Olivier Lambert

Fondateur de LaTranchee.com

Olivier Lambert est, comme il le dit lui-même, “un entrepreneur qui aime le scotch, carbure au café et rêve de changer le monde” 🙂 Ce blogueur, stratège Web, expert en marketing numérique et féru d’autoformation, a commencé très jeune à programmer… et à entreprendre: à 10 ans il se frotte déjà à la compétition en montant un marché noir à l’école, puis lance à 16 ans une affaire florissante sur eBay… Son entrée à l’Université marque son grand retour à l’entrepreneuriat, qu’il n’a plus quitté ensuite: ce jeune prodige de 26 ans s’est déjà imposé comme LA référence québécoise en publicité sur les réseaux sociaux et nous inspire avec La Tranchée.com, une communauté en ligne pas comme les autres dédiée aux entrepreneurs et marketeurs qui veulent maîtriser les nouvelles technologies.

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[00:01:32] Intro
[00:07:18] Projet du Moment – LaTranchee.com, LA communauté en ligne offrant formations, coaching et networking
[00:11:40] L’Appel à l’Aventure – De l’emploi en marketing au vol de ses propres ailes
[00:13:22] Les Tribulations – Un laptop perdu sur eBay!
[00:17:15] La Révélation – La force du “pré-lancement”!
[00:19:10] Le Triomphe – L’importance d’un modèle d’affaire “LEAN”
[00:20:48] Les Questions Flash
[00:20:57] Le Bouquet FinalLaTranchee.com + le pixel Facebook et l’importance de la régularité!

Transcription complète de l'épisode

François Paul Lambert: Notre invité d’aujourd’hui est, comme il le dit lui-même, “un entrepreneur qui aime le scotch, carbure au café et rêve de changer le monde” 🙂 Ce blogueur, stratège Web, expert en marketing numérique et féru d’autoformation, a commencé très jeune à programmer… et à entreprendre: à 10 ans il se frotte déjà à la compétition en montant un marché noir à l’école, puis lance à 16 ans une affaire florissante sur eBay… Son entrée à l’Université marque son grand retour à l’entrepreneuriat, qu’il n’a plus quitté ensuite: ce jeune prodige canadien s’est déjà imposé comme LA référence québécoise en publicité sur les réseaux sociaux et nous inspire avec La Tranchée.com, une communauté en ligne pas comme les autres, dédiée aux entrepreneurs et marketeurs qui veulent maîtriser les nouvelles technologies.

Tribu digitale, j’ai le grand plaisir d’accueillir un entrepreneur québécois remarquable, qui aime passer ses hivers au chaud, et qui porte un nom magnifique: Olivier Lambert!

Olivier, bonjour!

Olivier Lambert: Merci à toi pour cette belle présentation, bonjour à toi!

FPL: Êtes-vous prêt à nous inspirer?

OL: Je suis prêt de façon incroyable, j’ai mon scotch à la main, ça va barder.

FPL: Alors Olivier, je viens de donner un petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale, voulez-vous y rajouter quelque chose, et est-ce que vous pouvez nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle?

OL: Oui en fait, moi je suis présentement, pour ceux qui ne me connaissent pas, moi je viens de Québec qui est au Canada. Donc c’est pour ça que j’ai un drôle d’accent, pour ceux qui ne sont pas nécessairement habitués à discuter avec des Québécois. Et même au Québec, en fait, je viens d’une petite ville qui s’appelle Shawinigan. C’est une région au Québec et même les gens des grandes villes comme Québec et Montréal, ils trouvent que j’ai un accent assez particulier. Donc ne laissez pas ça vous [déterrer], j’ai quand même des choses assez intéressantes à dire, un parcours qui est très particulier. Donc comme j’ai mentionné, moi je viens d’une petite ville, d’un milieu assez assez modeste. Et puis je suis rentré dans l’entrepreneuriat très, très  jeune, que ce soit par choix, mais également par nécessité. Lorsqu’on était au secondaire, fallait tout le temps qu’on soit capable de ramasser de l’argent pour être capable de payer pour nos sorties scolaires et par exemple, moi ce que je faisais, c’est que je m’en allais directement devant les Walmart, les Costco, les Canadian Tire. Et puis, de façon complètement clandestine, sans demander la permission, je demandais aux gens, j’accostais les gens en leur disant « hé, venez m’acheter des chocolats, venez m’acheter des trucs », d’une façon très très agressive, ou très offensive et directe avec les gens. Donc c’était vraiment pas long avant que les gérants  de l’endroit venaient me dire de dégager. Mais je restais quand même, fallait qu’ils viennent me voir trois, quatre fois, sur quoi je changeais tout simplement de magasin. Donc j’ai quand même été un peu forcé, pour être capable de fitter dans le moule avec les autres enfants qui avaient la chance d’avoir des parents qui étaient peut-être un peu plus fortunés, à trouver des façons un peu plus originales, d’être capable de générer des revenus malgré le fait que j’étais tout jeune. Et maintenant, les choses ont changé. J’ai 26 ans, j’ai travaillé pour une grosse compagnie de voyages au Québec, qui s’appelle Voyages à Rabais, on parle de 100 millions de chiffre d’affaires par année. J’ai investi des gros gros budgets, un peu Facebook, un peu [xxx]. Et j’ai quitté ça pour lancer mon entreprise de formation, qui depuis est devenue La Tranchée. J’ai rassemblé l’ensemble de mon audience sur cette belle communauté, où j’aide les gens à travers le forum des discussion, des cours exclusifs. Tous les mois je fais des webinars, où je réponds directement aux questions des gens, d’ailleurs j’en ai un demain.  Et puis j’ai également un podcast aussi, où j’interview d’autres Québécois qui, comme moi ont des choses assez intéressantes à dire.

FPL: Olivier, moi je dois te dire, j’adore ton accent, franchement. En tant que Belge, les accents, ça nous connaît aussi. Et alors, tu disais que tu as grandi au Québec, et j’avais envie de savoir: comment est-ce qu’elle est, la scène entrepreneuriale au Québec?

OL: C’est particulier. Peut-être lorsque tu es à Montréal et à Québec il y en a beaucoup plus. Moi je suis en Région, donc l’entrepreneuriat, ce n’était pas nécessairement quelque chose qui était valorisant. On n’avait pas beaucoup d’éducation à ce niveau-là. Mon éducation au niveau de l’entrepreneuriat s’est vraiment faite en ligne, sur les forums de discussion, sur les blogs, sur les podcats, sur les chaînes YouTube. Et puis c’est en lisant les livres, vraiment que j’étais apte à m’éduquer sur l’entrepreneuriat. Au Québec, on a une culture d’entrepreneuriat de façon générale qui est assez forte lorsqu’on s’en va dans les grands centres. On a des compagnies qui nous rendent fiers, en tant que québécois, ont beaucoup de gros entrepreneurs aussi, qui sont un peu considérés comme des rocks stars. On a notre espèce de petit écosystème à nous qui…on s’intéresse pas nécessairement au reste du Canada. On s’intéresse pas nécessairement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Au Québec c’est comme je dis un écosystème très particulier, et peu fermé donc. Pour faire des affaires au Québec, je dirais que c’est un avantage d’avoir un accent, et qu’on est aussi un peu protectionniste dans nos business. Je peux donner un exemple: il y a un mec qui s’appelle François Charron, qui est en train de refaire un Amazon  juste pour le Québec, il refait un Shopify juste pour le Québec, et ça, ça a beaucoup de portée de dans les médias. Et on a tout le temps l’espèce d’idée de vouloir prendre les concepts américains, et les ghettoïser au Québec. Moi j’aime pas nécessairement cette approche-là. C’est pas une méthode que j’apprécie particulièrement, mais je trouve qu’on est un peu comme ça au Québec, au niveau des affaires. Assez protectionnistes, et assez, très très fier de notre petit micro-système.

FPL: J’adore entendre ça. Alors toi, tu as toi-même tes propres projets, tu as parlé de La Tranchée, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ce projet? Comment vous générez vos revenus, et pourquoi avez-vous choisi ce business model?

OL: Ok, La Tranchée c’est un abonnement mensuel, c’est 24 dollars 99 par mois, en date d’aujourd’hui. Et je vends également les formations. J’ai trois formations qui se détaillent à 495 dollars et plus. C’est un espèce de mix d’abonnement et de vente de formation poussées. Donc les  gens qui viennent sur La Tranchée, ils peuvent s’abonner, ça coûte pas cher. Et ce qu’ils font, c’est que l’abonnement se transforme à un crédit, c’est à dire que, si tu t’inscris sur La Tranchée, à chaque mois je vais te donner 25 dollars de rabais sur les formations qui sont beaucoup plus en détails, beaucoup plus poussées. J’en ai trois présentement: j’en ai une sur la publicité Facebook, l’autre sur le marketing par courriel, et la dernière sur Comment démarrer son Blog. Donc c’est vraiment comme ça que je fais ma monétisation en fait. La Tranchée  c’est un hub sur lequel je partage tous les autres projets que je suis en train de faire. Comme là j’ai lancé un blog sur la productivité qui s’appelle « Double Ta Valeur », qui me sert d’étude de cas en fait, pour montrer aux gens c’est quoi la progression normale d’un blog, c’est quoi la monétisation qu’on peut s’attendre lorsqu’on veut faire un blog, un livre, un produit d’information. Et là je viens de lancer un nouveau projet qui s’appelle The Amazing Blanket. C’est une couverte lourde, une couverture lestée qui pèse entre 15 et 25 livres, pour adultes. Et lorsqu’on a la couverte sur soi, c’est un sentiment réconfortant, parce que c’est comme si on avait un câlin. Et puis c’est une solution naturelle pour le stress, l’anxiété etc. Donc ,en faisant  ce projet-là, je détaille, je décortique l’ensemble des étapes sur La Tranchée, sur ma communauté. Comme ça, je suis un espèce de scientifique fou qui essaie plein de trucs, et puis qui explique qu’est ce qui s’est passé, à ma communauté, aux gens qui me suivent. Donc ça c’est vraiment intéressant. Pour la couverture, c’est quoi les plates formes qu’on utilise, les douanes, les transports, négocier avec les manufactures, comme trouver son supplier, ensuite comment faire son marketing, comment vendre, la publicité etc. Il y a vraiment beaucoup de stocks qui vient faire un rôle.  Donc tout ça est intéressant.

FPL: Alors je suis obligé de vous demander: pourquoi elle La Tranchée? Pourquoi ce nom?

OL: Très bonne question! Je prends pas le temps de l’expliquer, parce que  pour moi ça devient tellement naturel, ça fait plus d’un an que je parle de La Tranchée à tout le monde. L’histoire est un peu perdue. En fait j’étais dans la douche, comme toutes les bonnes idées que j’ai, j’allais dans la douche. Je ne sais pas ce qui se passe, peut-être qu’il y a un vortex d’oxygène qui vient nous donner plus de jus dans notre cortex cérébral. Mais en fait La Tranchée c’est une métaphore, si on veut, avec l’époque de la Première Guerre mondiale, où tous les soldats étaient ensemble dans les tranchées, c’est-à-dire qu’il y a les tranchées qu’il fallait qui, stratégiquement, ils avancent vers les positions ennemies, pour être capable de prendre du terrain. Et puis, l’espèce de…ce que je veux représenter, c’est le sentiment d’entraide et de collaboration de tous ces soldats qui devaient cohabiter dans cette tranchée là. Parce qu’ils habitaient là, ils mangeaient là, ils allaient aux toilettes là, c’était leur vie. Et quand tu es  un entrepreneur, on fait tout le temps, on fait souvent des allusions entre l’entrepreneuriat et le monde militaire. Et je ne veux vraiment pas manquer de respect à n’importe quel soldat qui a été au combat, qui a subi des traumatismes graves ou peu importe. Je ne veux pas non plus minimiser les choses que nos héros de guerre on fait durant la Première Guerre mondiale, mais je pense que la métaphore est une bonne métaphore entre l’entrepreneuriat et l’armée. Et de dire que quelqu’un qui est en train de travailler, de bâtir une entreprise, de bâtir un business, t’as la boue jusqu’aux genoux, t’es dans la boue en train de travailler, tu te donnes complètement, et tu te bats pour ta vie, dans un certain sens, parce que ton entreprise, c’est ta vie. Et c’est un endroit pour te retrouver avec d’autres personnes qui sont exactement dans la même situation que toi, et avec qui tu es capable de t’entreaider pour aller vers un but commun qui est la victoire.

FPL: Tribu Digitale, vous l’avez entendu: on commence dans la boue, dans les tranchées. J’adore, j’adore cette réponse, Olivier. J’ai même envie de dire: Tribu Digitale, prenez des douches après avoir été dans la boue. En tout cas pour l’inspiration. Gardons ça à l’esprit. Nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial d’Olivier, son aventure en tant qu’entrepreneur, le voyage qu’il a amené là où il est aujourd’hui. Alors Olivier, commençons par cette question. Nous l’appelons l’Appel à l’Aventure. Alors bon vous nous avez déjà un petit peu donné un aperçu de vos activités de mafia à l’école quand vous étiez petit. Mais quand avez vous su vraiment, au fond de vous, que vous vouliez devenir entrepreneur? Et si vous ne vous êtes pas lancé, tout de suite, qu’est ce qui vous a retenu?

OL: C’est une bonne question. En fait pour moi l’entrepreneuriat, ça n’a jamais été mon objectif ultime. Je ne me suis jamais levé un jour en me disant  » moi je veux être un entrepreneur ». Ce n’est pas dans mon identité, ce n’est pas dans mes rêves, ce n’est pas dans mes objectifs. Moi la raison pour laquelle j’ai lancé un blog en 2012, qui parlait de marketing, c’était pour être capable de me trouver un bon emploi en marketing, c’était pour être capable d’aller voir n’importe quelle agence, et de leur montrer un historique d’un gars qui travaille fort, qui travaille bien et qui démontre du bon vouloir pour être capable de rapidement monter dans les échelons du monde corporatiste. C’était ça mon objectif de base. En fait ce qui a fait en sorte que j’ai décidé de lancer mon entreprise, c’est beaucoup plus par dépit, c’est arrivé  malgré moi, en fait, à force qu’on me demande un produit. J’avais une liste de courriels, les gens m’écrivaient sur Facebook, par courriel, ils m’écrivaient sur Twitter. Et moi j’ai simplement répondu à sa demande qui est née. Et c’est vrai que l’entrepreneuriat c’est quelque chose qui me fait pas si mal, c’est quand même le fun, ça a ses défis qui sont différents, mais c’est une expérience assez fun.

FPL: Alors Olivier, vous avez parlé de La Tranchée, un peu le point de départ de tout entrepreneur. Et c’est vrai que c’est un parcours qui n’est pas le plus facile non plus. Vous êtes sûrement passé par des moments difficiles. Parlez-nous un peu de votre pire moment en tant qu’entrepreneur. On parle souvent de l’échec chez les entrepreneurs, je le dis souvent dans ce podcast, dans certaines cultures, surtout chez les Américains, l’échec est vu plutôt comme un moteur de réussite. Est-ce que vous êtes d’accord avec ça? Et racontez-nous quel a été votre pire moment en tant qu’entrepreneur.

OL: L’échec en soi ne va pas mener à la réussite. C’est faux de penser que plus tu as d’échecs, plus tu as de chances ce réussir. En fait, l’échec c’est un point de départ. C’est qu’est-ce tu fais suite à l’échec, c’est la façon que tu apprends de tes erreurs, qui va faire en sorte que tu sois capable de t’améliorer et d’ultimement, triompher. Donc ça c’est quelque chose qui est excessivement important, cette nuance; c’est une nuance, donc je ne dis pas que c’est faux complètement de dire qu’il faut échouer en affaires, et qu’on est capable de renaître de ses cendres. Seulement, il faut mettre la nuance que c’est pas l’échec en tant que tel qui va mener à des meilleurs résultats, c’est le processus d’apprentissage qui vient suite à l’échec. Alors ça, je pense que c’est un point important. Et ensuite de ça, je n’ai pas eu de gros échecs en entrepreneuriat. J’en ai eu un, en fait: ma première campagnie. J’avais 16 ans, j’avais commencé à vouloir vendre des bidules sur eBay. Je travaillais comme technicien informatique. J’ai été voir mon patron, j’ai dit « Ecoute, il faut que tu vendes sur Internet, ça n’a pas de bon sens, tu passes à côté du bateau ». Et by the way, en date d’aujourd’hui, il a fait faillite, donc j’avais probablement raison, ceci étant dit. Il m’a dit: « Non, on n’a pas de ressources pour ça. Mais si tu veux, je peux te donner accès à mon inventaire au cost, au coûtant, et puis tu vas pouvoir le vendre sur Internet ». J’ai dit « Alright, cool! », et je me suis mis à lister tous ses produits sur eBay, et principalement la mémoire vive, la RAM. On s’est mis à en vendre quand même assez beaucoup et la même année j’ai vendu un laptop, un ordinateur qui coûtait… Je pense que c’était 1500 dollars, on l’avait vendu quelque chose comme 3000, avec une très très bonne marge de profit. Mais c’était un russe qui nous l’avait commandé. Et puis il a dû faire une magouille avec Paypal, en changeant son adresse PayPal. Et nous disant de nous l’envoyer via son adresse Gmail, son Inbox de eBay, de nous l’envoyez à  une autre adresse, que son adresse Paypal. Moi je me suis dit: la personne nous a contacté via la plateforme de eBay, avec son adresse PayPal, donc il ne devrait pas avoir de problème. Mais ça c’était magouille dans le temps pour être capable de dire que t’as payé pour un objet, et que tu ne l’as jamais reçu. Et là quand tu donnes à Paypal ton tracking number, il voit que tu as bien envoyé l’item, mais pas à la bonne adresse, donc ça fait en sorte que t’es obligé de rembourser la personne, qui vient de se faire un nouvel ordinateur flambant neuf, complètement gratuitement. C’est quand même vraiment platte. J’avais pas les 1500 dollars nécessaires pour défrayer l’item, donc j’ai dû arrêter. Ils ont bloqué mon compte PayPal, mon compte eBay. ça ça été quand même mon premier échec, et j’ai retiré une panoplie de leçons de cet échec. Entre autres, de ne pas nécessairement faire confiance aux Russes, mais également que ce qui est trop beau pour être vrai, est probablement trop beau pour être vrai. Je veux dire, l’ordinateur portable en question, il y avait une marge beaucoup trop élevée dessus. ça aurait dû me lever un drapeau. Moi j’étais juste trop content de me faire 1500 dollars en une seule journée pour me poser ces questions là.

 

FPL: C’est une belle leçon quand même. Tribu Digitale, on le répète souvent: vous allez faire des erreurs, ce qui est important c’est le processus derrière. C’est comment allez-vous approcher cette erreur pour retenir et récupérer la leçon qui est derrière cette erreur. Et Olivier, pour parler un peu du positif aussi, dans vos affaires, dans votre business ou dans vos autres projets, est-ce qu’il y a eu aussi un moment où vous avez eu un moment d’illumination, peut-être un moment où vous étiez là, sous la douche, une autre inspiration comme La Tranchée, que vous pouvez nous expliquer, nous décrire et quelles sont les actions que vous avez mis en œuvre suite à ce moment d’illumination?

OL: Je pense que le point charnière de mon entreprise, de mon développement en tant que web entrepreneur, c’est le moment où je me suis dit: je vais vendre une formation en ligne sur la publicité Facebook, et je vais faire un pré-lancement. Je vais demander à des gens qui me suivent sur mon blog, je vais demander à mille personnes: est-ce que vous êtes game de me donner 500 dollars pour acheter ce produit-là? et ça c’était un gros un gros step, un saut vers l’inconnu, parce que je n’avais aucune idée, je n’avais jamais essayé de vendre quoi que ce soit. Mon pitch de vente n’était vraiment pas très bon, vraiment pas très au point et j’étais très insécure dans ma façon de faire mes courriers de vente et j’étais capable de pré-vendre pour 6000 dollars de formation. Et la journée que j’ai été me connecter à mon compte et que j’ai vu: « Oh my God, il y a des gens qui m’ont fait confiance », et j’en ai pour 6000 dollars,  j’ai eu un vote de marché, j’ai une validation du marché pour ce montant qui était symbolique pour moi. C’est ce qui m’a dit: Ok je pense que tu tiens peut-être quelque chose. Et c’est la première fois que tu fais un montant sur Internet, et que tu te fais payer pour quelque chose, c’est vraiment là que tu prends goût à ce type de modèle d’affaires. Et le type de modèle d’affaires, c’est d’être un professeur, c’est d’aider les gens, et je trouve que c’est vraiment, je ne sais pas, c’est un lien de confiance que tu as avec ton audience, je trouve que c’est touchant. Au risque d’être kétaine, je dois dire, je trouve que c’est touchant.

FPL: Alors, Olivier si vous pouviez résumer la ou les leçon clé que vous avez retirées de votre expérience d’entrepreneur jusqu’à aujourd’hui, quelle serait-elle? Je veux dire, en quelques mots, que pensez-vous que la Tribu Digitale doive retenir comme leçon de votre expérience?

OL: Directement de mon expérience, je pense que c’est excessivement important d’avoir un modèle d’affaires  qui est très très Lean et de valider ses idées et ses hypothèses au fur et à mesure. C’est toujours comme ça que j’ai fonctionné. J’ai validé chacune de mes formations, j’ai validé La Tranchée, j’ai validé chacun des investissements de temps ou d’argent que j’ai fait en affaires,  comme ça lorsque j’ai une idée qui ne fonctionne pas, j’investis rien dessus, je la discarde automatiquement, et ça n’a pas été un échec, à cause que j’ai juste perdu, quoi? J’ai perdu quelque 200 ou 300 dollars pour faire mon test, on a perdu du temps, et c’est tout. J’ai pas investi des milliers de dollars, j’ai pas investi des mois à développer une solution que personne ne voulait. Donc c’est excessivement important de suivre la méthode Lean en développement, et de faire des MVP, des Produits Minimum Viables, et de tester ses hypothèses dans le marché. Je pense que ça c’est LA chose la plus importante que tous les entrepreneurs doivent savoir et appliquer.

FPL: Tribu Digitale,  soyez lean, validez vos idées et testez-les sur votre marché potentiel et, à ce titre Olivier, je pense qu’il y a même un livre là-dessus de, si je me souviens bien ça s’appelle The Lean Startup, de Eric Ries. J’imagine que vous le connaissez bien ce livre.

OL: Exactement, bien sûr, bien sûr.

FPL: Mais en tout cas, je pense qu’il a toutes les informations pour en tout cas, apprendre les bases de cette méthodologie. Ok! Olivier, nous sommes maintenant arrivés à la partie des questions flash. Ici je vous pose une série de questions en rafale, et vous me répondez en allant à l’essentiel. Est-ce que vous êtes prêt?

OL: Je suis prêt.

FPL: Quelle est votre définition du succès?

OL: Succès. Le succès, c’est la liberté. Le succès, c’est avoir des options, c’est être capable de décider de s’auto-déterminer, et de décider qu’est-ce que tu fais, avec qui tu le fais, quand tu le fais, où est-ce que tu fais. Je pense ça, que c’est la définition même d’avoir réussi.

FPL: A quoi ressemble votre journée-type?

OL: Elle est vraiment ennuyeuse: je me lève, je vais dans la douche, je travaille, je mange, je travaille et je joue à l’ordinateur à Player Unknown Battleground  Vous irez me regarder streamer sur Twitch.

FPL: Excellent! plutôt lève tôt ou plutôt couche tard?

OL: Je me lève vers 10h, entre 9h et 11 h du matin.

FPL: ça doit être commun chez tous les Lambert, ça. Si vous deviez recommander un livre pratique quel serait-il? Et pourquoi?

OL: Donc définitivement The Lean Startup,  déjà mentionné. Il y en a une tonne, de livres, mais c’est parce que les livres c’est…L’impact que va avoir un livre dans la vie dépend vraiment du contexte dans lequel tu lis. Donc il se peut que je réfère un livre qui pour moi a été incroyable, et que quelqu’un d’autre qui ailleurs, dans sa vie, va le lire et va faire « C’est pas si bon que ça ». Mais honnêtement, il y en a vraiment plein. Stumbling On Happiness, de Daniel Gilbert, qui est vraiment bon, Thinking Fast and Slow, de Daniel Kahneman, vraiment incroyable, beaucoup de livres sur la psychologie, parce que moi, j’ai comme croyance fondamentale que la chose qui te bloque, dans la vie, le plus souvent, c’est pas le contexte, c’est pas les restrictions externes, c’est toi-même, c’est toi qui es ton propre bottleneck à ton propre succès, à ton propre bonheur. Donc je pense que c’est  important d’adresser, de regarder en dedans pour les solutions, avant de regarder à l’extérieur,  et ce genre de livres-là, qui vont traiter de la psychologie, sont excessivement pertinents, spécialement pour les entrepreneurs.

FPL: Très bonnes recommandations et nous mettrons toutes les références sur le site internet bien entendu. Question suivante: quels outils ou applis, productivité ou autre, utilisez-vous régulièrement?

OL: Oh, c’est une bonne question. L’outil que j’aime le plus c’est mon Surface Book de Microsoft. Honnêtement, je suis un fan de ce laptop-là, c’est vraiment incroyable. J’en ai une tonne d’outils, que j’utilise, bien sûr, pour être plus productif. On utilise Todoist pour nos tâches au bureau. J’utilise Rescue Time, c’est un logiciel que tu installes sur ton ordinateur, et qui fait le décompte de tout qu’est-ce que tu fais. Donc les sites web que tu visites, les applications que tu lances, etc.. et à la fin ça te donne un bilan à quoi tu as travaillé 30 heures cette semaine, tu as joué 20 heures…et c’est exactement où est-ce que tu as passé ton temps, comme ça tu es capable d’optimiser tes habitudes de travail pour être plus productif. C’est vraiment très intéressant. PhraseExpander,  qui aussi un logiciel sur Windows pour être capable d’avoir des raccourcis clavier pour basiquement, ne plus jamais avoir à écrire de courriels redondants. ça aussi c’est très très cool. Il y en a plein, je pourrais continuer mais on va s’en tenir à ces trois là.

FPL: Super, j’utilise moi-même Rescue Time, et j’avoue que je suis souvent déprimé lorsque je vois le temps que j’ai passé sur ma boîte email. Et ça me rappelle que je dois trouver un nouveau système pour ça. Alors qu’est-ce qui vous inspire ou vous passionne en ce moment? Quels sont les domaines qui vous paraissent prometteurs?

OL: Les domaines qui me paraissent les plus prometteurs? Il y a plusieurs domaines qui sont comme en expansion. Présentement, on parle beaucoup de la technologie Blockchain, avec les Ethereum, avec les Bitcoins. Donc ça c’est définitivement quelque chose qui m’intéresse, quelque chose sur quoi je serais excessivement sceptique, aussi. Il ne faut pas oublier la leçon que j’ai appris avec les Russes: quand c’est trop beau pour être vrai, ça l’est probablement. Donc il y beaucoup de scams, beaucoup d’arnaques dans ce domaine-là présentement. C’est à surveiller. Peut-être mettre 10 dollars par semaine en Bitcoins. On sait pas, peut-être que ça va être votre meilleur investissement dans votre vie ou votre pire, on ne sait pas. Et ce que je trouve que c’est intéressant, d’autres domaines qui m’intéressent beaucoup en tant que entrepreneur présentement, c’est que j’ai deux employés maintenant, donc toute la dynamique de travail d’équipe, je commence à lire beaucoup sur ce sujet. Comment être capable de gérer les tâches, pour faire en sorte que les gens restent motivés, qu’ils restent. Comment ils veulent travailler, qui aiment leur travail, qui se sentent bien. Donc ça aussi c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup à ce moment, et également je suis en train d’étudier beaucoup la science de l’apprentissage. Comment faire en sorte que les gens apprennent plus rapidement plus facilement, à cause que je veux intégrer ça, bien sûr, à mes cours en ligne;

FPL: Super. Et la dernière c’est la question Back In Time, c’est ma préférée. Imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouvez face à votre « vous » de 18 ans. Vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant, que vous diriez-vous? D’un point de vue pratique, quels plans ou conseils pratiques donneriez-vous à votre jeune alter ego pour réussir, et qui n’implique pas d’acheter des billets de Loto, des paris sportifs ou d’investir en Bourse. Ce serait trop facile.

OL: Si j’ai une machine dans le temps, je pourrais dire à la version de moi-même de 18 ans qu’il n’y a pas besoin de s’inquiéter de quoi que ce soit parce que de toute façon, dès que j’ai 30 ans, je vais avoir une machine à voyager dans le temps, donc je vais avoir pas mal de solutions à tous mes problèmes. Ceci étant dit, si je dois absolument donner un conseil, je pense que c’est honnêtement, c’est d’avoir plus confiance en moi. ça paraît assez drôle, parce que  les gens qui sont dans mon entourage, ils vont dire: « OK Oli, tu ne manques pas de confiance en toi, arrête de dire ça », mais en fait, oui, il faut que tu penses plus gros, il faut que tu penses…le contexte dans lequel tu es, les points de référence que tu as  présentement, ne sont pas absolus, ils sont  relatifs. Et comme j’ai mentionné, moi je venais de Shawinigan. Je n’ai aucun point de référence de personnes qui ont eu beaucoup de succès. Les seuls que j’avais, c’était justement les mentors que j’avais à travers les podcasts, à travers les livres, à travers les blogs et moi j’avais encore la mentalité d’un petit garçon de région qui voulait pas grand chose dans la vie. Et progressivement j’ai dû arracher ce conditionnement social, comme les pelures d’oignons, en fait, qu’on épluche une à une, qui prennent beaucoup de temps et qui font pleurer. Ce serait vraiment de ne pas avoir froid aux yeux, et d’oser plus que ce que j’ai osé. Et d’être mollo sur l’alcool, aussi.

FPL: Tribu Digitale, osez, ayez confiance en vous, développez cette confiance. Voyez grand. Ne buvez pas trop, comme Olivier vous le recommande. Olivier, merci! Nous sommes maintenant arrivés à la fin de l’épisode. Merci vraiment beaucoup d’avoir généreusement partagé toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il y en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer, et j’espère que l’aventure d’Olivier vous inspirera à faire le grand saut. Olivier pour le mot de la fin: que diriez-vous à nos auditeurs de la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer en tant qu’entrepreneur, ou qui se sentent bloqués. Si vous aviez un seul conseil à leur donner, quel serait-il?

OL: Ah c’est facile! Ils ont juste à s’inscrire sur La Tranchée, et puis on va s’occuper du reste.

FPL: Inscrivez-vous sur La Tranchée, Tribu Digitale, on vous donnera tous les détails sur la page d’Olivier à la fin du podcast. Olivier, je suis obligée de vous demander aussi: est-ce que vous avez un petit conseil marketing web à donner à la Tribu Digitale?

OL: Oh il y en a une tonne. Si on veut faire rapide: assurez-vous que le Pixel Facebook est installé sur votre site web. Faites-vous un groupe Facebook, utilisez les chatbots Facebook, faites du marketing Facebook et créez du contenu vidéo. Si vous pouvez faire des Facebook Live, c’est vraiment très très génial. Et soyez constant dans votre création de contenu.

FPL: Olivier vraiment, merci. Ce fut un plaisir et un honneur de vous avoir parmi nous aujourd’hui. Alors avant de nous quitter, dites-nous comment rester en contact avec vous sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Et si vous avez une annonce à faire la Tribune Digitale vous écoute.

OL: Ok Facebook: “Olivier Lambert – Marketing, Scotch et Domination Mondiale”. C’est ma page que j’utilise. olivierlambert.com, qui est mon blog personnel. Latranchee.com, bien sûr, qui est le site de ma compagnie et le blog qu’on a lancé, moi et ma soeur, il y a environ un an. On vient de finir le livre, donc j’ai écrit un livre qui traite de productivité. Si ça vous intéresse, doubletavaleur.com. Tous les détails du livre sont présents, et vous allez pouvoir télécharger les quatre premiers chapitres gratuitement.

FPL: Super. Tribu Digitale, vous venez d’entendre Olivier Lambert partager avec vous son expérience et ses conseils, c’est à vous de jouer maintenant. Rejoignez-nous sur revolutiondigitale.fr. Tapez « Olivier » dans la barre de recherche, vous aurez accès à sa page dédiée avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr n’oubliez pas de visiter les pages web d’Olivier et de le suivre sur ses réseaux sociaux. Olivier merci encore d’avoir partagé votre aventure avec la Tribu Digitale! Au revoir et je vous retrouve en backstage.

LES POINTS À RETENIR

1. AYEZ UN MODELE D’AFFAIRES “LEAN”. Valider ses idées sur le marché au fur et à mesure, afin de ne perdre le moins de temps et d’investissement possibles. Faire également des MVP – Produits Minimum Viables.

2. L’ECHEC EST UN POINT DE DÉPART. C’est ce que l’on fait suite à l’échec, c’est l’apprentissage que l’on tire de ses erreurs, ce processus d’apprentissage qui va permettre de s’améliorer, d’avoir de meilleurs résultats, et de triompher.

3. OSEZ, VOYEZ GRAND. Ayez confiance en vous vous, ne vous arrêtez pas au contexte ou références du moment, dépassez-les! Et venez faire un tour sur latranchee.com!

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des resources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

The Amazing Blanket

La dernière couverture que vous achèterez!

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