Patricia Monthe

Fondatrice de MEDx eHealthCenter

Patricia Monthe est une entrepreneure d’origine camerounaise dont les mots d’ordre sont ‘innovation’ et ‘excellence’. Après ses études à Londres, Rotterdam et Paris, elle fait ses armes auprès de plusieurs entreprises européennes et américaines, et s’installe aux Pays-Bas. Passionnée par l’innovation technologique dans les systèmes de santé et dans l’accès aux soins, elle a l’idée en 2013 de MEDx eHealthCenter. L’objectif de ce formidable projet est de devenir le premier Hôpital Numérique pour les pays émergents, un espace où toute personne pourra se connecter virtuellement, via Internet, pour chercher, contacter et échanger avec le corps médical à travers le monde.

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[01:34] Intro – Du Cameroun aux Pays-Bas
[04:27] Projet du Moment – Un Hôpital Numérique pour les pays émergents
[11:55] L’Appel à l’Aventure – Être rebelle et suivre son instinct
[17:56] Les Tribulations – La famille, le bon business model et l’interculturalité
[23:49] La Révélation et le Triomphe – Un premier projet avec le Nigeria / Le parcours de l’entrepreneur(e) est un voyage
[28:36] Les Questions Flash
[36:23] Le Bouquet Final – Commencez maintenant!

Transcription complète de l'épisode

Transcription réalisée avec l’aide d’Happy Scribe

François Paul Lambert: Nous retrouvons aujourd’hui une entrepreneure d’origine camerounaise dont les mots d’ordre sont ‘innovation’ et ‘excellence’. Après ses études à Londres, Rotterdam et Paris, elle fait ses armes auprès de plusieurs entreprises européennes et américaines, et s’installe aux Pays-Bas. Passionnée par l’innovation technologique dans les systèmes de santé et dans l’accès aux soins, elle a l’idée en 2013 de MEDx eHealthCenter. L’objectif de ce formidable projet est de devenir le premier Hôpital Numérique pour les pays émergents, un espace où toute personne pourra se connecter virtuellement, via Internet, pour chercher, contacter et échanger avec le corps médical à travers le monde. Tribu Digitale, je suis très heureux d’accueillir aujourd’hui Patricia Monthe.

Patricia Bonjour!

Patricia Monthe: Bonjour. Bonjour tout le monde! Je suis une femme de 34 ans, pas mariée et sans enfant pour l’instant. J’ai beaucoup investi dans ma carrière et dans les causes auxquelles je crois. Parmi ces causes et ici et à l’étranger,  au plus haut sommet, dans la société européenne et à l’international. Et bien entendu François a mentionné ce que je fais dans la santé, pour les pays émergents.

FPL: Merci pour ça Patricia. Merci beaucoup de nous rejoindre aujourd’hui, et je sens que vous allez nous inspirer. Et justement vous venez de compléter un petit peu votre bio. Et j’avais envie de vous demander si vous pouvez nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle, peut-être une anecdote sur qui vous êtes quelque chose qu’on ne sait pas sur vous?

PM: Je dirais: super « result driven », comme personne, et bosseuse, super bosseuse, déterminée, et pour qui « the Sky is the limit », ou « is not a limit », we will see.

FPL: Le ciel est la limite. Alors, pour revenir un peu sur terre: vous vivez aux Pays-Bas, et pourquoi vous avez choisi les Pays-Bas pour vous installer?

PM: Je suis d’origine camerounaise, comme vous l’avez mentionné. Quand j’avais 18 ans, je voulais continuer les études en Europe ou aux Etats-Unis. L’Australie est le premier choix. Mais très rapidement, maman me dit: c’est très loin, et donc on a vu une autre option, qui était la France puisqu’on parle français au Cameroun. Et l’autre option était l’Angleterre, mais l’Angleterre coûtait super cher. Et à la fin on a décidé, « Middle Ground », les Pays-Bas, puisque  j’avais une cousine qui vivait déjà ici. Les études étaient offertes en anglais, donc on s’est dit: « pas mal ». Et je suis venue, je suis restée, et je suis encore là!

FPL: On peut dire que c’est une destination où on a rencontré moins d’entrepreneurs mais c’est vrai que les Pays-Bas c’est quand même « un hub » assez innovant, par exemple j’ai entendu parler de Eindhoven qui est une zone quand même où il y a pas mal de choses qui se passent. Et bien alors justement, passons un peu à votre votre projet MEDx. Pouvez vous nous expliquer un peu en détail ce que vous faites, comment vous générer vos revenus et pourquoi vous avez choisi ce business model?

PM: Donc MEDx, et je crois que vous l’avez bien expliqué au début, c’est la santé connectée, c’est l’innovation dans la santé avec un focus dans les pays émergents. Même si l’offre peut venir des pays développés parce qu’il y a un gros manque dans les pays émergents. Donc on est sur une plateforme globale bien entendu, mais plus pour les pays émergents. Le business model ? on est dans un modèle de B to B to C. Notre premier produit est un hôpital numérique. Toute innovation ou imaginez tout un hôpital l’infrastructure d’un hôpital qui va dans le web. Qui va dans une application mobile offrant du self-care, donc une auto-gestion de soin de soi même avec de l’intelligence artificielle. C’est très important que j’ajoute l’intelligence artificielle qui n’est pas encore totalement intégré dans notre vision, au service de soins primaires, secondaires, tertiaires, tout ça inclut dans l’application ou dans la version Web. L’idée est venue parce qu’on s’est dit que l’on a fait beaucoup d’étude de marché sur le système de santé dans les pays émergeants comme le Cameroun et on s’est rendu compte qu’il y avait des gros gap sur le marché, manque de ressources humaines, manque financier, manque d’infrastructures, manque d’éducation parce que la recherche est faite en euros aux Etats-Unis et comment est ce qu’on pouvait supporter le manque de ressources disponibles dans les pays développés? c’était en tapant sur la technologie permettant toutes les ressources qui sont disponibles ici de se connecter avec les populations des pays émergents et à travers ce partage de ressources, créer une interconnexion déjà localement mais aussi au delà des frontières. C’est de là qu’est venue l’idée. Cela nous a pris un peu de temps pour construire complètement toute la technologie, parce qu’on a construit de zéro jusqu’à l’hôpital que l’on a aujourd’hui, c’était un très complexe processus à mettre en place. On a eu besoin des idées de certains des plus gros calibres, j’ai eu des médecins de Harvard,  J’ai eu beaucoup des membres d’étudiants basés aux Pays-Bas ou en Angleterre pour consolider le tout. Aujourd’hui on a le tout, mais comme on le sait l’innovation il y a un temps d’adoption et c’est ce que l’on traverse aujourd’hui à travers beaucoup d’éducation dans les pays qui sont cible.

FPL: Wow ! une belle équipe en tout cas. Et alors comment ça fonctionne concrètement, les personnes dans les pays émergents doivent avoir une connexion internet ils doivent comment ça fonctionne il doivent s’inscrire?

PM: Absolument! Notre modèle est B to B to C. La plateforme en elle même de manière générique est disponible aujourd’hui, un médecin peut s’inscrire dans un cabinet indépendant pour s’inscrire et définir les besoins qu’il a en éducation, en équipement et non nous occupons de chercher avec nos partenaires en euros ou aux Etats-Unis pour les fournir à distance. Mais le médecin peut offrir aussi auprès des patients locaux, ou des patients dans les environs à travers la télémédecine, des consultations en tout genre, un Check-up ou un deuxième avis en écrit et il suffit de se connecter au patient en tant qu’individu ou se connecter en tant que famille. C’est là où on fait la différence parce que dans les pays émergents la vie en communauté c’est quelque chose qui est très souvent boostée et très intéressante. On organise aussi beaucoup de profils en famille et donc en tant que famille, on peut se connecter avec un médecin ou se faire consulter pour un deuxième avis et l’autre partie qui rend notre innovation spéciale, c’est le système de paiement. Beaucoup de pays émergents ont à peine 5 pour cent de couverture d’assurance. Et voilà si on entend beaucoup parler de la couverture universelle santé ces derniers temps, c’est parce que 95 pour cent des personnes achètent les soins de santé comme tout ecommerce, tout produit de consommation courante. Et c’est souvent lourd, surtout pour les populations très pauvres. Et on a ajouté au delà d’un paiement normal, la possibilité de travailler avec des assureurs on est en discussion avec un Axa en ce moment, la possibilité d’avoir la diaspora qui couvre les frais de santé de ces membres des familles. Chaque fois qu’ils prennent des rendez vous, à la fin du processus de connexion avec le médecin pour prendre le RDV, ils peuvent dire « j’ai un cousin qui vit en Belgique et qui devrait payer ses factures », il reçoit un email ou un SMS. Et en tant que patient, famille, soit tu vas chez le médecin, soit tu lances le processus de télécommunication avec un smartphone dès que le rendez vous est pris. Donc à la fin oui, le site Internet est vraiment nécessaire. C’est pour cela que nous consacrons un très gros focus sur ce qu’on appelle les 1 pour cent de notre target country car c’est la population dans les pays émergeants qui a accès complètement aux smartphones à l’Internet tout le temps et tous les jours. Mais on sait que d’ici 5 ans la pénétration dans beaucoup de ces pays ira en profondeur.

FPL: Et oui, la pénétration de ces appareils mobiles est assez incroyable là bas et j’ai envie de dire que les défis sont nombreux dans les pays émergents et peut être Patricia, auriez vous un petit conseil pratique pour la Tribu Digitale, pour celles et ceux qui voudraient lancer un business dans les pays émergents. Peut être un petit conseil? Quelque chose à penser et garder à l’esprit?

PM: Tout dépend, ça dépendra si t’as des origines africaines, le petit conseil c’est de ne pas focaliser sur ton pays d’origine, de regarder en grand parce que la nature de ces pays ont des éléments très communs, on travaille avec l’Asie du Sud-Est, on travaille avec l’Europe centrale parce que la nature est un petit peu commune. Il y a de petites différences économiques mais ils sont au même niveau dans la manière de penser. Si tu es Européen ou Américain, il faut se découper du système d’ici, et s’immerger d’abord dans la culture là-bas avant de commencer quoique ce soit comme prise de décision, comme processus, comme définition de son business model. Voilà les éléments critiques avant de commencer je dirais des Européens ou des Américains d’origine qui voudraient se lancer sur ces pays là.

FPL: Tribu Digitale, gardons cela à l’esprit car nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial de Patricia, son aventure en tant qu’entrepreneur, le voyage qui l’a amené là où elle est aujourd’hui. Patricia, commençons par cette question que nous appelons « l’appel à l’aventure ». Quand avez vous su au fond de vous que vous vouliez devenir entrepreneur? Et si vous ne vous êtes pas lancé tout de suite, qu’est ce qui vous a retenu?

PM: Pour moi on naît entrepreneur parce que j’ai toujours senti ce besoin d’être indépendante. J’ai toujours été la rebelle à aller au travail. Etant chez Philips mes boss m’appelaient toujours « rebelle » et je pense que c’est parce que je voulais faire les choses différemment, je voulais faire quelque chose de neuf. Et quand le système est assez serré, c’est difficile de déployer ses armes là et donc à l’intérieur il y a toujours un truc qui te dit « tu as besoin de faire les choses différemment ». ça doit être de l’intérieur, pas de la tête, du gut feeling, de ton instinct et cet instinct je l’ai toujours eu, j’ai jamais su que j’allais entrer immédiatement dans la santé et je me disais que j’allais faire un petit truc mais la grandeur ce que j’ai pris dès le départ en tant qu’entrepreneure, je n’imaginais pas que j’arrive jamais là! Pourquoi je n’ai pas commencé immédiatement? même si l’instinct est là, il y a l’insécurité. Tu peux avoir l’envie, avoir le Calling comme on dit en anglais, mais tu n’as pas l’impression d’avoir tous les outils. Donc l’outil est toujours critiqué. L’outil c’est l’élément rationnel. Pour moi, ça commence toujours dans un angle spirituel, ensuite émotionnel et tu n’arrives plus à te détacher de l’idée de te lancer et à la fin tu ne peux pas te lancer si tu ne m’as pas l’impression d’avoir les outils qu’il faut. Et dès que j’ai su que j’étais prête à le faire je suis allé chercher mes outils. Parce, que tu sois allé à Philips, à General Electric, ou toute grosse boite, tu n’as rien d’un entrepreneur. Parce que c’est deux mondes. Donc il faut s’équiper en tant qu’entrepreneur même si on vient de grosse boîte. Même si on a été dans un élément d’un processus un jour, à l’exception d’avoir été cofondateur une fois ou d’avoir fait le parcours avec un entrepreneur dans le passé, de l’avoir observé. Mais si on vient du corporate, vraiment on n’a rien d’un entrepreneur et mon conseil c’est d’aller chercher les outils avant de se lancer.

FPL: Justement vous avez été chercher les outils vous avez fait votre travail, vous aviez ça en vous et votre travail spirituel, émotionnel et technique, et ensuite vous avez dû passer le pas, vous avez quand même dû quitter le corporate et comment ça s’est passé concrètement? qu’est ce qui vous a aidé à le faire?

PM: C’était assez facile parce que le boulot commençait à réduire le nombre d’employés dans la boîte et il offrait des packages. Et je sentais que je ne n’apprenais plus assez parce que j’ai très vite grandi en entreprise, j’ai eu beaucoup de chance d’aller très très vite et donc j’avais l’impression de stagner. Et le dernier élément c’est en fait mon histoire de MedX que je n’ai pas mentionné, c’est ma soeur qui a failli mourir quand on était encore au Cameroun, parce que on avait eu une mauvaise consultation de la part d’un médecin. J’ai toujours su qu’il y avait un problème de qualité de santé au Cameroun, dans beaucoup de pays émergents et particulièrement en Afrique. En 2007, quand je suis en train de faire mon master j’ai fait des études avec la pénétration du téléphone en Afrique et je me demandais comment ramener la qualité de la santé que je vois ici puisque j’avais cette expérience, à 19 ans aux Pays-Bas quand j’allais chez le médecin je voyais la qualité qu’on nous offrait et je me disais qu’à travers le téléphone on pourrait faire quelque chose. Pendant mon master j’ai fait des études dessus. à l’époque l’Inde et le Kenya faisaient un petit peu dans le Maternal Health via les SMS et le reste du monde ne parlait pas du Health-tech. Donc j’avais identifié très très clairement en 2007 déjà une opportunité là bas. Mais je n’étais pas prête. Donc j’ai pris un job en corporate. Autour de 2013 je commence à voir mes collègues de Philips, j’étais dans une nouvelle boîte, Office dépôt, je vois mes collègues de Philips qui commencent à bouger dans le domaine de la santé connectée. Et là je vois que le timing est bon. Je voyais que Philips travaillait autour de ce sujet et je dis oui l’Europe a besoin de santé connectée mais c’est un produit de luxe pour l’Europe ou les USA en réalité. Les pays émergents en ont encore plus besoin! ça en fait une utilité incroyable parce que l’accès est horrible là bas et la qualité encore plus. C’est aussi pour ça que j’ai un choix les pays émergents. Parce qu’il y avait déjà beaucoup de boîtes qui se lançaient tout doucement dans tout ce qui est santé connectée pour les pays développés, on voit Philips, General Electrics, ils sont tous dans ce domaine. Mais très peu regardent les pays émergents pour l’instant et ça c’est notre focus.

FPL: Wow, alors pour votre projet MEDx, vous vous êtes lancé Vous avez lancé le projet, vous avez commencé à le construire. J’aimerai bien ici maintenant, Patricia, que vous parliez, dans votre parcours d’entrepreneur, peut être votre pire moment. Est-ce que vous pouvez nous emmener dans un de ces moments et nous le raconter… et comment vous avez peut être surmonté ce moment.

PM: J’y pensais un petit peu récemment et en réalité il y en a plusieurs. Le pire, ça ça je ne sais pas. Mais je dirais au début le challenge de la famille pour pouvoir se lancer. Il y a pas de support au début, parce que beaucoup de gens perçoivent l’entrepreneuriat comme « c’est lourd, c’est difficile ». Donc ça a été un pire moment je dirais. La définition du bon business model est un autre gros gros challenge. Surtout en voyant la grandeur du projet que j’avais sous la main. On commence sous l’angle B2C, donc on veut « attaquer » les patients, mais on se rend compte très rapidement qu’ils n’ont pas encore la compréhension de combien la technologie changera les vies dans le futur, surtout dans les pays émergents. En Europe, il y a ce côté éducation, ce côté compréhension qui facilite les choses, mais dans les pays émergent c’est un peu plus compliqué. Il a fallu revoir les choses et se rendre compte qu’on devait aller sur une route « B2B2C » qui veut dire travailler avec les hôpitaux, les laboratoires et les pharmacies, et c’est à travers eux qu’on va toucher les patients. Donc, c’est le déclic, le grand déclic a été quand on a trouvé ce meilleur modèle qui nous permet d’avoir plus de projets qui vont permettre de déployer nos forces et il y a eu beaucoup d’autres éléments. Vous n’allez peut-être pas vous rendre compte mais j’ai eu beaucoup de problème au niveau “culture” aussi. J’avais déjà passé 12 ans en Europe, 13 ans… Sans s’en rendre compte, on devient européenne même si on est d’origine africaine! On fonctionne, on pense, on a travaillé avec les européens, on travaille comme des Européens. On voit la vie comme les Européens et donc il fallait mettre en place des processus qui étaient pour ces marchés. Il fallait rentrer, écouter aussi ces gens et essayer de s’adapter tout en apportant les éléments positifs qu’on connaît qui est disponible ici à travers l’éducation, à travers les immersions dans ce monde. Donc l’élément culturel a été… non je dirais ce sont ces trois éléments critiques: le bon business model, la famille qui a des difficultés à accepter de se lancer dans ce domaine, et la culture s’il y a un focus vers les pays émergeant, vers l’Afrique et les pays d’Asie du Sud-Est ou d’Asie. Le besoin, la manière d’appréhender les choses, de regarder le monde est absolument différent et les solutions devraient être adaptées à ces besoins et à cette approche.

FPL: Oui. Alors vous avez bien montré ici que la faculté de pouvoir s’adapter était très importante, vous avez la faculté de pivoter pour trouver le bon business model. Et finalement ce sont un peu des exemples de comment les choses ont été en votre faveur après avoir été un moment difficile. J’avais envie de rajouter cette petite questions, qui est: comment est-ce que vous gérez personnellement les coups durs les jours? On vit des coups durs un peu tous les jours peut-être, mais est-ce que vous avez une technique à partager avec nous?

PM: Beaucoup de sport, personnellement, et beaucoup de méditation. Tous les jours. Tous les jours. Tous les jours, et je sais que plus tard on va sûrement parler de ce qui nous inspire, mais avant de rentrer dans le monde de l’entrepreneuriat j’ai fait un gros travail spirituel et je suis convaincue que c’est un élément critique avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, parce que là, immédiatement, tu comprends: quand tu as fait un travail spirituel, que c’est un « Journey ». Et dans le « Journey », il y a des hauts et des bas. Et quand il y a des bas, ça ne veut pas dire qu’on va rester en bas à vie. On va pouvoir remonter si on met le mécanisme qu’il faut, si on se dit « oui c’est pas beau tous les jours », mais ça deviendra et ça peut devenir beau. Parce qu’il n’y a personne qui reste dans le flou toute sa vie. S’il fait les efforts bien entendu. Et c’est se lever chaque matin, mais ça fait quatre ou cinq ans que je suis dans l’entrepreneuriat même si j’ai eu un double job à un moment. Mais, tous les jours je suis debout, cinq ou six heures. Quand j’ai commencé toute seule avec une idée, quand j’ai eu l’équipe: tous les jours debout à travailler sur ce rêve et un jour il y a toujours des points qui permettent de… « là je l’ai eu ». Là tout le monde perçoit ce dont je parle, tout le monde comprend mon innovation et on commence à t’appeler, et on veut t’entendre, et on veut tes conseils et les gouvernements commencent à s’impliquer. Et je discutais avec AXA, il y a une ou deux semaines, et ils me disent « oh, les Nations-Unies veulent lancer leur programme avec la secrétaire générale des Nations-Unies, il faudrait que tu sois dans l’équipe! » Et donc ça va de là,  mais est-ce qu’on sait quand est ce jour? Personne ne le sait et pour pouvoir survivre, il faut juste se dire « mon gut feeling, mon instinct me parle. » Je crois en mon instinct, je travaille dur tous les jours. J’ai une vision claire. Et je continue. Bien entendu, très important d’inclure la clientèle dans tout le processus. La clientèle envoie un signal potentiel, qu’ils achètent ou pas, ils envoient toujours un signal clair s’ils veulent ou pas ton produit.

FPL: Tribu Digitale, retenez bien ça. Il y aura toujours des jours durs, des jours sombres, mais il y aura toujours un jour qui ira mieux. Et ça dépend aussi de l’état d’esprit dans lequel vous mettez. C’est important d’entretenir ce bon état d’esprit. Justement Patricia, est-ce que vous pouvez nous emmener ici très rapidement dans un de ces moments positifs, peut être une idée ou une illumination que vous avez eu qui a permis de… bon on a parlé du pivot du business model mais peut être une idée ou un moment qui a changé les choses dans votre parcours?

PM: Je dirais quand les premiers projets sont arrivés, et ça c’était autour de 2016. Il y a la police du Nigéria qui nous contacte. Le Nigeria n’était même pas encore dans notre groupe focus. Ils nous contactent et ils nous disent « on veut digitaliser tout le système hospitalier, connecter avec tous les policiers » et là on s’est dit « ces gens nous ont trouver en ligne et ils nous font confiance » et POUF « donnez-nous votre devis, une proposition, on a besoin de ça, mais sur le terrain on trouve personne qui a la capacité, la technologie et la connaissance qu’on a perçu en regardant en ligne »… et donc ça, ça a été fort. Mais je veux rajouter encore, parce que j’aime bien parler de « Journey »: pour moi c’est très important pour que les gens n’aient pas l’impression que l’entrepreneuriat c’est un moment. C’est un « Journey ». Et sur le « Journey », on reçoit des petits signaux. Il ne faut pas ignorer les petits signaux. Ça donne aussi ce côté « super good. » Je me rappelle, dès qu’on lance en septembre (je lance autour d’octobre 2013, je me met à travailler sur l’idée) Autour de mai 2014, je contacte une équipe (j’avais pensé à former une équipe) et tout le monde me disais « je vais en faire partie », inclus tout ce dont j’ai mentionné, et tous disent « oh ça c’est une belle idée. » On se lance et là ça est un autre signal pour moi et après le TEDx d’Amsterdam, on me contacte: « il faut que tu partages ton histoire »… me trouve en ligne. Et là je sens qu’il y a quelque chose de fort. Je contacte des médecins des pays émergents, et je les groupes tous ensemble. Ils sont tout partant et donc tout ça a été des points très très critiques. Mais l’obtention des projets, des gros projets qui nous approchaient de nations aujourd’hui, pour être honnête, ce sont des signes très forts qui montrent que l’on croit dans la vision et qu’on veut travailler pour que la vision devienne de plus en plus solide.

FPL: Oui, et il faut bien retenir… j’aime bien ce concept que l’entrepreneuriat c’est un voyage avant d’être la destination. Si on ne prend pas ça comme le « Journey », comme vous l’avez dit, on risque de se perdre dans tout un tas d’anxiété et de problèmes. Et une fois que vous avez votre vision en place c’est là que toutes les étoiles s’alignent, et les choses se mettent en place pour vous, je suis tout à fait d’accord avec ça! Alors Patricia, si vous pouviez ici résumer la leçon clé que vous avez retiré de votre expérience en tant qu’entrepreneure, quelle serait elle. Je veux dire, en quelques mots, que pensez-vous que la Tribu Digitale doive retenir comme leçon de votre expérience?

PM: Je reviendrais sur le parcours, le « Journey ». C’est un processus, c’est un « Journey » qui est personnel, je dis bien personnel. Et ce processus personnel, il faut le ressentir de l’intérieur. Un exemple: chaque matin, de l’intérieur je me dis quel sera le focus est l’objectif d’aujourd’hui. Quel sera le focus et l’objectif de la semaine. Et si l’entrepreneur regarde les choses dans cette angle, il accepte les hauts et les bas. Donc, c’est la plus grande chose que j’ai retenue, pas de focus sur l’âge, pas de focus sur l’acquisition des clients parce que ça vient si la bonne vision est là. Si la vision est validée avec les clients potentiels, si le bon processus en place, là ça c’est très critique. Et si on a des talents autour, parce que ça aussi c’est important sinon on n’y arrive pas. On n’y arrive absolument pas, et il faut « Aim Big. » C’est ce que j’ai fait. Même les profils que j’ai approché en général quand on n’avait pas encore « raised » [des fonds], je m’en foutais s’il n’y avait pas d’argent ou pas. J’allais à la vision parce que si on n’est pas à la vision en tant que partenaire, en tant que employé, c’est beaucoup plus fort auprès de tout le monde, des investisseurs, des clients potentiels et pour soi même. Pour moi, c’est l’élément critique. Regardez l’entrepreneuriat comme un « Journey » personnel, est un « Journey » qui doit venir de l’intérieur et non pas des livres. Le livre aide pour outiller, mais ça doit venir de l’intérieur.

FPL: Tribu Digitale, « Aim Big », Voyez Grand! Patricia, merci pour cela. Nous sommes maintenant arrivés à la partie des Questions Flash. Ici je vous pose une série de questions en rafale et vous me répondez en allant à l’essentiel. Est-ce que vous êtes prête?

PM: Oui!

FPL: C’est parti! Quelle est votre définition du succès?

PM: Le succès pour moi c’est un résultat heureux, obtenu pendant ou au bout d’une épreuve. Donc il y une épreuve, il y a un challenge et c’est positif. Maintenant, cette positivité chacun définit ce que c’est. Ça c’est pour moi le succès.

FPL: À quoi ressemble votre journée type? Est ce que vous avez peut être une routine que vous pratiquez chaque jour qui vous aide au quotidien?

PM: Absolument. En général, à 5-6h debout. Première chose, mon téléphone, social media. Qu’est ce qui se passe. Quelles sont les tendances auprès de mes Followers. Ensuite, mon e-mail, en général encore dans le lit, et après un peu de méditation avec une tasse de café. Ou définir à quoi va ressembler la journée. Bien entendu, c’est pour ça que je regarde les médias sociaux, c’est pour comprendre d’où vient la tendance de la journée que je mélange avec l’élément de méditation, et je vais dans la journée… Midi, un petit lunch / déjeuner, aux Pays-Bas très court parce qu’on prend un bout de pain derrière son PC. J’aime bien faire le « napping » [sieste], une petite pause sommeil autour de 15 h 30 -16 heures, si je suis à la maison. Si je suis au bureau, malheureusement je ne peux pas. Si je suis à la maison, ou si je travaille dans l’hôtel parce que je suis en voyage, j’aime bien « napper », ça me donne redonne de l’énergie. Je continue le boulot, les meeting de routine ou pas. Et en général à 19 heures: sport et relaxation.

FPL: Alors, si vous deviez recommander un livre pratique quel serait-il et pourquoi?

PM: Comme je l’ai mentionné tout à l’heure, cela va être spirituel probablement: L’Alchimiste de Paulo Coelho.

FPL: Super livre.

PM: Oui, et pourquoi? Comme mentionné, ça raconte le parcours d’un jeune qui recherche la gloire. Et il décide d’aller vers la gloire venant de rien. Sur le parcours, il rencontre tellement de challenge, tellement d’épreuves et quand on voit comment il traverse toutes les épreuves et comment il perçoit, comment il regarde les épreuves, on se rend compte qu’à la fin c’est normal dans la vie d’avoir des épreuves. Qu’on choisisse d’être entrepreneur(e), salarié(e), qu’on reste à la maison comme une maman qui a choisi de ne pas travailler. On a tous des challenges. Le plus important c’est: avoir un focus, se demander c’est quoi la vision (est-ce que je vais être la parfaite maman, élever des enfants qui sont bruyants? Est-ce que je monte une boîte qui demain va gérer ou employer des millions de personnes?). Quand on a le focus on y va. On prend les hauts et les bas. On célèbre chaque fois qu’il y a du positif et je pense que le focus de l’Alchimiste c’est super beau, brillamment décrit par Paulo Coelho, je trouve.

FPL: L’Alchimiste, de Paulo Coelho, lecture obligatoire à mettre sur votre liste! Alors, Patricia, quels outils ou applications (productivité ou autre, technologiques ou pas) utilisez-vous régulièrement?

PM: J’ai mon téléphone en face et qu’est ce que Siri me dit? Siri me dit 10,000 [xxx], WhatsApp, et LinkedIn.

FPL: Qu’est-ce qui vous inspire ou vous passionne en ce moment? Quels sont les domaines qui vous paraissent prometteurs?

PM: Je dois avouer que, quand on parle d’inspiration, j’ai tellement écouté, lu, suivi, discuté avec du monde depuis trois ou quatre ans. J’ai Cheddar.inc, je ne sais pas si vous connaissez, qui est une plateforme de vidéos en innovation, mais ils présentent des innovations qui transforment des vies au quotidien, du petit au plus grand et c’est super beau tous les jours de pouvoir voir ce qui se passe à l’échelle internationale et donc je « peak » beaucoup et c’est beau de voir que de tous les jours il y a des gens qui travaillent sur des choses super cool à travers des vidéos. Cela m’inspire beaucoup, tous les jours. Domaines prometteurs: bien entendu la santé, c’est le « hype » en ce moment. Tout le monde veut y être. Le café qu’on boit, l’eau qu’on boit vont être connectés demain. On va vouloir comprendre quelle quantité on a consommée, est-ce que c’est lié à notre état de santé. Donc le monde risque d’être beaucoup connecté à la Health Tech, ou qu’on appelle Digital Health. Mobility: la mobilité, je pense en français, va être un domaine qui va beaucoup bouger. On entend parler « d’autonomous cars » (voitures autonomes) et il y a beaucoup d’autres éléments dans tout ce qui est Mobilité avec les bus, les camions. Et je dirais l’Agro: qu’est ce qu’on consomme. Il y a des carences ici et là dans le monde. Comment est-ce qu’on essaye de réduire les gaps? La technologie nous permettra d’adapter, de comprendre aussi la structure de beaucoup d’aliments et de voir si on pourrait compenser avec les données autour de tout ce qui est Agro, qui est « alimentation », qui est « close the gap » (combler les écarts) dans certaines régions ou dans des régions où on n’arrive pas à avoir certains types d’aliments: Est-ce qu’on peut adapter en créant des structures de terrain qui permettraient de faire pousser un nombre d’aliments. Donc pour moi: Santé, Mobilité et Agro sont les top 3.

FPL: Alors juste pour revenir sur les vidéos inspirantes, y-a-t-il un site internet où on peut trouver ça?

PM: Je ne connais pas le site, je pourrais vous l’envoyer plus tard. Mais c’est LinkedIn, par ce que je suis sur mon feed, Cheddar.inc.

FPL: Et la dernière question, c’est la question Back in Time. Alors Patricia, imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouver face à votre vous de 18 ans. Vous avez que 5 minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant, que vous diriez vous? D’un point de vue pratique, que feriez-vous différemment, peut-être quel plan ou conseil précis vous donneriez-vous pour réussir plus efficacement et qui n’implique pas d’acheter des billets de loto, des paris sportifs, ou d’investir en Bourse?

PM: Je dirais, me lancer dans l’entrepreneuriat, j’aurais fait ça plus tôt. C’est beaucoup mieux pour sa vie sociale parce que c’est un peu difficile de combiner vie sociale et entrepreneuriat, surtout au début, et à 18 ans on a la chance, on a la capacité de pouvoir faire des erreur, d’apprendre rapidement. Ça, je conseillerais à toute personne qui pense et qui ressent, qui a l’instinct de je veux me lancer. Faites le très tôt.

FPL: Tribu Digitale, c’est une remarque qui revient à chaque fois dans le podcast. Oui c’est vrai et c’est ça, il n’y a pas de moment pour se lancer et pourquoi attendre? C’est maintenant. Et comme Patricia l’a dit, le plus tôt, étant le plus jeune, c’est à ce moment là qu’on peut prendre des risques différents. Merci beaucoup Patricia pour ça. Et on est déjà arrivé à la fin d’épisode, alors je vous remercie encore doublement pour toutes ces informations généreusement partagées avec nous! Et Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note, car nous savons qu’il y en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer et j’espère que l’aventure de Patricia vous inspirera à faire le grand saut. Alors, Patricia, pour le mot de la fin. Que diriez-vous à nos auditeurs de La Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer dans l’entrepreneuriat ou qui se sentent bloqués. Si vous aviez un seul conseil à leur donner, quel serait-il?

PM: Je dirais, trouvez des partenaires rapidement. Ce qu’on n’a pas, on ne gère pas ça facilement, donc trouver une ou deux personnes. à qui vous vendez la vision. Si elles y croient, allez-y ensemble, prototypez ensemble, allez vers la clientèle ensemble, mais commencez maintenant. Maintenant!

FPL: Patricia, merci du fond du cœur d’être venue nous voir aujourd’hui. Allez, avant de nous quitter, dites-nous comment rester en contact avec vous, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, et si vous avez une annonce à faire la Tribu Digitale vous écoute!

PM: “Patriciamonthe”, c’est mon « handle », que ce soit sur Twitter, Facebook ou LinkedIn. J’utilise beaucoup LinkedIn (donc on pourra partager là-bas). Annonce à faire: MEDx est en train de lancer un nouveau programme dans le financement pour les hôpitaux, les laboratoires et les pharmacies qui veulent s’étendre dans les différents pays émergeants où nous sommes présents. Mais si vous êtes en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie du Sud-Est, ou en Europe de l’Est et que vous voulez étendre votre business et que vous êtes dans la santé, contactez-nous ou contactez-moi à patricia (point) monthe (at) medx (point) care, et toute personne qui est intéressée (banque, financement et financer ce type de business), n’hésitez pas à nous contacter parce qu’on voudrait faire du « match-making », parce qu’il y a un gros besoin pour ce secteur et cette industrie dans les pays en voie de développement et émergents.

FPL: Tribu Digitale, vous venez d’entendre Patricia Monthe partager avec vous son expérience et ses conseils, c’est à vous de jouer maintenant! Rejoignez-nous sur revolutiondigitale.fr et taper « Patricia » dans la barre de recherche, vous aurez accès à sa page dédiée avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr, n’oubliez pas de visiter la page web de Patricia et de la suivre sur ses réseaux sociaux (LinkedIn et Twitter). Patricia, merci encore d’avoir partagé votre expérience et votre aventure avec la Tribu Digitale. Au revoir et je vous retrouve en backstage!

PM: Merci.

EMERGING COUNTRIES' LEADERS MUST THINK WITHOUT A BOX!

Intéressé(e) de travailler, entrer, grandir, transformer et établir un business dans les pays emergents ou en voie de development?

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LES POINTS À RETENIR

1. COMMENCEZ MAINTENANT, AVEC LES BONS PARTENAIRES. Vous avez une idée? Lancez-vous au plus tôt, n’attendez pas. Et associez-vous dès que possible avec un ou plusieurs partenaires pour réfléchir, échanger, prototyper, prospecter ensemble

2. ENTREPRENDRE EST UN VOYAGE. Avec ses hauts et ses bas. Vous devez garder en tête votre vision et votre focus sur celle-ci, pour vous aider à aller de l’avant. Croyez en cette vision, travaillez-la, vous aurez d’autant plus confiance en vous, et amènerez les autres à croire aussi en votre idée – y compris votre équipe et les talents dont vous voulez vous entourer, et à vous suivre.

3. VOYEZ GRAND. Et n’oubliez pas qu’entreprendre est également un voyage intérieur. Vous devez vous écouter, vous faire confiance, et être attentif à ce processus personnel, qui fait parti de votre ADN. Chaque matin, demandez-vous quel sera votre focus de la semaine, vos objectifs de la semaine.

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des ressources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

LIVRES

Liste des livres mentionnés durant l’épisode.

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

Cheddar Inc

Chaine de news Tech online (en anglais)

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