Raodath Aminou

Co-fondatrice d’OptiMiam

Raodath Aminou est une entrepreneure béninoise qui veut vous donner le déclic pour agir et entreprendre. Après avoir été Business Analyst chez Edmond de Rothschild, elle effectue en 2013 un Master en Innovation et Economie Numérique à l’Ecole Polytechnique. Elle a alors l’idée d’OptiMiam, une application mobile anti-gâchis qui connecte en temps-réel les commerces de proximité aux consommateurs, afin de vendre leurs excédents alimentaires. Désireuse de partager ses recettes de succès avec toutes les personnes qui souhaitent prendre leurs vies en main et avec celles et ceux qui désirent s’accomplir et s’épanouir en entreprenant, elle quitte sa startup en mai 2017 pour se concentrer sur de nouveaux challenges liés au numérique et à l’entrepreneuriat en Afrique.

http://www.optimiam.com/ – L’appli gourmande et anti-gaspi, bonne pour le portefeuille, bonne pour la planète !
https://raodathaminou.teachable.com/ – Créer une startup à succès !

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

** Toutes nos excuses pour la mauvaise qualité du son de cet épisode, en raison d’une mauvaise connection internet entre notre QG Irlandais et le Bénin.

[01:34] Intro – Retour en Afrique
[04:30] Projet du Moment – OptiMiam et comment créer une startup à succès
[07:25] L’Appel à l’Aventure – D’une carrière dans la finance à l’entrepreneuriat
[10:40] Les Tribulations – Dédramatiser la prise de risques
[12:27] La Révélation et le Triomphe – Impacter la vie de ses utilisateurs
[16:07] Les Questions Flash
[20:08] Le Bouquet Final – Laisser une chance à ses envies et ses projets

Transcription complète de l'épisode

Transcription réalisée avec l’aide d’Happy Scribe

François Paul Lambert: Nous allons aujourd’hui au Bénin, à la rencontre d’une entrepreneure qui veut vous donner le déclic pour agir et entreprendre. Après avoir été Business Analyst chez Edmond de Rothschild, elle effectue en 2013 un Master en Innovation et Economie Numérique à l’Ecole Polytechnique. Elle a alors l’idée d’OptiMiam, une application mobile anti-gâchis qui connecte en temps-réel les commerces de proximité aux consommateurs, afin de vendre leurs excédents alimentaires. Désireuse de partager ses recettes de succès avec toutes les personnes qui souhaitent prendre leurs vies en main et avec celles et ceux qui désirent s’accomplir et s’épanouir en entreprenant, elle quitte sa startup en mai 2017 pour se concentrer sur de nouveaux challenges liés au numérique et à l’entrepreneuriat en Afrique. Tribu Digitale, je suis très heureux d’accueillir aujourd’hui Raodath Aminou! Raodath, bonjour!

Raodath Aminou: Bonjour François!

FPL: Merci d’être avec nous aujourd’hui! Est-ce que vous êtes prête à nous inspirer?

RA: Prête, et prête!

FPL: Je viens de donner un tout petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale. Voulez-vous y rajouter quelque chose? Et avant de parler de vos projets, est-ce que vous pouvez nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle?

RA: De ma vie personnelle? Écoutez actuellement on est en 2018. Je suis au Bénin, qui est mon pays d’origine. Parce que moi je suis arrivée en France en 2006 pour poursuivre mes études supérieures. Donc j’ai passé environ onze ans en France, où j’ai étudié, j’ai travaillé, j’ai créé  ma boîte, j’ai  vendu mes actions de ma boîte, et maintenant j’ai pris la décision de revenir au Bénin, en Afrique, pour apporter ma pierre à l’édifice, sur tout ce qui est en train de se construire notamment en Afrique. Donc là je vous parle depuis Cotonou, au Bénin.

FPL: J’ai vu justement, vous parlez d’Afrique, vous avez gravi récemment le Kilimandjaro en Tanzanie.

RA: Oui!

FPL: Et vous dites sur la Toile que ce fut « une expérience à l’image de votre parcours entrepreneurial ». Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi?

RA: En fait, quand j’ai pris la décision de faire le Kilimandjaro, j’ai pas beaucoup réfléchi,  comme tous mes projets, je fonce. En fait, dès que j’ai une idée, je me dis que je peux faire cette idée, que je peux y arriver. Il faut juste beaucoup de concentration et beaucoup de motivation pour y arriver. Le Kilimandjaro, j’ai pensé à le faire un mois avant de le faire. J’ai pris mon billet, je me suis entraînée juste en montant mes six étages à pied, et puis en prenant l’ascenseur pendant un mois, et j’y suis allée. Et ce qui m’a frappée pendant ce périple, c’est que  j’avais besoin d’être seule avec moi-même, pour être sûre que la décision que je prenais était la bonne. Je m’explique. J’étais à ce moment de ma vie où je me disais: ok, j’ai fondé ma boîte, qui a eu un très bon succès, un très bon parcours. En tant que fondateur, j’ai envie de quitter cette boîte aujourd’hui. Est-ce que je fais le bon choix, de quitter cette boîte, de rentrer en Afrique? J’avais besoin de moments juste pour moi, déconnectée de tout, de tout, c’est à dire de toute la technologie possible, qui nous entoure aujourd’hui. Et juste marcher, marcher, marcher. Et pendant sept jours, j’ai marché, marché, pour arriver au plus haut sommet de l’Afrique. Et ça été vraiment la consécration pour moi, parce que j’ai vraiment eu les réponses que je voulais, et ça m’a confirmée dans mon choix.

FPL: Alors du coup, vous êtes partie d’OptiMiam, pour vous consacrer à votre nouveau projet, qui est une formation où vous partagez les recettes de votre succès. Avant d’en parler plus en détails, est-ce que vous pouvez nous dire brièvement à propos d’OptiMiam, pourquoi vous aviez choisi ce business model,  et comment la société génère ses revenus?

RA: Tout à fait. OptiMiam, pour vous rappeler un petit peu ce que c’est, c’est une application mobile, qui connecte en temps réel des commençants qui ont des produits frais et  consommables, et qui souhaitent les vendre moins cher, parce que c’est la fin de la journée, aux consommateurs qui sont autour d’eux, localisés proches des magasins, pour que ceux-ci puissent manger malin et responsable. Et l’idée derrière c’est que à chaque achat d’un consommateur, le consommateur paye en ligne son produit, par l’application, et nous on prend une consommation fixe de un euro sur chaque vente, avant de rétrocéder le reste au commerçant. Pourquoi cette idée? Moi en fait, quand j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat, j’avais la volonté, j’ai toujours voulu dans tous mes projets, de faire des projets utiles, des projets qui comptent. J’ai besoin de me lever tous les jours en me disant: quel sens je donne à ma vie? Est-ce que je me lève pour les bonnes raisons? Et pour moi c’est vraiment très important de faire un projet qui compte, et  pas uniquement en un projet tech. Je parle de tech parce que je suis ingénieur, avec une formation numérique, comme background. Donc j’aurai très bien pu travailler avec d’autres amis sur des projets de sites web ou je ne sais pas quoi, ou de réseau social, mais pour moi c’est beaucoup plus important de créer quelque chose qui change la vie des gens au quotidien, quelque chose qui aide les gens. Et c’est pourquoi j’ai choisi ce projet OptiMiam, et avec ce modèle de revenu-là.

FPL: Merci pour ces détails! Bon maintenant vous avez lancé cette formation: Comment créer une start-up à succès? Alors je suis obligé de vous demander, Raodath: comment est-ce qu’on crée une start-up à succès? Moi ça m’intéresse personnellement.

RA: Ahlala, comment est-ce qu’on crée une start-up à succès? Pour revenir à pourquoi j’ai même créé cette formation: dans le cadre d’OptiMiam, j’ai été invitée plusieurs fois à faire des conférences pour justement inspirer les étudiants, les salariés, toutes ces personnes qui ont envie d’entreprendre, mais qui ne savent pas comment passer à l’action. Sauf que depuis que je suis ici, au Bénin, je me déplace beaucoup moins pour aller faire ce genre de conférences. Et c’est là que je me suis dit: allez, j’ai un peu de temps, je vais mettre tout ça sur le digital, pour que n’importe qui, de n’importe quel endroit dans le monde, puisse en profiter. Et comment on crée une boîte, comment est-ce qu’on crée une start-up à succès? Il y a différentes phases, c’est ce que j’ai essayé de mettre en évidence dans cette formation: il y a d’abord la phase de comment on passe de l’idée à la création. Ensuite il faut voir aussi comment est-ce qu’on teste son projet à petite échelle, avant de le lancer. Ensuite, il faut trouver une équipe avec qui avancer, faire financer son projet, et ensuite faire grossir son projet. C’est les grandes étapes-clefs que moi j’ai identifiées par rapport à mon parcours, pour OptiMiam. Pour ça déjà il faut avoir la bonne idée.

FPL: Exactement! J’adore cette réponse. Alors, gardons ça à l’esprit, Tribu Digitale, parce que nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial de Raodath, son aventure en tant qu’entrepreneure, et le voyage qui l’a amenée là où elle est aujourd’hui. Raodath, commençons par cette question: nous l’appelons l’Appel à l’Aventure. Quand est-ce que vous avez su au fond de vous que vous vouliez devenir entrepreneure? Et si vous ne vous êtes pas lancée tout de suite, qu’est-ce qui vous a retenue?

RA: Alors ça c’est très simple. J’ai su au fond de moi que je voulais devenir entrepreneure, c’était en 2013. J’étais dans la finance, je venais tous les jours au boulot avec la boule au ventre, j’avais 23 ans à l’époque, et je me disais: mais qu’est-ce que je fais là, au fait? Je me sens comme en prison, ce que je fais, n’importe qui peut le faire, je sens que je sais que je suis capable de faire plus que ça. Pourquoi je fais ça? Et en creusant, en creusant, je me disais: voilà, je ne trouve pas la solution à mon problème, quand je regarde le marché de l’emploi, on me propose toujours les mêmes choses. Bon, je ne trouve pas le job de mes rêves, je dois le trouver moi-même. C’est parti de cette réflexion toute simple, en fait. En creusant, en creusant là je me suis dit allez, je vais être entrepreneure, comment est-ce qu’on devient entrepreneur? Je n’avais même pas l’idée à l’époque, j’avais commencé à m’intéresser à tout ce qui était entrepreneur, aussi bien des formations en entrepreneuriat, comme le Master que j’ai fait à l’École Polytechnique, ou bien en allant à différents forums comme le Salon de l’Entrepreneur, où j’ai rencontré des personnes inspirantes, qui m’ont aidée à passer à l’action.

FPL: Et alors justement, quand vous avez vous avez quitté un travail de salarié pour vous lancer, avec votre cofondateur, est-ce que vous avez eu peur au moment de démissionner pour vous lancer? Et si oui, comment est-ce que vous avez vaincu cette peur? Parce que c’est une question qui vient souvent?

RA: C’est une question qui vient souvent, vous avez raison, c’est même une question que j’aborde dans le thème de la formation. C’est une question qu’on me pose beaucoup: oui mais, tu as cette sécurité de l’emploi, ta sécurité financière; comment est-ce que tu as fait pour sauter le pas, pour entreprendre? C’est vrai que j’ai vécu cela aussi, mais à un moment donné, moi je pars du principe que quand tu arrives à un point où tu sens que tu n’es plus bien là où tu es, il  faut faire autre chose. Ce que je dis aussi aux gens: il faut aussi dédramatiser le risque qu’il y a autour de l’entrepreneuriat. Je prends mon cas: je suis ingénieure, j’ai mon diplôme d’ingénieur,  j’ai travaillé avant. Donc  même si j’ose, prendre le risque de m’épanouir en créant ma boîte, même si cette boîte ne marche pas, franchement, soyons honnêtes,  je retrouverai de l’emploi. Donc il faut quand même qu’on pense à dédramatiser ce risque. Certes, dans les prochaines années, en tant qu’entrepreneure, ne vont pas me ramener autant d’argent que ce que je faisais dans la finance, mais et alors? Et alors? Au moins, je me serai épanouie, je vais vraiment apprendre de cette expérience, qui est de créer sa boîte, et au pire, si ça ne marche pas, je retournerai à la Défense reprendre un boulot dans la finance et autre. Donc il faut vraiment apprendre à dédramatiser le risque qu’il y a autour de l’échec, ou si ça ne marche pas, qu’est-ce qui va se passer. Il va se passer que je vais juste me relever, et je vais me retrouver du boulot, et je vais me réinsérer dans la vie professionnelle.

FPL: Tribu Digitale, pensez à votre épanouissement personnel, et à dédramatiser le risque. Et alors Raodath, vous  parlez d’échec,  donc vous avez lancé OptiMiam, vous avez connu une belle réussite, mais j’imagine que le chemin a été semé d’embûches. Est-ce que vous pouvez nous parler un peu maintenant de votre pire moment en tant qu’entrepreneure? Est-ce qu’il y a eu un moment où vraiment vous avez vous avez touché le fond, où vous avez eu des doutes? Racontez-nous ce moment. Quel a été le pire moment en tant qu’entrepreneure?

RA: Le pire moment en tant qu’entrepreneure, c’est une très bonne question. Donc, je ne sais pas si c’est le pire moment, il y a eu des moments difficiles, bien sûr. Le premier qui me vient en tête…en tant qu’entrepreneur, quand on commence à monter sa boîte et quand on commence à recruter une équipe, on a la responsabilité de payer cette équipe. Donc il y avait toujours cette question de: comment est-ce que je vais faire rentrer du chiffres, à la fin du mois, pour m’assurer de payer mes salariés? Nous bien sûr on est passé par différentes pistes de financement, telle que la levée de fonds. Mais une levée de fonds, avant de la voir aboutir, c’est beaucoup d’efforts, beaucoup de hauts et de bas, de rencontres, de rendez-vous, de promesses tenues ou pas tenues. Pour moi, la levée de fonds a été assez dure, psychologiquement, on a tenu le cap et toujours motiver l’équipe à venir donner le meilleur d’elle-même, tous les jours en fait. Je ne dirai pas que c’était le pire moment, mais c’était un moment, vraiment, qui était rude. Je l’ai traversé en étant la plus transparente possible avec l’équipe,  en leur racontant exactement comment se passait chaque rendez-vous, en leur disant voilà, à la fin du mois, on a telle somme sur le compte en banque, le mois prochain on va y arriver, on va faire la levée de fonds. Tous ceux qui parmi vous, ont fait un sacrifice, en étant en CDD, ou en stage, ou en auto-entrepreneur, passeront en CDI. Voilà, c’est une promesse, c’est une promesse des deux côtés en fait: croyez en moi, moi je crois en vous. Et c’est ça qui nous a permis de tenir en fait.

FPL: D’accord. Et alors, quand est-ce que les choses ont basculé en votre faveur, quand est-ce que votre business a réellement commencé à fleuri? Et quelles sont les actions qui ont contribué à votre réussite? En d’autres mots, quel a été votre moment d’illumination, si vous pouvez nous raconter cette histoire?

RA: Mon moment d’illumination? Il y en a eu plusieurs. Parce que je pars du principe que même le déclic, même le moment où j’ai eu l’idée d’OptiMiam, c’était un moment d’illumination, pour moi. C’est comme je vous le disais, j’ai démissionné de la finance sans avoir l’idée d’OptiMiam. Je savais juste que je devais créer quelque chose, que je voulais créer mon entreprise. Et c’est quand j’ai rencontré ce que j’appelle mon « déclic intellectuel », c’est quand j’ai rencontré ce vendeur de sushi qui faisait du OptiMiam, en fait, mais de manière archaïque. C’est à dire que ce vendeur de  sushi accostait tous les passants devant son magasin, « moins 50% sur les sushi, un acheté, un offert », là je me suis dit: tiens, il y a un truc là, ce monsieur est en train de mettre en place une initiative totalement louable, il veut vendre moins cher ses produits, parce que c’est la fin de la journée, mais il faut qu’il m’atteigne, il a fallu que je sois dans sa rue. Est-ce qu’il n’y a pas une solution plus intéressante à mettre en place? C’est là que j’ai eu ma première illumination, pour entreprendre. Après il y a eu d’autres idées, bien sûr, il y eu les différents concours qu’on a remportés, et qui nous ont permis d’avoir une validation de l’écosystème entrepreneurial sur le bon sens, la légitimité, sur la possibilité en tout cas, de rentabilité de notre idée. Quels autres moments d’illumination je peux citer? Quand on a signé avec les grandes surfaces. Parce que OptiMiam, à la base, pour permettre aux commerces alimentaires, de vendre leurs produits alimentaires, donc on travaille aussi bien avec des petits boulangers, mais très vite on est monté en partenariat avec des chaînes de restauration comme des Pomme de Pin, des Paul, des Brioche Dorée, et très vite on est passé aussi aux Carrefour, aux Monoprix, au Leader Price et autres. Donc c’est toutes ces petites réalisations progressives qui nous confortent dans le sens où on fait ce qu’il faut, on impacte les bonnes personnes, on impacte la vie de nos utilisateurs qui nous suivent, et qui utilisent l’application tous les jours pour manger moins cher, et sauver la planète.  

FPL: Tribu Digitale, soyez à l’affût, trouvez votre déclic. Observez votre environnement, il y a des problèmes à résoudre partout et vous pouvez y apporter votre propre solution. Raodath, si vous pouviez résumer la ou les leçons clefs que vous avez retirées de cette expériences, quelles seraient-elles? En quelques mots, que pensez vous que la Tribu Digitale de vous retenir comme leçon de votre expérience?

RA: Je dirais deux choses: si vous avez une idée que vous jugez utile et qui peut apporter quelque chose à votre monde, je dis bien à « votre » monde, pas forcément au monde, n’hésitez pas à tester cette idée, à prendre le risque de la lancer, et de voir ce qui peut en sortir. Une autre leçon que je peux apporter: entourez-vous, entourez-vous des compétences et pas de vos amis. Ce qui est important quand on lance un projet, c’est d’avoir les bonnes compétences, nécessaires pour le développement de votre idée. On a tendance à s’entourer de ses premiers amis, des premières personnes que l’on rencontre, parce qu’on ne veut pas être seul, dans son parcours entrepreneurial. Mais attention, il faut plutôt s’entourer des compétences, et non des amis.

FPL: Tribu Digitale, osez! Si vous ne prenez pas de risques, le monde perd à ne pas connaître ce que vous pouvez lui apporter. Et surtout entourez-vous des bonnes compétences! Alors Raodath, nous sommes maintenant arrivés à la partie des questions flash. Ici je vous pose une série de questions en rafale, et vous me répondez en allant à l’essentiel. Est-ce que vous êtes prête?

RA: Je suis prête.

FPL: Quelle est votre définition du succès?

RA: Ma définition du succès, c’est de faire des choses qui comptent pour moi, et mon monde.

FPL: À quoi ressemble votre journée type? Est-ce que vous avez une routine que vous pratiquez chaque jour, par exemple?

RA: Oui, j’écoute des podcasts! J’écoute des podcasts tous les matins pendant que je conduis ma voiture, pour me rendre au boulot. Ensuite je communique beaucoup sur les réseaux sociaux, avec ma communauté, qui me pose beaucoup de questions, justement, sur le parcours entrepreneurial, sur les conseils pour passer de l’idée à la création, pour avoir le déclic. Donc j’essaie de répondre en temps réel à tous ces messages, et de leur montrer également les coulisses de mon parcours entrepreneurial, quand on lance un projet et qu’on rencontre différentes personnes, pour arriver à mener à bien son projet.

FPL: Si vous deviez recommander un livre pratique, quel serait-il, et pourquoi?

RA: Un livre pratique…C’est un livre que j’ai lu il y a très longtemps, c’était The Art of Start, de Guy Kawasaki, c’était en 2013, quand j’ai voulu entreprendre. Pour moi ça a été la Bible, la Bible pour se lancer, parce que pour moi, c’est un livre no bullshit qui va vraiment droit au but, pour vous aider à passer de l’idée à la création, vraiment.

FPL: Quels outils ou appli, productivité ou autre, technologiques ou pas, utilisez-vous régulièrement?

RA: Régulièrement, je dirais Slack, et WhatsApp Web. WhatsApp Web c’est super important pour justement ne pas être accroché à son téléphone, et pouvoir répondre à tous ses contacts, aussi bien privés, c’est aussi bien personnel que professionnel, depuis son ordinateur. C’est peut-être celle que j’utilise le plus.

FPL: Et qu’est-ce qui vous inspire ou vous passionne en ce moment? Quels sont les domaines qui vous paraissent prometteurs?

RA: Je dirais l’éducation, à partir du moment où je suis en train d’observer mon environnement, l’éducation et la santé, sont des domaines sur lesquels mon attention se porte actuellement.

FPL: Et la dernière question c’est la question « Back in Time ». Imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps, et que vous vous retrouvez face à votre « vous » de 18 ans. Vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant, que vous diriez-vous? D’un point de vue pratique, que feriez-vous différemment? Quels plans ou conseils précis vous donneriez-vous pour réussir plus efficacement, et qui n’implique pas d’acheter des billets de Loto, des paris sportifs ou d’investir en Bourse?

RA: Elle est difficile celle-là. Donc si je voulais me parler à moi quand j’avais 18 ans, je me dirais…J’aurais voulu entreprendre encore plus tôt, honnêtement. J’ai entrepris à 24 ans, quand je suis arrivée en France, moi j’ai quitté le Bénin à 16 ans, je suis arrivée en France à 16 ans et demi, j’étais encore mineure; et en partant du Bénin, je me rappelle, j’ai dit à mes parents: « vous ne me reverrez pas avant la retraite ». Parce que je me voyais faire ma vie en France, je me voyais dans cette vie de carrière, je voulais être ingénieure, voilà, Cadre sup, c’était exactement le parcours que j’avais tracé pour moi en fait. Et dans ce parcours, il n’y avait pas l’entrepreneuriat. Il n’y avait pas cette place pour prendre des risques, est-ce que ça marche ou pas, on verra bien. Il n’y avait pas cette notion-là. Donc je me dirais à moi à cette époque, laisse-toi vivre; laisse-toi vivre, sois en éveil, en état d’éveil pour vraiment écouter et observer ce qui se passe autour de toi, laisse une chance à tes envies et à tes projets, au pire ça marchera.

FPL: Tribu Digitale, laissez-vous vivre, n’attendez pas, c’est maintenant qu’il faut agir pour accomplir vos rêves. Raodath, merci! C’est déjà la fin d’épisode, ça a été vite. Merci d’avoir partagé généreusement toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il y en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer et j’espère que l’aventure de Raodath vous inspirera à faire le grand saut. Alors Raodath, pour le mode de la fin: que diriez-vous à nos auditeurs de la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer en tant qu’entrepreneur, ou qui se sentent bloqués. Si vous aviez un seul conseil à leur donner, quel serait-il?

RA: C’est toujours le même conseil: osez croire en vous, et le reste suivra.

FPL: Raodath, vraiment encore merci. Ce fut un vrai plaisir et un honneur de vous avoir parmi nous aujourd’hui. Avant de nous quitter dites-nous comment rester en contact avec vous sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Et si vous avez une annonce à faire, la Tribu Digitale vous écoute!

RA: Merci beaucoup pour cette communication à la Tribu Digitale; alors j’invite votre communauté qui souhaite avoir le déclic pour agir, à me suivre sur mes réseaux sociaux, Instagram et Snapchat: @olaaminou. Je suis très active pour répondre à vos différentes questions. Et l’annonce, c’est que j’ai lancé ma formation pour vous accompagner, pour accompagner toutes les personnes qui veulent devenir des faiseurs, et non plus des rêveurs. J’ai lancé ma formation en ligne, c’est disponible sur mon site web www.raodathaminou.com, et qui est actuellement à -20%, pour le premier mois de lancement!

FPL: Super! Tribu Digitale, vous venez d’entendre Raodath Aminou nous partager avec vous son expérience et ses conseils, c’est à vous de jouer maintenant. Rejoignez-nous revolutiondigitale.fr, et tapez « Raodath » dans la barre de recherche: vous aurez accès à sa page dédiée avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr n’oubliez pas de visiter la page web de Raodath sur www.raodathaminou.com, et de la suivre sur ses réseaux sociaux Instagram Snapchat. Raodath, merci d’avoir partagé votre aventure avec la Tribu Digitale! Au revoir, et je vous retrouve en backstage.

RA: À très bientôt, merci beaucoup!

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LES POINTS À RETENIR

1. COMPRENEZ LES ÉTAPES POUR CRÉER VOTRE STARTUP. Chaque projet est différent, mais Raodath vous montre le chemin, en se basant sur sa propre expérience, et distingue de grandes étapes pour vous aider, une fois que vous avez votre idée: 1- Comment passer de l’idée à la création. 2- Comment tester son projet à petite échelle, avant de le lancer. 3- Comment trouver une équipe avec qui avancer, faire financer son projet 4- Comment faire grossir son projet.

2. DÉDRAMATISEZ LA PRISE DE RISQUES. Prenez du recul par rapport à la possibilité d’un échec. Réfléchissez à ce qui peut vraiment vous arriver de pire, en vous lançant. Si votre projet ne fonctionne pas, vous pouvez toujours vous relever, et repartir sur le marché du travail. Et si vous avez identifié une idée pour votre marché, n’hésitez plus à la tester. Osez, et le reste suivra. Soyez toujours en éveil, à l’écoute, pour laisser une chance à vos envies, à vous projets, de voir le jour.

3. ENTOUREZ-VOUS DES BONNES COMPÉTENCES. Pour mener à bien votre projet, résistez à la tentation de vous entourer des personnes qui vous sont familières, de vos amis. Il est primordial dès le début de vous entourer des personnes qui auront les connaissances et les compétences nécessaires au bon développement de votre projet.

NE RATEZ PLUS AUCUN ÉPISODE!

OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des resources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

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LIVRES

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