rappelle souvent que dans certaines cultures notamment chez les Américains où vous êtes localisé, l’échec est plutôt vu comme un vecteur de la réussite. Est-ce que vous êtes d’accord avec ça? Et racontez-nous quel a été votre pire moment en tant qu’entrepreneur?

FC: Mais je ne suis pas sûr que l’échec soit si valorisé que ça aux Etats-Unis. En fait personne n’aime perdre, personne n’aime se tromper. Ils en parlent probablement d’une manière différente de ce que l’on peut en trouver en France. C’est clair que ce n’est pas une honte, mais c’est jamais une bonne chose d’avoir planté une boîte ou de s’être trompé. On préfère quand même investir dans d’autres entrepreneurs qui ont réussi par le passé. C’est le premier point et ensuite je dirais que presque tous les jours on a des bonnes nouvelles, on a des mauvaises nouvelles et il faut pouvoir prendre une cinquantaine ou une centaine de décisions par jour sans avoir toutes les informations, sans savoir si on est juste ou pas. Et donc pour moi c’est ça qui est le plus dur. Au final tout repose sur nos épaules, on n’est pas sûr de prendre des décisions, on n’est pas sûr d’avoir bien réfléchi à tout. Dans l’aventure entrepreneuriale on peut se planter tous les jours. Je caricature un peu, mais ça peut s’arrêter tous les jours. Si je repars six ans en arrière et si on me demande si dans six ans je veux être implanté partout dans le monde, reconnu comme l’un des premiers accélérateurs industriels et avoir la renommée qu’on eue les premiers succès, c’est clair que je signe tout de suite. Mais une fois qu’on a la tête plongée on en veut toujours plus, en fait on a toujours cinquante mille idées en tête de ce qu’on voudrait améliorer et perfectionner. Il faut prioriser. On ne peut pas tout faire, on a des limites. L’argent est une limite et on a pas un capital infini et il faut donc prioriser en permanence.

FPL: Justement, je voulais vous demander : c’est quoi votre truc pour prendre une bonne décision?

FC: Faire confiance à son intuition finalement, pour une bonne décision idéalement, il faudrait réfléchir longtemps mais on n’a pas le temps…si on réfléchit un peu, on se plante. Donc en général la première intuition qu’on a est souvent la bonne. Et puis ensuite on apprend lorsque l’on prend des mauvaises décisions. L’objectif c’est de prendre une mauvaise décision une fois et face à des situations similaires de pas se replanter. C’est ce qu’on essaye de faire modestement mais ce n’est pas facile.

FPL: Et alors est-ce qu’il y a quand même pas eu un moment particulier où vous avez peut être senti avoir fait un échec ou quelque chose qui était difficile dans votre progression? Est-ce que vous pouvez peut-être nous ramener à ce moment particulier?

FC: Oui, il y a deux ans et demi quand on a commencé à vouloir lever notre fonds d’investissement pour accompagner un peu plus de startups dans leur développement. C’est clair que c’est une longue série de refus. C’est comme une starup quand elle lève des fonds. Il faut probablement avoir quatre vingt dix neuf “non” pour un “oui”. C’est donc une longue traversée qui n’est pas finie dans lequel on essuie énormément énormément d’échecs et jusqu’à ce qu’il y ait une personne, une entreprise, qui commence à dire oui mais en attendant, c’est des “non”!

FPL: J’adore! Tribu Digitale, retenez bien ça, c’est important de pouvoir suivre son intuition. à l’inverse maintenant, est-ce qu’il y a eu un moment dans votre parcours entrepreneurial où vous avez eu, j’appelle ça un moment d’illumination, ou une idée géniale, ou bien une révélation, qui ont fait un peu basculer les choses en votre faveur ou qui ont permis à votre business de prendre une nouvelle direction positive ? Et pouvez-vous nous raconter ce moment? Quelles sont les actions qui ont contribué à ce moment?

FC: C’est un mythe de penser qu’à un moment donné tout bascule et que tout se passe du jour au lendemain. Au contraire tout se construit jour par jour, heure par heure, minute par minute et par le fruit d’ énormément de travail. Ce qui nous a vraiment fait décoller c’est au bout de deux ans et demi d’opération à Paris je me suis dit que si on voulait vraiment exister, il fallait qu’on soit aussi Américain. J’ai eu la chance de rencontrer mon associé américain à l’époque et donc on est parti faire une sorte de road show pour tester le marché Américain, voir si il y avait une appétence pour notre concept. Ça nous a pris deux fois six semaines où on a parcouru plus de vingt villes et rencontré plus de cinq cent personnes, pour se dire : « il y a peut être une chance, il y a peut être une opportunité ». On s’est installé à Los Angeles. On a réussi à convaincre Boeing d’héberger notre premier événement et ensuite encore une fois ce n’est pas fait. Ça ne s’est pas fait simplement mais on a signé quasiment tous les acteurs américains en un an. Et quand on est revenu en Europe disant maintenant on bosse avec les Américains. Là effectivement on a changé d’image auprès de nos interlocuteurs européens. On était devenu global et en été on commençait à devenir un acteur qui compte, se dire qu’on a nos clients, nos collègues les grands groupes européens commençaient à se demander pas commencer à réaliser qu’il se passait quelque chose. Ce n’était plus juste une idée c’était plus juste un amorçage mais il y avait vraiment une tendance de fond qui se produisait et que l’on devenait l’un des acteurs incontournables du domaine.

FPL: Tribu digitale, ne restez pas enfermés et aller à la rencontre de votre marché. Écoutez le, validez-le, en allant sur le terrain. Si vous pouviez résumer la leçon clé que vous avez retiré de cette expérience quelle serait elle. En quelques mots. Que pensez-vous de la Tribu Digitale de retenir comme leçon de votre expérience?

FC: Il faut croire à son idée. C’est un exercice compliqué puisqu’il faut à la fois croire en son idée et être convaincu que l’on a raison, que l’on est sur le bon chemin et à la fois écouter les signaux pour s’adapter, se renouveler et se remettre en question. C’est vraiment un exercice un peu schizophrène où il faut être à la fois un gros bulldozer ou un énorme navire capable de casser les vagues contre vents et marées et à la fois l’agilité d’un petit oiseau pour s’adapter, prendre des courants ascendants et écouter ce qu’on nous dit en permanence.

FPL: J’adore cette réponse ! Tribu Digitale : soyez à la fois un bulldozer et un oiseau. On va la garder pour les notes. Merci beaucoup. Nous sommes maintenant arrivés à la partie des questions flash… je vous pose une série de questions en rafale et vous me répondez en allant à l’essentiel…Quelle est votre définition du succès?

FC: C’est la manière dont les autres vous regardent et vous considèrent.

FPL: À quoi ressemble votre journée type?

FC: Levé tôt, café et news, un peu de sport, un petit déjeuner à sept heures et puis premier appel à sept heures et demi huit heures avec l’Europe et puis ensuite la journée démarre en Californie et en fin de journée c’est plutôt les coups de fil avec l’Asie.

FPL: Est-ce que vous avez peut être une routine que vous pratiquez chaque jour qui vous aide dans vos affaires?

FC: Ouais j’ai essayé de faire une demi heure trois quarts d’heure de sport tous les matins entre 6 heures 7 heures avant de démarrer la journée.

FPL: Super. Si vous devez recommander un livre pratique quel serait il? Pourquoi?

FC: Y a un livre que j’ai bien aimé de Peter Thiel qui s’appelle « Zéro to One » et qui explique que c’est vraiment le décollage le plus dur. Passer de zéro à un est beaucoup plus que de passer de un à deux.

FPL: Quels outils ou applis productivité ou autre, technologique ou pas, utilisez-vous régulièrement?

FC: Ce qui m’a permis de me développer de cette manière c’est vraiment mon iPhone avec toutes les applications de voyages. Je prends l’avion deux cent fois par an. J’ai utilisé Uber quatre cent fois l’année dernière. Sans ces outils de productivité, je pense qu’on n’aurait pas pu se développer aussi vite.

FPL: Alors évidemment vous êtes dans le spatial, vous êtes dans l’exploration et les idées folles. Mais qu’est-ce qui vous inspire ou vous passionne en ce moment? Quels sont les domaines qui vous paraissent prometteurs?

FC: Encore une fois c’est le déplacement plus rapide…comment on peut gagner du temps pour aller d’un point à un autre point, aller au travail, pour partir en vacances et pour le faire à moindre coût et avec le temps le plus rapide parce qu’on a autre chose à faire que d’être assis dans une voiture à perdre son temps.

FPL: Et peut-être que StarBurst sera à l’origine de la première machine à voyager dans le temps car nous arrivons à la question « Back in Time » qui est ma préférée…imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouvez face à votre vous de dix huit ans. Vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant que vous diriez vous? D’un point de vue pratique, que feriez vous différemment? Quel plan ou conseils précis vous donneriez vous pour réussir plus efficacement et qui n’implique pas d’acheter des billets de loto des paris sportifs ou d’investir en Bourse?

FC: Je pense que j’aurais essayé d’être entrepreneur plus tôt au final. Car on apprend tellement de choses à créer sa propre entreprise et quelles qu’elles soient au final. J’ai essayé de combiner ma passion profonde avec l’entrepreneuriat, sauf que l’aéronautique c’est compliqué, ça prend du temps. J’aurais peut être aimé créer une startup plus simple dans le domaine des services de logiciels quand j’étais plus jeune.

FPL: Tribu digitale vous l’entendez souvent ici : N’attendez pas! N’attendez pas! François…merci beaucoup on est déjà à la fin de l’épisode. Merci d’avoir partagé généreusement toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il y en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer et j’espère que l’aventure de François vous inspirera à faire le grand saut. François, pour le mot de la fin, que diriez-vous à nos auditeurs de la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer en tant qu’entrepreneur ou qui se sentent bloqués? Si vous aviez un seul conseil à leur donner quel serait-il?

FC: On ne peut pas se lancer tout seul c’est le premier point : trouvez une une bonne équipe de deux, trois associés complémentaires et ensuite voir large, ne pas se contenter de vouloir développer une application pour sa ville ou son pays. Mais il faut garder de grosses ambitions et voir le plus grand possible.

FPL: Tribu Digitale ne restez pas seul et voyez grand. Il y a le cosmos autour de cette belle planète et il ne demande qu’à être explorés! François, vraiment encore merci d’avoir passé un peu de temps avec nous. Ce fut vraiment un plaisir et un honneur. Avant de nous quitter est ce que vous pouvez nous dire comment on peut rester en contact avec vous sur les réseaux sociaux ou ailleurs? et si vous avez une annonce à faire la Tribu Digitale vous écoute!

FC: J’utilise beaucoup LinkedIn un peu moins Twitter. Et c’est là où je poste un peu nos évolutions, le progrès et la manière dont Starburst évolue et accompagne ces start up.

FPL: Est-ce qu’il y a un site internet aussi sur lequel on peut vous trouver?

FC: Bien sûr, et c’est très simple : starburst.aero

FPL: Tribu Digitale, vous venez d’entendre François Chopard partager avec vous son expérience et ses conseils c’est à vous de jouer et maintenant. Rejoignez-nous sur www.revolutiondigitale.fr et tapez « François » dans la barre de recherche, et vous aurez accès à sa page dédiée à toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr n’oubliez pas de visiter la page de François sur starburst.aero et de le suivre sur ses réseaux sociaux LinkedIn, un peu moins Twitter. François, merci encore d’avoir partagé votre aventure avec la Tribu Digitale. Au revoir ! Et je vous retrouve en backstage !

FC: Au revoir !

LES POINTS À RETENIR

1. TROUVEZ UNE BONNE ÉQUIPE. Se lancer tout seul est plus difficile, avoir ne serait-ce que deux ou trois associés ayant des compétences complémentaires pour commencer peut vous propulser. Une idée folle et les bonnes personnes: vous avez les ingrédients parfaits pour y aller!

2. N’AYEZ PAS PEUR DE VOIR GRAND. Même si vous commencez petit, ayez de l’ambition, voyez plus large, plus grand. Ne vous contentez pas, par exemple, de vouloir développer une application ou un produit simplement à l’échelle d’une ville ou d’un pays. Voyez le plus grand possible!

3. CROYEZ EN VOTRE IDÉE ET SUIVEZ VOTRE INTUITION. Soyez convaincu que vous êtes sur le bon chemin, mais n’oubliez pas d’écouter les signaux pour sans cesse vous adapter, vous renouveler, vous remettre en question.

4. SOYEZ À LA FOIS UN BULLDOZER ET UN PETIT OISEAU: Fonceur, capable de passer les tempêtes, et agile, toujours prêt à écouter. Vous serez souvent amené à prendre des décisions importantes sans avoir le temps de réfléchir, de tout analyser. La première intuition est souvent la bonne. Et si votre décision était la mauvaise, tirez parti de votre expérience pour ne pas reproduire la même erreur!

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des ressources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

LIVRES

Liste des livres mentionnés durant l’épisode.

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

Photo (couverture): © Stékyndt-Marcelimages.com

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