Stan Leloup

Fondateur de Marketing Mania et Nomade Digital

Stan Leloup est un pionnier et une référence du podcast en France: il en compte 4 à son actif ! Ancien étudiant de l’ESSEC, ce virtuose du marketing en ligne fait d’abord ses armes avec SeductionAcademy.fr, et propose des cours de développement personnel. Fasciné par l’entrepreneuriat nomade, il part s’installer au Vietnam en 2015. Il lance alors Nomade Digital, le podcast incontournable de ceux qui veulent vivre et travailler n’importe où dans le monde. Passionné par le lien existant entre marketing et psychologie, il est aussi le fondateur de Marketing Mania, où il vous montre comment convertir plus de visiteurs en acheteurs.

http://stanleloup.com/
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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[00:01:34] Intro – Vivre à Hô-Chi-Minh / une communauté d’entrepreneurs
[00:11:26] Projet du Moment – Marketing Mania, convertir ses visiteurs en acheteurs!
[00:14:57] L’Appel à l’Aventure – De la recherche de l’efficacité aux mini-retraites de Tim Ferriss
[00:20:014] Les Tribulations – Partir de rien et tout construire, en apprenant et en développant les compétences nécessaires
[00:22:51] La Révélation et le Triomphe – Les premiers 1000 EUR et les funnels de vente
[00:27:37] Les Questions Flash
[00:36:02] Le Bouquet Final – Trouver un domaine où on peut aider les gens tout en s’amusant

Transcription complète de l'épisode

François Paul Lambert: Notre invité d’aujourd’hui est un pionnier et une référence du podcast en France: il en compte 4 à son actif ! Ancien étudiant de l’ESSEC, ce virtuose du marketing en ligne fait d’abord ses armes avec SeductionAcademy.fr, et propose des cours de développement personnel. Fasciné par l’entrepreneuriat nomade, il part s’installer au Vietnam en 2015. Il lance alors Nomade Digital, le podcast incontournable de ceux qui veulent vivre et travailler n’importe où dans le monde. Passionné par le lien existant entre marketing et psychologie, il est aussi le fondateur de Marketing Mania, où il vous montre comment convertir plus de visiteurs en acheteurs.

Tribu Digitale, j’ai l’immense plaisir d’accueillir aujourd’hui le Maniaque des Conversions: Stan Leloup! Stan, bonjour!

Stan Leloup: Bonjour François.

FPL: Êtes-vous prêt à nous inspirer aujourd’hui?

SL: Je suis prêt.

FPL: Génial! Stan, je viens de donner un petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale. Voulez-vous y rajouter quelque chose, et est-ce que vous pouvez nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle?

SL: Je pense que la chose qui va le plus frapper les gens en entendant parler de moi, c’est que j’habite à l’étranger depuis très longtemps. Je suis parti de France quand j’avais à peu près 20 ans. Aujourd’hui j’habite au Vietnam, à Hô-Chi-Minh-Ville une ville où je suis venu à l’origine parce qu’il y avait une communauté d’entrepreneurs ici qui est très intéressante. Et c’est des gens dont j’avais entendu parler, justement à travers le podcast; et donc que je suis venu rencontrer, parce que tous les gens qui se lancent le savent, c’est utile d’avoir autour de vous des gens qui font un peu la même chose, qui peuvent un peu comprendre un peu vos problèmes, quand vous avez un problème avec votre liste email, des choses comme ça, on ne peut pas forcément parler à sa famille. Et donc c’est utile pour moi, en tout cas au départ, d’avoir des gens autour de moi et qui partager les mêmes idées, et ça je les trouvais à Hô-Chi-Minh au départ.

FPL: Oui, alors Hô-Chi-Minh au Vietnam, vous avez choisi parce que la communauté d’entrepreneurs était déjà sur place, ou c’était vraiment un choix délibéré, après une analyse que vous avez faite de la région?

SL: J’ai fait un peu le tour de différentes villes, il y a différents grand centre de gravité en Asie où vont se fixer des entrepreneurs Web, nomades digitaux. En dehors de Hô-Chi-Minh, il y a Maï en Thaïlande, il y a Bangkok, les Philippines. Et puis pendant un moment il y en avait pas mal Bali en Indonésie, qui étaient des centres de gravité populaires. Et en fait je suis passé à peu près dans tous ces endroits, et j’ai fini par me fixer à Hô-Chi-Minh, parce que c’est là où j’ai le plus accroché avec les gens. Chacune de ces villes va attirer une population un peu différente, avec des ambitions un peu différentes, et Hô-Chi-Minh c’est avec eux avec qui j’ai suis le plus rapidement entendu, et les gens avec qui je partageais le plus de vision sur ce qu’on pouvait construire. Et on avait quelque chose de très intéressant quand je suis arrivé à Hô-Chi-Minh, c’était que c’est une grande ville quand même, mais pourtant une grande partie de ces entrepreneurs habitaient dans une même petite ruelle, et donc on avait une petite ruelle à Hô-Chi-Minh où on avait une quinzaine, une vingtaine de personnes différentes, qui étaient des entrepreneurs, qui habitaient dans cette rue. Et donc vous pouvez aller au restaurant, prendre un petit déjeuner le matin, prendre un café et rencontrer différentes personnes que vous connaissez et qui travaillent sur différents business. Et ça donnait vraiment cet aspect, on appelait ça à l’époque le « Hô-Chi-Minh village », cet aspect de pouvoir sortir de chez vous, y rencontrer des gens. Quelque  chose que l’on n’a pas l’habitude d’avoir dans une grande ville, et qu’on avait à l’époque et ça, ça m’a vraiment fixé, disons dans les premières années dans la ville. Puis maintenant on a un réseau qui est beaucoup plus étendu sur l’ensemble de la ville, mais ça reste à faire à une communauté qui va énormément s’entraider, qui va donner beaucoup de conseils, qui va prendre des personnes qui arrivent un peu sous leurs ailes, et les former, les coacher pour les aider à se développer. Donc ça reste un milieu qui me semble extrêmement généreux et extrêmement accueillant en particulier sur les gens qui ont pas nécessairement une grande expérience ou une grande réputation. Je pense que c’est aussi dû au fait que la personne qui va prendre son billet d’avion, qui va faire le trajet jusqu’au Vietnam a montré quand même un grand engagement dans le projet, et ce n’est pas juste quelqu’un qui vient là pour avoir quelques conseils, quelques idées. C’est quelqu’un qui est prêt à aller jusqu’au bout et qui a montré un engagement, et ça les gens le reconnaissent et ils vont accueillir, même quelqu’un qui comme moi, au départ, avait pas grand chose à apporter en terme de connaissance, était juste un débutant.

FPL: Ça donne presque envie d’aller s’installer là bas! Et en parlant d’installation: est-ce que c’est difficile de quitter, dans votre cas la France, pour aller s’installer à Hô-Chi-Minh et vivre là-bas à temps plein j’ai envie de dire?

SL: D’un point de vue logistique, c’est beaucoup moins compliqué qu’on pourrait l’imaginer. C’est à dire que, même sans parler la langue, débarquer au Vietnam, trouver un appartement, trouver comment vous organisez pour votre vie au quotidien, ce n’est pas très compliqué, en partie parce que vous pouvez vous appuyer sur la communauté sur place qui vous donnerons des conseils, qui vous guideront. Moi justement on m’avait guidé vers cette fameuse rue, le fameux Hô-Chi-Minh village, on m’avait guidé par là, par rapport à des gens que je connaissais. La partie logistique est assez facile, la partie personnelle, émotionnelle va vachement dépendre des gens. Il faut savoir que moi, la dernière fois que j’ai vraiment habité en France, j’avais 20 ans, donc c’était il y a six ans maintenant, et je n’avais pas forcément les mêmes attaches que quelqu’un qui peut avoir une famille sur place. Pour moi c’était assez facile, j’étais encore dans le cadre de mes études, j’étais encore dans un cadre où il était attendu de moi que  j’ai le droit de voyager, que je puisse me permettre de bouger un peu. Et donc j’ai profité de ce cadre-là, et j’ai profité peu de cette flexibilité d’avoir peu d’attaches pour aller découvrir des choses et pour aller rencontrer les gens, là où je savais qu’ils étaient, grâce pas mal le podcast, et puis il y avait quelques forums intéressants sur lesquels les gens allaient comparer les différentes villes, pouvaient avoir des annuaires en fait des nomades digitaux, et où est-ce qu’ils étaient fixés, et on pouvait comme ça un peu où est-ce qu’il y allait avoir des gens intéressants à rencontrer.

FPL: Et d’ailleurs, on l’a dit dans votre bio, en parlant de podcast, vous avez lancé un podcast qui s’appelle Nomade Digital, dans lequel vous partagez avec un de vos collègues, nomade également, votre expérience. D’où vous est venue l’idée de faire ce podcast, à l’origine?

SL: À l’origine, c’était juste une prise de contact entre moi et Paul. Et on était tous les deux dans les mêmes cercles, des cercles qui sont très anglo-saxons, qui tournent autour d’un podcast qui s’appelle le Tropical MBA, et on s’était tous les deux croisés comme ça, et on avait commencé à discuter. Et on avait eu l’idée de faire quelque chose pour la communauté du Nomade Digital  en France. Au départ on pensait à faire un forum, mais pour remplir un forum il faut avoir une présence, faut avoir une audience. D’où l’idée du podcast. Moi j’avais déjà de nombreux épisodes de podcast, c’est quelque chose qui avait bien fonctionné pour moi. Et on s’est dit qu’on pouvait donner un point de vue unique sur la chose, en ayant deux personnes qui vivent un peu ce mode de vie. Et le mode de vie nomade digital, c’est pas  uniquement de voyager: ça pose beaucoup de questions sur l’idée de comment vous vous organisez quand vous travaillez sans patron, comment est-ce que vous rencontrez des gens à l’étranger, la productivité. Les questions d’ambition et les questions plus business, marketing, donc on a ouvert ce podcast pour parler de toutes ces questions, sachant qu’au départ c’était un podcast qui avait été lancé en mode Lean Startup, où on avait dit dans les premiers épisodes: « on va faire seulement 12 épisodes de Nomade Digital. Et puis si ça vous plaît, on en fera plus ». Et il y a eu très rapidement des excellents retours et des gens qui étaient extrêmement accrochés par le podcast. Nous de notre côté on y a pris un grand plaisir, donc on l’a continué. Et aujourd’hui, c’est parmi les contenus que j’ai produits qui ont le plus d’impact sur la vie des gens, et je reçois très régulièrement des emails de gens qui me disent qu’ils ont décidé de se lancer, ils ont décidé de partir voyager dans différents pays, parce qu’ils avaient écouté Nomade Digital, et parce que ça leur avait ouvert des nouvelles fenêtres de possibilités.

FPL: C’est génial. Et comment vous voyez le futur du podcast? Est-ce que c’est un medium que vous entendez continuer, ou bien est-ce qu’il y a d’autres plateformes qui se dégagent, et c’est une mode qui est déjà passée entre guillemets. Ou est-ce que c’est vraiment quelque chose que vous voyez se développer pour le futur?

SL: Pour moi le podcast a une place fondamentale dans la vie des gens. C’est à dire que, pour le plupart d’entre nous, on a des périodes de notre journée où on a des trous, que ce soit dans les transports, que ce soit en faisant la vaisselle, en faisant les courses, en faisant du sport, un moment où c’est difficile de lire un livre, un moment où on peut pas vraiment regarder une vidéo, et le podcast s’insère parfaitement dans ces moments-là de nos vies. Et tant qu’ils continueront à exister, je pense que le podcast va continuer à prospérer. D’un point de vue d’un point de vue du marché c’est ça. De l’autre point de vue, du point de vue du podcasteur lui-même, il y a vraiment une force dans le podcast que je n’ai pas retrouvée autre part. J’ai une grande chaîne YouTube qui tourne bien, qui fait beaucoup de vues. Mais le podcast reste la manière dont les gens vont créer une connexion émotionnelle extrêmement forte avec moi. La personne qui va regarder mes vidéos YouTube aura un certain point de vue, mais la personne qui va vraiment aller écouter podcast, que ce soit Marketing Mania, que ce soit Nomade Digital, va passer des heures avec moi et je suis directement dans ses oreilles, à discuter, à l’accompagner de ce quotidien, pendant qu’il fait des courses, pendant que cette personne fait la vaisselle, le matin quand ils vont au boulot. Et donc il y a une capacité avec le podcast d’accompagner les gens dans les étapes de leur vie qui fait que, même si aujourd’hui les chiffres d’audience sur un podcast et sur une chaîne YouTube sont très loin l’un de l’autre, et je le sais parce que je peux comparer sur mes podcasts dans les mêmes domaines, mais les gens qui écoutent le podcast vont construire une telle relation de confiance avec vous, que ça reste un super médium. Et je pense que, au fil du temps, de plus en plus de gens découvrent le podcast et au final il suffit parfois d’un seul podcast qui vous fait découvrir le médium, et vous allez en écouter plein. Moi j’ai aujourd’hui sur mon téléphone des dizaines de podcasts que j’écoute régulièrement. C’est vrai que la plupart des gens ne le font pas. Donc il suffit que un podcast vous fasse basculer, tout à coup vous allez pouvoir découvrir d’autres choses. Et là-dessus il y a vraiment, à mon avis, une niche unique pour le podcast en termes de contenu.

FPL: Alors Stan, vous êtes aussi impliqué dans beaucoup d’autres projets. Vous en avez lancé avant, vous allez en lancer d’autres j’en suis sûr. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus au sujet de votre projet du moment? Je pense que c’est Marketing Mania, à moins qu’il y en ait un autre. Alors expliquez-nous un peu comment vous générez vos revenus et pourquoi vous avez choisi ce business model?

SL: Marketing Mania aujourd’hui c’est de loin le plus gros projet que j’ai en effet. Marketing Mania au départ c’était plus un modèle d’agence, donc c’était une boîte qui vendait de la prestation de services dans le domaine de la pub Facebook. Aujourd’hui ça a beaucoup changé et aujourd’hui marketing mania vend principalement des formations en ligne. Donc le modèle c’est: je fais des formations en vidéo sur des sujets assez pointus de marketing, et les gens peuvent acheter ces formations et suivre les vidéos à leur rythme, avec un accompagnement de ma part par email et puis je les aide un petit peu comme ça. Le gros avantage de ce modèle, c’est que vous pouvez grossir sans trop de personnel. Donc aujourd’hui quand vous avez une audience, sur YouTube mon audience c’est 83000 personnes, c’est le seul modèle qui me permet de monétiser cette audience sans avoir trop de complications en termes d’employés. Pendant que j’avais l’agence Facebook, j’ai été obligé de recruter pas mal de gens pour gérer des campagnes clients, parce que sinon mon temps était maximisé et je pouvais plus prendre de clients. Et donc l’avantage de la formation en ligne, de ce point de vue-là, c’est que vous pouvez prendre essentiellement autant de clients que vous pouvez en générer, et le produit scale très bien de ce côté-là.

FPL: Quels problèmes vous rencontrez le plus souvent chez vos clients, dans le cas de vos formations en ligne? Quel est le, j’ai envie de dire, le problème numéro un qu’ils vous soumettent en général?

SL: Je dirais que le principal problème que les gens vont rencontrer, c’est la confusion entre l’ensemble des conseils et des tactiques qui leur a été donnés. Si aujourd’hui vous lisez des conseils sur le marketing en ligne, ce n’est pas ça qui manque. Il y a des centaines et des centaines de blogs et des centaines de chaînes YouTube. On se retrouve rapidement avec une to-do list très longue de choses à faire. Ce qui manque parfois aux gens, c’est de savoir quoi prioriser, quoi mettre en avant, par quoi commencer. Qu’est-ce qui est important ou non à faire, et comment structurer tout ça, comment organiser tout ça. Et c’est valable pour quelqu’un qui travaille dessus à plein temps. C’est valable encore plus pour quelqu’un qui fait comme moi et qui lance une entreprise sur son temps libre le soir, les week-end, et qui a quelques heures par semaine à y  consacrer et qui tout à coup a l’impression de tourner en rond et de faire du surplace, parce qu’ils sont tout le temps en train d’essayer de nouvelles choses et en fait rien ne marche vraiment. Et là où je pense qu’il y a vraiment une possibilité de débloquer ces gens-là, c’est en leur donnant une vision plus globale en termes de stratégie, leur montrer sur quoi se concentrer, où commencer, quel système mettre en place pour avoir le maximum d’efficacité, et leur donner un peu ce recul-là, c’est ce qui fonctionne le mieux. Parce que, vraiment les tactiques de base, des conseils comment faire des Likes sur Facebook, comment poster une vidéo sur YouTube, comment créer un site web… Ces choses-là elles sont disponibles largement sur Internet aujourd’hui. Le problème c’est de savoir comment est-ce que je prends tout ça, et je fais quelque chose qui va intéresser des clients derrière, quelque chose qui va pouvoir générer des ventes. Donc c’est la partie plus stratégique qui est, à mon avis, le blocage principal et qui en fait, plus vous avez d’information, plus vous pouvez facilement tomber dans le piège. Et c’est pour les gens qui sont comme moi, des personnalités analytiques, c’est un vrai danger.

FPL: Alors gardons ça à l’esprit, Tribu Digitale, car nous allons maintenant explorer le parcours entrepreneurial de Stan, son aventure en tant qu’entrepreneur. Le voyage qui l’a amené là où il est aujourd’hui. Alors Stan, commençons par cette question, nous l’appelons l’Appel à l’Aventure. Quand avez-vous su, au fond de vous, que vous vouliez devenir entrepreneur? Et si vous ne vous êtes pas lancé tout de suite, qu’est ce qui vous a retenu?

SL: En fait, l’idée m’est entrée dans l’esprit avec une erreur de ma part. C’est à dire que je lisais beaucoup de livres, quand j’étais étudiant, sur la productivité et l’efficacité. Comment étudier plus efficacement, ce genre  de choses. Et un jour je suis tombé sur un livre qui était extrêmement populaire, qui s’appelle la semaine « La Semaine de 4 Heures ». Et la description qui était donnée par l’éditeur de « La Semaine de 4 Heures », j’avais l’impression que c’était un bouquin sur l’efficacité, en fait; comment travailler plus efficacement. Et donc j’ai acheté « La Semaine de 4 Heures » et je me suis mis à le lire dans l’idée que ça me rendrait plus productif. En fait  « La Semaine de 4 Heures », c’est un livre de Tim Ferriss, qui pose la question suivante: c’est et si vous pouviez vivre de manière différente, et si vou pouviez découpler votre revenu de votre temps, et si vous pouviez prendre votre retraite maintenant plutôt que devoir attendre. Il a ce concept par exemple des « mini retraites » où, plutôt que travailler mettons 50 ans, et ensuite prendre votre retraite, vous pouvez prendre votre retraite un mois ou deux mois par an, en prenant une forme de longues vacances. Et donc il y avait plein de concepts comme ça très intéressants et c’est là que l’idée m’est entrée dans la tête. Et derrière je me suis beaucoup documenté, je me suis beaucoup renseigné sur ce qui fonctionnait vraiment dans le marketing web. Il faut savoir  que « La Semaine de 4 Heures » est géniale d’un point de vue conceptuel. D’un point de vue pratique elle a beaucoup vieilli au moment où moi je l’ai découvert ça avait déjà un petit peu vieilli. Et je me suis renseigné sur beaucoup de podcasts, beaucoup de blogs, et je me suis dit: « tiens, il y a quelque chose à faire, je pense que je peux apporter quelque chose, si j’arrive à trouver le bon créneau ». Parce que j’ai toujours bien aimé écrire, j’avais un esprit assez analytique, je comprenais bien les systèmes. Donc j’avais cette idée-là. Ça a pris un petit moment vraiment pour moi à prendre forme, à décoller, parce que justement, par rapport à ce que je disais tout à l’heure, il faut prendre un sens des priorités, il faut prendre un sens de la stratégie. Au départ, on passe beaucoup de temps à faire des choses qui au final n’ont pas une grande importance.

FPL: Et en plus vous vous êtes lancé, vous avez quitté vos études pour vous lancer, donc vous avez quand même pris un risque. Et maintenant, on peut dire presque que vous vivez « La Semaine de 4 Heures » telle qu’elle a été imaginée par Tim Ferriss, du Vietnam, online… etc.

FPL: Je n’ai pas tout à fait quitté les études pour me lancer, dans le sens où j’ai lancé mon business pendant que j’étais en étude encore, et quand j’ai quitté les études ça générerait déjà pas mal de revenus. Donc j’en vivais déjà largement avant de quitter. J’ai pas pris le risque ultime de partir sans filet de sécurité. J’avais déjà quelque chose qui tournait et je faisais face à un dilemme, c’est-à-dire: est-ce que je continue à perdre beaucoup de temps avec mes études sur quelque chose que, au final, je ne vais pas faire, parce que je sais déjà que je vais continuer à faire des choses en ligne. Ou est-ce que je me concentre à fond sur mon business en ligne. Est-ce que je frappe le fer tant qu’il est chaud. Donc j’ai choisi la deuxième option, jai choisi de me concentrer dessus. Sur la question de « La Semaine de 4 Heures », je pense que le grand débat dessus est lié au titre du livre, parce que le titre du livre est assez différent du contenu. Et Tim Ferriss lui-même, c’est quelqu’un qui a un excellent podcast, qui écrit des livres et que je continue toujours à suivre avec un très grand intérêt. Tim Ferriss ne travaille pas quatre heures par semaine. Il dit lui-même que le titre de son livre est issu d’un split test sur AdWords. Donc il avait testé différents titres, et c’était le titre qui générait le plus de clics. Donc c’est le titre qu’il a donné. Je pense qu’on pourrait facilement dire que je vis « La Semaine de 4 Heures ». Après je travaille beaucoup plus de quatre heures par semaine. Je travaille essentiellement à plein temps, et là où « La Semaine de 4 Heures » se retrouve dans ce que je fais, c’est sur l’effet de levier incroyable qui est produit. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, mon business tourne sur le fait de créer des vidéos sur YouTube. Une fois qu’une vidéo est créée, elle tournera pour essentiellement tant que YouTube existe, et elle continuera à apporter des vues et du trafic. Les vues derrière, et le trafic ça va vers une séquence email qui est aussi automatisée. L’ensemble de la vente des produits est aussi automatisé. Donc il y a un système qui génère des revenus qui est entièrement automatisé. Derrière bien sûr c’est à moi de l’entretenir, de créer du nouveau contenu, d’avoir de nouvelles idées, de faire que le contenu, le business et les idées restent vivants, pouvoir accompagner également les gens.

Mais effectivement cette idée de Tim Ferriss qui est  la systématisation; le principe de la loi de Pareto, c’est-à-dire identifier les 20% d’activité qui vous donnent le 80% de résultat, ça c’est quelque chose que j’ai vraiment pris à cœur depuis plusieurs années, et au final ça donne aujourd’hui un système qui…la grande majorité du travail a déjà été fait, et moi j’ajoute juste une petite pierre à l’édifice chaque jour, mais ça crée quelque chose qui est assez significatif, avec tout le travail de systématisation qui a été effectué.

FPL: Super merci pour ces précisions Stan. C’est vrai qu’un entrepreneur, tous les entrepreneurs travaillent énormément.  « La Semaine de 4 Heures »,  c’est un peu c’est un peu un mythe. C’est vraiment l’idée plutôt qui est derrière le livre qui est importante. Et le parcours de l’entrepreneur en lui-même, il n’est pas toujours facile, il est semé d’embûches. Alors maintenant Stan, j’aimerais bien que vous nous parliez un peu de votre parcours dans les moments sombres, c’est-à-dire les moments difficiles. Parlez-nous un peu de votre pire moment en tant qu’entrepreneur. On parle souvent de l’échec chez les entrepreneurs, dans ce podcast j’y fais souvent référence. Dans certaines cultures, l’échec est vu comme un vecteur de la réussite, notamment chez les Américains. Est-ce que vous êtes d’accord avec ça? Et racontez-nous quel a été votre pire moment en tant qu’entrepreneur.

SL: Je pense que le départ pour moi a été assez difficile, parce que j’étais essentiellement incompétent. Quand j’ai démarré, j’ai passé pas mal de temps à tester des choses, à essayer de faire décoller un site, à essayer d’écrire des articles, de me faire connaître. À l’époque, je n’avais pas de compétences particulières en marketing, je travaillais dans le domaine de la séduction et du développement personnel. Mais je n’étais pas meilleur que les autres et donc j’avais du mal à décoller. Et je pense que ça m’a pris un an, un an et demi avant de vraiment mettre en place les compétences, qui au final ont fait que ça a fonctionné. Donc pour moi le départ c’était juste l’idée de comprendre ce qui fonctionnait pour moi, ce qui allait marcher ou non, et j’avais vraiment des mois entiers où je travaillais et je n’étais pas exactement sûr de si j’avais avancé ou pas. J’avais l’impression que ok, j’ai écrit des articles, et j’ai envoyé des emails à plusieurs personnes, j’ai fait ci, j’ai fait ça. Mais il n’y a pas de chiffres concrets qui me dit que j’ai acquis des nouveaux clients, ou même des nouveaux prospects qui puissent être intéressés par quelque chose derrière. Donc il y avait cette longue période d’apprentissage, de passage à vide, où la seule chose qui me faisait vraiment continuer, c’était essentiellement la vision et la foi. Mais il n’y avait pas vraiment de résultats concrets pour prouver que les choses avançaient dans un sens ou dans l’autre. Si ce n’est peut-être la sensation d’apprendre. Pour moi vraiment la différence avec le fait qu’aujourd’hui je n’ai pas une telle galère à faire décoller un projet, c’est qu’aujourd’hui je connais les compétences, je connais les stratégies, je sais où aller. Je sais ce qui est important et ce qui est moins important. Et là c’est quelque chose que j’ai dû apprendre à partir de zéro au départ. Effectivement ce n’est pas toujours facile parce que autour de vous vous n’avez que des gens qui pensent que ce que vous faites c’est un peu bizarre et ça ne marchera pas, parce que gagner de l’argent sur Internet ça marche pas et ça existe pas. Donc il fallait vraiment avoir la vision, avoir des personnes qui peuvent vous inspirer. Pour moi le podcast a joué un grand rôle dans cette période, de pouvoir écouter tous les jours des gens qui le faisaient, ça rend les choses un peu plus réelles à mes yeux.

FPL: Justement alors Stan, que s’est il passé ensuite? Quand est-ce que les choses ont véritablement basculé en votre faveur, que votre business a commencé à fleurir? En d’autres mots, quel a été votre moment d’illumination? Racontez-nous ça.

SL: Je dirais que le moment où les choses ont vraiment basculé, c’est le premier mois où le business a généré plus de 1000 euros. Parce que pour moi, c’était un peu une barrière symbolique. C’était aussi un chiffre avec lequel je savais que je pouvais survivre. En particulier si j’allais en Asie, je me disais que je pouvais survivre avec ça, et qu’en tout cas je pouvais continuer à développer les choses, et que les choses commençaient à avoir un petit peu de traction. Et ce qui a permis de faire cette bascule-là, dans mon cas c’était de devenir bon sur un élément précis du business que j’étais en train de construire et c’était vraiment la rédaction de pages de vente, du tunnel. Savoir comment vendre, savoir comment prendre quelqu’un qui vous connaît pas trop vous pas trop confiance, qui a vaguement entendu parler de votre produit, mais pas tant que ça. Et vraiment démontrer à cette personne, par A+B, que vous avez la solution à son problème. Et quand j’ai commencé à aller vraiment profond dans cette thématique-là, et quand j’ai commencé à être capable de prendre une liste email, qui était à l’époque très réduite, c’était quelques centaines de personnes, donc c’était vraiment quelque chose qui est négligeable en termes d’audience, mais vraiment pouvoir convaincre ces gens que mon produit était intéressant, et était unique par rapport à ce qui existait autres part. Donc c’est vraiment la rédaction, le copywriting, la rédaction de pages de vente, la rédaction d’emails de vente, qui a fait la différence, et qui a fait cette bascule. Et en fait, quand vous avez quelque chose qui peut faire 1000 – 1200 euros par mois, tout d’un coup vous avez des options, parce que vous pouvez vous dire: Tiens, j’ai trouvé ces 300 personnes, et parmi eux il y en a 10 qui ont acheté. Et il suffit maintenant chaque mois d’en trouver 300 de plus, ou 1000 de plus, pour pouvoir avoir quelque chose qui fonctionne. Tout à coup vous avez des chiffres, vous avez ce taux de conversion vous avez cette valeur par prospect, et ça donne les bases de quelque chose qui peut être financièrement viable. C’est vraiment la brèche dans laquelle je me suis engouffré. C’est pour ça qu’aujourd’hui, si vous regardez le contenu produit sur Marketing Mania, c’est presque centré autour de ce sujet, presque entièrement centré autour de l’idée de copywriting, de conversion, de comment vendre sur internet quand les gens ont pas la possibilité de vous voir en face à face, quand les gens viennent forcément avec un scepticisme qui est du fait que « On essaie de me vendre structurante, je me demande si ça ne va pas être une arnaque ». Et comment mettre les éléments en place pour que les gens fassent confiance, aient envie d’acheter votre produit, pour qu’ils voient votre produit comme quelque chose qui va apporter une solution pour eux et qui va leur apporter de la valeur

FPL: Alors Stan, si vous pouviez résumer la ou les leçons-clefs que vous avez retirées de votre expérience jusqu’à maintenant, quelle serait-elles? Je veux dire en quelques mots, que pensez-vous que la Tribu Digitale doive retenir comme leçon de votre expérience?

SL: Pour moi la leçon c’est qu’il faut apprendre à vendre. Je pense que toute entreprise fonctionne sur une chose, c’est de pouvoir faire rentrer des ventes. C’est bien d’avoir un bon produit, c’est bien d’avoir des bonnes idées, mais au final si vous n’arrivez pas à faire entrer les ventes, vous allez tout le temps galérer. Et moi ce n’est pas quelque chose qui m’est venu naturellement. Je n’étais pas quelqu’un qui était un vendeur né. C’est pour ça que le Web m’a pas mal aidé, parce que ça me permettait de toucher beaucoup de monde avec mon contenu. Et je pense que au départ j’avais cette idée que j’allais pouvoir me cacher derrière les techniques, avoir un super référencement, faire entrer beaucoup de prospects. Au final, ce qui a fonctionné c’était d’apprendre comment est-ce qu’un être humain prend la décision. De l’autre côté de l’ordinateur, ce n’est pas un chiffre, c’est une personne, et cette personne va pas acheter un produit juste pour vous faire plaisir. Cette personne va acheter parce qu’elle voit un bénéfice concret dans sa vie. Et comprendre comment ça fonctionne, comprendre comment cette psychologie, cette décision fonctionne, pour moi ça a été LA chose qui a fait la différence. Et à chaque fois que l’un de mes projets, que ce soit Nomade Digital, que ça Marketing Mania, que ce soit  le site de séduction, aller dans le sens de cette psychologie et répondre vraiment à ce besoin, ça a fonctionné. À chaque fois que je pensais que j’avais une super idée, mais que ça répondait pas nécessairement à un besoin brûlant pour la personne, ça ne fonctionnait pas. Pour moi j’en reviens à la psychologie humaine et j’en reviens sur cette compétence d’être capable de faire de la vente.

FPL: Tribu Digitale, apprenez à vendre! Et d’ailleurs, on se vend tous les jours, que ce soit pour obtenir un job, auprès d’un employeur avec son CV,  ou pour attirer quelqu’un dans sa vie, il y a toujours une part de séduction, il y a toujours une part on l’on se vend. On est tous, qu’on le veuille ou non un peu des vendeurs, des marketeurs, mais c’est une technique,  une soft skill qu’il faut développer. Merci Stan, nous sommes maintenant arrivés à la partie des « questions Flash ». Alors ici je vous pose une série de questions en rafale, et vous me répondez en allant à l’essentiel. Est-ce que vous êtes prêt?

SL: Je suis prêt.

FPL: Quelle est votre définition du succès?

SL: Pour moi c’est très simple. Pour moi le succès, c’est d’avoir la liberté sur votre vie, sur votre temps, sur votre géographie et pouvoir faire un petit peu ce qui vous intéresse. C’est l’objectif pour moi, plus que générer le maximum d’argent, parce qu’au final je ne sais pas exactement quoi faire. Mais en revanche je sais exactement quoi faire de mes semaines quand j’ai la liberté de m’organiser.

FPL: À quoi ressemble votre journée-type?

SL: Ma journée idéale, c’est une journée où je passe la majorité de mon temps à travailler sur mon contenu. Je me lève à 7 heures en général, je vais prendre un petit déjeuner, et ensuite je vais essayer d’écrire pendant quatre – cinq heures. Donc en général j’écris mes vidéos, des choses comme ça. Et puis dans l’après-midi je vais aller faire du sport, en milieu de journée comme ça il y a moins de monde. Ensuite quand je rentre chez moi généralement je fais des petites choses du type: les appels, les emails et je finirai ça avec en général aller lire. Et puis le soir on va souvent regarder un film ou quelque chose comme ça, quelque  chose de tout à fait normal en fin de journée. Pour moi le truc à retenir là-dessus, c’est un concept qui vient de Paul Graham qui s’appelle « Maker and Manager ». C’est l’idée que si vous voulez créer des choses, vous devez bloquer du temps pour créer ces choses, vous pouvez pas écrire entre deux rendez-vous, et pour moi c’est vraiment bloquer les 4 – 5 premières heures de la journée, pour créer quelque chose, en général pour écrire une vidéo, pour écrire un email.

FPL: Si vous deviez recommander un livre pratique quel serait-il, et pourquoi?

SL: Pour moi il y a aucun doute, « Influence et Manipulation », de Robert Cialdini, un classique de la psychologie sociale qui date des années 80. C’est un livre que j’ai fait acheter à des centaines de personnes, parce que j’ai enregistré un podcast dessus. J’ai enregistré un résumé en podcast de ce bouquin. C’est l’histoire de Robert Chiellini, qui est un psychologue, qui se demande comment est-ce que les gens vendent, et qui va s’inscrire à toutes les formations de télémarketing, de vendeur de voitures, il va même étudier différentes sectes religieuses pour voir comment ils recrutent les adhérents, et il va cataloguer leurs techniques en six grandes catégories. Ces six grandes catégories sont aujourd’hui le vocabulaire commun de tous les gens qui vont faire du marketing, du copywriting. C’est un livre que je recommande absolument à tout le monde, très agréable, très intéressant à lire. Et puis un vrai classique, donc c’est « Influence et Manipulation », de Robert Cialdini.

FPL: Quels outils ou applis, productivité ou autre, utilisez-vous régulièrement?

SL: J’utilise énormément des applis que tout le monde doit un peu connaître, comme Evernote, Google Docs. Je pense que celle que les gens doivent connaître, c’est un outil qui s’appelle Toggl, et qui permet de suivre votre temps. Ce qui veut dire que chaque minute de temps de travail est catalogué dans cette application. Vous avez un champ où vous pouvez écrire ce que vous êtes en train de faire. Et puis vous appuyez sur le bouton « Play », et vous avez un minuteur qui va calculer le temps que vous avez passé sur telle ou telle chose, et vous pouvez ensuite catégoriser les choses par projet. Ce que ça vous permet de faire, c’est que ça vous permet de savoir concrètement, dans votre semaine, combien de temps vous avez travaillé, et comment se répartit votre temps. Pour moi il y a des choses qui sont extrêmement importantes, comme le fait d’écrire des vidéos, comme le fait de développer par exemple un nouveau produit. Mais c’est des choses sont d’assez longue haleine, qui peuvent facilement tomber à l’abandon si vous ne vous forcez pas trop à travailler dessus.

Et c’est aussi, ça a été prouvé par des études, que les gens sont extrêmement mauvais pour savoir où est-ce qu’ils passent leur temps. Et donc moi ça me permet d’avoir un enregistrement objectif de là où mon temps est passé, de combien d’heures j’ai passé sur tel projet, combien d’heures j’ai passé dans les emails, ce qui me fait toujours extrêmement peur, quand je vois le temps qui est investi là-dedans. Et c’est quelque chose que je fais de manière très régulière depuis trois ans. L’outil s’appelle Toggl, et il est gratuit, si vous êtes seul. Il faut uniquement commencer à travailler quand vous avez l’ensemble de votre équipe dessus –  Commencer à payer, quand vous avez l’ensemble de votre équipe dessus.

FPL: J’adore Toggl, je l’utilise moi-même. C’est incroyable ce qu’on peut découvrir avec cette application, plus particulièrement où son temps va et combien de temps on passe. Ah ben je suis content de rencontrer quelqu’un qui l’utilise aussi. Merci pour ça,  Stan. Alors qu’est-ce qui vous inspire ou vous passionne en ce moment?

SL: Dernièrement, ce n’est pas extrêmement original, je me suis énormément penché sur la question des crypto-monnaies, parce que j’ai planifié une vidéo dessus et je me suis énormément intéressé à ce sujet. Plus globalement, j’ai eu un intérêt depuis très longtemps sur la question de l’écriture, et en particulier la manière dont les scénaristes hollywoodiens vont structurer les scénarios du film. Il y a beaucoup de chaînes YouTube très intéressantes là-dessus. Je peux en conseiller quelques unes qui sont anglophones: il y a le Nerd Writer, il y a une chaîne s’appelle Lessons from the Screen Play, il y a un monsieur qui  s’appelle Patrick H Willems. Et c’est tous des chaînes qui vont décomposer un film, décomposer une scène, vous explique comment ça fonctionne, pourquoi il y a tel choix qui a été fait à tel moment qu’un autre. C’est quelque chose qui m’a toujours extrêmement fasciné, et qui a énormément d’applications en fait dans le marketing et la création de contenu, c’est-à-dire mon travail quotidien.

FPL: La dernière question, c’est la question Back in Time c’est ma préférée. Et ici je fais une petite pause pour la Tribu pour leur expliquer que, Stan, vous avez également un podcast dans lequel vous posez vous-même une question similaire à vos invités. Alors ici ça va être assez rigolo de voir ce que vous allez répondre un peu à votre propre question, finalement. Alors, imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouvez face à votre « vous » de 18 ans. Alors c’était il y a peut-être pas très longtemps, mais vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous savez maintenant, que vous direz-vous? D’un point de vue pratique, quels plans ou conseils précis donneriez-vous à votre jeune alter ego pour réussir, et qui n’implique pas d’acheter des billets de Loto, des paris sportifs ou d’investir en Bourse. Ce serait trop facile.

SL: Je pense que ce qui me manquait énormément à l’époque, c’était d’avoir la vision d’une alternative. Quand j’avais 18 ans, j’étais plutôt un bon élève, donc le moule dans lequel j’étais poussé, c’était de faire prépa et puis d’intégrer derrière une Grande École. J’avais pas envie de le faire. Je me souviens très distinctement de dire « non j’ai pas envie de le faire », mais au final vous allez voir comme alternative? Vous pouvez aller à la fac, ça ne vous avance pas beaucoup plus. Donc je n’avais pas la vision de « Tiens il y a une autre façon,  il y a notre manière de voir les choses ». Donc je pense que ce j’aurais essayé de faire, c’est de m’ouvrir les yeux sur ces alternatives. J’aurais si possible amené trois livres, parce que je pense que je suis le genre de personne où la meilleure manière de m’influencer, c’est de me donner des livres. Donc les trois livres que j’ai notés, c’est « La Semaine de 4 Heures », un bouquin qui s’appelle « The Millionnaire FastLane » and M.J. DeMarco et les Gary Halbert Letters, qui est un livre sur le copywriting. Et j’aurais essayé d’ouvrir la voie là-dessus. Et déjà à l’époque, il y avait beaucoup d’informations sur Internet, sur comment créer des sites Web, à l’époque c’était beaucoup les sites de niche. C’est quelque chose que j’aurais très bien pu faire à l’époque, et j’aurais pu me lancer beaucoup plus tôt dans ce domaine-là et j’aurais pu faire des choses intéressantes, et j’aurais pu surtout avoir l’impression qu’il y avait une alternative possible dans ma vie, plutôt que de devenir banquier. Donc j’aurais essayé de trouver différents moyens de m’ouvrir un peu les yeux sur les possibilités. Même s’il est possible qu’à 18 ans, j’aurais pas été forcément prêt à vraiment tout lâcher et à monter une entreprise, je pense que j’aurais pu jouer un petit peu sur le côté, apprendre des choses, continuer à expérimenter, et en tout cas avoir l’impression que « tiens, voilà un chemin qui m’intéresse, voilà un chemin qui correspond à tous mes intérêts, et c’est dans cette direction que j’ai envie d’aller. »

FPL: Tribu Digitale, explorez vos alternatives. Lisez des livres. Il n’y a pas qu’une seule voie. Expérimentez, faites vos erreurs. Stan, merci beaucoup. Nous sommes maintenant arrivés à la fin de l’épisode. Merci d’avoir partagé généreusement toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il y en a encore parmi vous qui hésitent à se lancer. Et j’espère que l’aventure de Stan vous inspirera à faire le grand saut. À ce titre Stan, pour le mot de la fin. Que diriez-vous à nos auditeurs de la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer en tant qu’entrepreneur, ou qui se sentent bloqués? Si vous avez un seul conseil à leur donner, quel serait-il?

SL: Mon conseil, ça serait de trouver un domaine où vous pouvez peut-être aider les gens, de trouver une petite idée, de trouver quelque chose de tout simple, de tout bête, et de le faire dans votre temps libre et de voir si ça vous plaît, si ça vous amuse.

FPL: Trouvez un problème à résoudre, Tribu Digitale! Et je suis obligé de vous demander, Stan, est-ce que vous pouvez nous donner aussi un petit conseil conversion, un petit conseil marketing pour la Tribu Digitale, quelque chose qu’on peut mettre en place ou activer tout de suite.

SL: Je dirais que le plus simple c’est vraiment de clarifier la proposition de valeur. Je vois beaucoup de gens qui ont un site et au final vous arrivez sur le site et vous ne comprenez pas directement de quoi il s’agit, il faut un petit peu creuser. Il faut que sur votre page d’accueil, quand vous arriviez, je comprenne en moins de 15 secondes exactement de quoi parle ce site, et ce qu’il va m’apporter. Et ça peut pas être planqué sur votre page « à propos ». Ça peut pas être un slogan un petit peu évocatif, un petit peu poétique, il faut quelque chose de très prosaïque qui me dit qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que je suis censé en tirer. Parce que les gens vont pas passer temps tant que ça, à se casser la tête pour comprendre de quoi parle votre site web.

FPL: Stan, vraiment merci! Ce fut  un plaisir et un honneur de vous avoir parmi nous aujourd’hui. Alors avant de nous quitter, dites-nous comment rester en contact avec vous, sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Et si vous avez une annonce à faire, la Tribu Digitale vous écoute.

SL: Là où la plupart des gens me suivent, c’est sur la chaîne YouTube, donc vous tapez « YouTube Marketing Mania ». La meilleure vidéo pour commencer, c’est ma vidéo sur le Loup de Wall Street, qui apparaîtra directement si vous cherchez la chaîne Youtube. C’est ma vidéo la plus populaire et je pense qu’elle présente bien la philosophie de la chaîne, et puis ça parle d’un sujet sur le film du Loup de Wall Street qui est assez drôle. Sinon le site c’est marketingmania.fr. Et là-dessus vous allez avoir tout un tas de formations qui sont gratuites, sur la création d’un site web qui est persuasif, sur la création d’une audience, sur la création de pubs Facebook…Ça c’est sur la page d’accueil. Donc Marketingmania.fr. C’est aussi un bon endroit où me retrouver

FPL: Tribu Digitale, vous venez d’entendre Stan Leloup partager avec vous son expérience et ses conseils. C’est à vous de jouer maintenant. Rejoignez-nous cette revolutiondigitale.fr, et tapez « Stan » dans la barre de recherche: vous aurez accès à sa page dédiée avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr, n’oubliez pas de visiter les pages de Stan sur YouTube: Marketing Mania, et sa page web marketingmania.fr et suivez-le sur ses réseaux sociaux. Stan, merci encore d’avoir partagé votre aventure avec la Tribu Digitale. Au revoir, et je vous retrouvant en backstage.

SL: Merci François.

LES POINTS À RETENIR

1. TROUVEZ UN PROBLÈME À RÉSOUDRE. Trouvez un domaine dans lequel vous pouvez aider les gens, un problème à résoudre. Trouvez une petite idée, quelque chose de tout simple, et commencez à la développer dans votre temps libre. Voyez si cela vous plaît…et allez-y!

2. APPRENEZ À VENDRE. Développez cette compétence. Même si vous n’êtes pas marketeur dans l’âme, vendre reste la clef de votre réussite. La bonne nouvelle, c’est que le web peut vous aider en vous permettant de toucher énormément de monde, et potentiellement des clients. Apprenez comment ces personnes prennent leur décision d’acheter, comment votre produit, votre service, lui apporte de la valeur. Cela passe par exemple sur votre site par la clarification de votre proposition de valeur.

3. OPTIMISEZ LA GESTION DE VOTRE TEMPS. Comprenez comment est organisé votre temps, où et à quoi vous le passez. Utilisez les outils adéquats pour cela, et assignez-vous des plages horaires spécifiques et limitées pour vos emails, pour rédiger du contenu…etc. Assignez ce temps à des tâches précises.

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des resources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

NerdWriter1

Sur la structuration des scénarios de films (en anglais)

Lessons from the Screen Play

Sur la structuration des scénarios de films (en anglais)

Patrick H Willems

Sur la structuration des scénarios de films (en anglais)