Danièle Henkel

Les Entreprises Daniele Henkel, Inc.

Danièle Henkel est une entrepreneure incroyable, qui a su imposer sa marque devenue symbole du mieux-être. Courageuse, elle transforme chaque défi en conquête, et a su faire de son expérience de femme immigrée au Canada l’une de ses forces. Véritable passionaria de l’essor de l’entrepreneuriat québécois – et féminin, elle n’hésite pas à soutenir et accompagner les entreprises dans lesquelles elle croit, comme elle l’a fait pendant 5 saisons de la célèbre émission « Dans l’Œil du Dragon »… Influenceure incontournable et surtout, femme de cœur, elle ne compte plus les récompenses honorifiques. Elle s’investit au Canada, en Europe et en Afrique dans de nombreuses causes et se dédie notamment à représenter un Québec plus fort et ouvert sur le monde.

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[00:01:39] Intro – Le pouvoir de l’intuition
[00:06:10] Projet du Moment – La voie du mieux-être et du bien-être
[00:11:43] L’Appel à l’Aventure – Le sens du leadership
[00:15:24] Les Tribulations – Entreprendre en famille – Avoir une vision, prendre du recul, bâtir la confiance
[00:21:44] La Révélation et le Triomphe – La joie fondamentale du partage
[00:23:54] Les Questions Flash
[00:31:25] Le Bouquet Final – Trouver sa vraie passion et la tolérance envers soi-même

Transcription complète de l'épisode

François Paul Lambert: C’est au Québec que nous allons aujourd’hui rencontrer une entrepreneure incroyable, qui a su imposer sa marque devenue symbole du mieux-être. Courageuse, elle transforme chaque défi en conquête, et a su faire de son expérience de femme immigrée au Canada l’une de ses forces. Véritable passionaria de l’essor de l’entrepreneuriat québécois – et féminin, elle n’hésite pas à soutenir et accompagner les entreprises dans lesquelles elle croit, comme elle l’a fait pendant 5 saisons de la célèbre émission « Dans l’Œil du Dragon »…Influenceure incontournable et surtout, femme de cœur, elle ne compte plus les récompenses honorifiques. Elle s’investit au Canada, en Europe et en Afrique dans de nombreuses causes et se dédie notamment à représenter un Québec plus fort et ouvert sur le monde. Tribu Digitale, j’ai l’immense honneur d’accueillir pour vous une Grande Dame, que j’admire énormément : Madame Danièle Henkel.

Madame Henkel, bonjour!

Danièle Henkel: Bonjour François, vous allez bien?

FPL: Je vais très bien! Merci de nous rejoindre aujourd’hui. Est-ce que vous êtes prête à nous inspirer?

DH: Bien je crois que oui. Et puis vous êtes déjà inspirant, et je vois qu’il y a de la passion dans l’air, donc je ne pourrais être passionnée moi-même.

FPL: Génial! Alors Madame Henkel,  je viens vraiment de donner un tout petit résumé de qui vous êtes à la Tribu Digitale. Votre histoire est véritablement passionnante, et incroyablement inspirante. Est-ce que vous voulez quand même rajouter quelque chose, et est-ce que vous pouvez nous donner un petit aperçu de votre vie personnelle?

DH: Écoutez ma vie personnelle c’est une… D’abord je suggérerai, pour ceux qui sont intéressés: je n’oublie pas que j’ai écrit deux livres, dont un qui est véritablement ma biographie, de ma naissance jusqu’à la femme d’affaires que je suis, et qui s’appelle « Quand l’intuition trace la route ». Je crois que dans ce livre, et ce que ce que l’on dit, parce que je l’ai écrit il y a quand même trois ans et demi, que c’est un livre qui a permis à plusieurs personnes, autant des jeunes entrepreneurs ou moins jeunes, femmes et hommes, de se poser les bonnes questions, et de réfléchir sur leurs motivations, à se partir en affaires ou pas. Et pour moi c’est véritablement un privilège, je dirais, que de pouvoir inspirer à travers une vie, parce que je le dis souvent: c’est la seule chose que vraiment on sache. Vous savez on dit souvent, est-ce qu’on est capable de savoir ce qui peut se passer dans le futur? Et je n’arrête pas de dire non, on ne peut pas. On peut penser, on peut réfléchir, on peut faire des plans stratégiques, mais on ne sait pas. Et la seule chose qu’on sache, c’est le chemin que l’on a parcouru pour arriver quelque part. Donc c’est le partage que je fais.

FPL: Et alors justement, vous parlez de votre autobiographie »Quand l’intuition trace la route ». J’imagine votre livre parle de la force de l’intuition. C’est quoi exactement l’intuition? De quoi parlez-vous quand vous parlez d’intuition?

DH: Écoutez l’intuition d’abord c’est un sentiment, puis on le ressent de façon différente d’une personne à l’autre. Et on a souvent dit que les femmes étaient très intuitives, n’est-ce pas? Mais moi j’ai eu le plaisir d’avouer que nous avons tous et toutes de l’intuition. Les hommes, vous avez aussi de l’intuition. C’est juste que elle ne s’exprime pas de la même façon. Et merci mon Dieu. D’où l’importance de rappeler que être intuitif, je dirais que c’est être à l’écoute peut-être, à l’écoute de soi, à l’écoute des signes; les signes sont physiques, les signes sont aussi très présents et on peut les voir. On dit souvent que les opportunités arrivent, mais on les voit on ne les voit pas, n’est ce pas. Et donc c’est la même chose pour l’intuition. On ressent des choses, je vous donne un exemple: il m’arrive, il m’est arrivé, il m’arrive encore, vous savez on a, des fois on rentre dans un magasin. Et puis en entrant dans un magasin, ou dans une maison ou quand on rencontre quelqu’un, on a un sentiment bizarre, je ne sais pas si…des fois on a la chair de poule, et puis des fois on se dit: « je sais pas, je me sens pas bien ». Il n’y a rien qui détermine le pourquoi on se sent bien ou on se sent bien. Ben c’est ça de l’intuition. C’est que à l’écoute, il faut peut-être, à ce moment là, lever la tête et se poser la question: qu’est ce qui se passe? Qu’est ce que je dois voir, que je ne vois pas? Qu’est ce que je dois arrêter de dire et écouter? Qu’est ce qui se passe à ce moment où mon corps me parle, ou du moins, c’est cette fameuse institution, ce fameux sentiment qui est en train de vouloir me prévenir de quelque chose que je dois ou entendre ou voir.

FPL: Tribu Digitale, soyez attentifs à votre ressenti à votre intuition. Alors, Madame Henkel,  vous êtes impliquée dans beaucoup de projets, vous avez plusieurs entreprises. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus au sujet de votre projet du moment, et surtout, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous générez vos revenus, et pourquoi vous avez choisi ce ou ces business models?

DH: Tout d’abord je dois dire que j’ai choisi, j’allais dire « rejoint », rejoint la communauté de la beauté, c’est bien dit. Mais j’ai choisi véritablement, j’ai choisi le domaine de la beauté, de la santé qu’on appelle communément le « mieux-être » ou le « bien être », il y a très longtemps, donc il y a plus de 21 ans, et c’était fait de façon presque intuitive, naturelle. Je n’ai pas forcé la donne. Ce n’est pas quelque chose que j’ai dit: « Ah ben tiens ça pourrait peut-être fonctionner ». Non. C’est un domaine qui m’a toujours passionnée, parce que d’abord, j’ai toujours été une athlète. Ma maman m’a toujours mise à faire de la danse classique, à faire de la gymnastique, à apprendre à respirer, à être disciplinée, et donc je trouve que dans la beauté il y a bien entendu le volet sportif, physique, mental. On pense, on réfléchit, on écoute, on est discipliné, et c’est quelque chose qui me parle: le corps, ça fonctionne comment? J’ai fait plusieurs recherches, et j’ai décidé donc de me lancer dans ce domaine, et je me suis rendue compte que bien-sûr nous avons tellement, tellement de choses à faire; à faire et à défaire. C’est pour ça que le domaine m’a plu, parce que c’est en fin de compte un domaine où on doit éduquer, beaucoup. Il faut reprendre contrôle de « c’est quoi mon corps et comment mon corps fonctionne, le mien? ». Parce qu’on est très différents les uns des autres. Génétiquement, physiologiquement, métaboliquement, on est unique. On est un, un seul. Il n’y en a pas deux qui vont ressembler physiquement, métaboliquement, physiologiquement, de mon ADN à moi, à vous. Vous êtes unique, il n’y en a qu’un seul. Alors comment vous, vous allez réagir à un produit, à un équipement, à une façon de faire, à un sport, à ça va être unique. Et si vous le comprenez, c’est comme ça que vous allez devenir un être équilibré, c’est-à-dire en santé, parce que vous pensez bien, parce que vous faites ce qui vous convient. Exemple: moi on me demandera jamais de me mettre à courir. J’ai horreur de courir. On ne me demandera pas non plus de faire des sports violents. J’aime pas ça. J’ai mal partout. J’aime les sports de grâce, c’est pour ça que j’ai fait de la danse classique. J’ai fait de gymnastique au sol. Par contre si on me demandait de nager, waow, j’adore l’eau! Voilà, qu’on prenne d’abord conscience de son corps, et de savoir qu’est-ce qui peut s’appliquer de façon naturelle. Par pitié, il n’y a aucune machine invasive qui peut faire du bien à ce corps-là. En fin de compte, à chaque fois qu’on touche à l’écologie du corps, parce qu’on parle beaucoup de l’écologie environnementale, mais moi j’aime parler de l’écologie du corps. Si on respecte son corps, et si on comprend comment il fonctionne, et si on comprend comment le stimuler tout simplement, et lui donner ce dont il a besoin pour bien fonctionner. Mais sapristi, nn ne peut que être bien. On ne peut que être équilibré. On n’est pas à la course pour être en beauté.

Alors comment je génère mes revenus? J’ai commencé par le Gant Renaissance. Le Gant Renaissance, c’est simple à dire, mais ça parlait de lui-même, d’un domaine qui était très méconnu, mais pourtant qui est important, c’est l’exfoliation. Vous savez que de s’exfolier le corps au complet, c’est un acte premier de stimulation de la micro-circulation, qui est absolument nécessaire. Deuxièmement, c’est d’enlever les peaux mortes pour laisser les pores respirer; inspirer et respirer. Vous savez que l’organe, l’organe humain le plus important, respiratoire, c’est la peau. Il y a beaucoup de gens qui ne le savent pas. Voilà, je suis passée du gant, à bien entendu des technologies avant-gardistes que d’équipements médicaux, à la création de l’Académie justement, Danièle Henkel, parce que c’est là où on donnait, on donne des formations à des professionnels de la beauté et de la santé. Maintenant le projet de l’heure, qui est donc la somme totale de ces 21 ans d’expertise, ce sont les cosmétiques Danièle Henkel, donc des cosmétiques qui ont été pensés, réfléchis écologiquement, donc en respect de la nature, de l’environnement et du corps. Donc là-dedans il n’y a aucun produit nocif, c’est naturel et c’est efficace. Alors voilà comment…et bien entendu, on est concepteur aujourd’hui de franchises, donc on vend des franchises, des pop-ups, je les appellerai des « cliniques beauté », pour des gens qui veulent se lancer dans ce domaine. Ce sont des franchises clés en main.

FPL: Merci pour ces détails fascinants, Madame Henkel. Tribu Digitale, gardons ça à l’esprit, car nous allons maintenant explorer rapidement le parcours entrepreneurial de Madame Henkel, son aventure en tant qu’entrepreneure. Alors Madame Henkel, votre parcours est vraiment remarquable: vous êtes née au Maroc, vous avez grandi en Algérie, avant d’immigrer au Québec à 34 ans. Vous avez alors dû tout recommencer à zéro, ou presque. Commençons par cette question: nous appelons l’Appel à l’Aventure. Quand avez-vous su, au fond de vous, que vous vouliez devenir entrepreneure? Et si vous ne vous êtes pas lancée tout de suite, qu’est-ce qui vous a retenue?

DH: De bonnes questions, cher monsieur. Ça prendrait des heures pour, pour répondre à ça! Je vais essayer d’être concise. Alors, vous savez, on reconnaît une chose, chez nous, enfin  quand on se connaît un peu, quand l’être humain apprend à s’écouter, à se connaître, ou à vouloir se comprendre, parce qu’on parle toujours des autres, mais c’est un peu de faire le retour vers soi. Je sais que j’ai toujours été naturellement disposée, ou prônée au leadership. Même toute petite, j’avais ma [gang], comme on dit, je voulais faire les choses différemment. Puis j’entraînais les autres, puis on faisait des choses. Donc on appelle ça avoir le sens du leadership, donc la motivation à être avec les autres, de trouver des façons de s’exprimer, de communiquer. Maintenant, avant d’arriver au Québec, même avant d’arriver, parce que c’est au Québec que je suis devenu entrepreneure, après sept années à travailler bien-sûr dans d’autres entreprises, mais bien avant. Vous savez quand on vous donne des projets, quand vous travaillez pour d’autres personnes, généralement on a l’habitude de dire: « tiens a l’air de savoir quoi faire, on va lui donner des projets »; puis à chaque fois c’était des projets de plus en plus complexes. Eh bien, c’était assez remarquable de voir à quel point j’avais une fierté et une facilité à trouver des solutions dans les projets les plus complexes, là où tout le monde me disait « Mais c’est impossible on n’y arrivera pas ». Je trouvais des façons de faire en sorte que, peut-être que ça fonctionne pas à 100%, mais que ça fonctionne au moins 50%, pour ça. Et c’est là où j’ai compris ce que c’était que d’être un intrapreneur, mais un entrepreneur. C’est qu’on est capable de prendre des risques, on est capable de trouver des solutions, on est capable de ne pas baisser les bras, on est capable de voir la lumière, même dans les moments les pires, on est capable de relever des défis. C’est être entrepreneur. Et je rajouterai à ça: savoir et ne pas avoir peur de prendre des risques. Et ça c’est une de mes grandes capacités. Alors, j’allais vous dire que devenir entrepreneur, vous savez que c’est une décision aussi intuitive. On sent qu’on est prêt. Vous me demandiez « c’est à quel moment? ». Le moment, ça dépend de chacun. C’est comme si c’était un appel à un moment donné. Vous savez, lorsque j’ai démarré, j’avais quand même presque 44 ans. Il n’y a pas, j’arrête pas de dire aux jeunes qui m’interpellent: arrêtez de dire qu’à 25 ans, il est trop tard, et que vous voyez plus venir, et que 35 ans, peut-être qu’on a plus la chance. Mais ça va pas? À tout âge, vous pouvez vous lancer, c’est pas important. Ce qui est important, c’est de vous accomplir, c’est d’écouter l’appel, et c’est d’essayer. Le pire qui puisse arriver, c’est tout simplement de recommencer, ou tout simplement de dire: bon, je suis allé au bout de mon idée, je suis allé au bout de cet essai. Et puis ce n’est pas pour moi. Point à la ligne d’arrêter d’avoir à se flageller à chaque fois. Mais l’appel peut venir à n’importe quel moment. Et moi il est arrivé un peu plus de la quarantaine. Donc j’ai démarré mon entreprise, j’avais plus de quarante ans. Donc vous voyez?

FPL: Tribu Digitale, comme Madame Henkel l’a dit, il n’y a pas d’âge pour vous lancer, prenez des risques! Et alors, Madame Merkel, le chemin de la réussite est semé d’embûches, c’est ce qu’on dit toujours. Ce que j’aimerais bien maintenant, c’est que vous nous emmeniez un peu dans votre histoire. Peut-être nous parler un peu de votre pire moment en tant qu’entrepreneure. Parce qu’on parle souvent de l’échec chez l’entrepreneur. J’en parle souvent dans ce podcast, et dans certaines cultures, chez les Américains par exemple, l’échec est plutôt vu comme un vecteur de cette réussite. Alors Madame Henkel, est-ce que vous êtes d’accord avec ça? Et très rapidement, racontez-nous quel a été votre pire moment en tant qu’entrepreneure?

DH: Écoutez, il y en a eu plusieurs, plusieurs « pires moments », parce que « pire », pour un être humain, c’est très relatif. Donc je vais parler pour moi. Puis je peux vous dire que « pire », ça a été souvent. Il n’y a jamais eu de « trop pire », mais il y a toujours eu « pire ». Parce que, on prend pas les échecs à la légère, et au début quand on est jeune et qu’on est inexpérimenté, on risque même, et c’est la mise en garde que je me permettrai de faire à nos amis auditeurs, c’est: ne vous identifiez jamais à un échec. Ce que je veux dire par là, c’est que j’ai fait cette erreur, et je l’ai appris à mes dépens que, quand j’ai eu des échecs, et je vais vous parler de l’un ou deux, mais on a tendance à se mettre dans un coin puis à se flageller. Je ne suis pas bonne, j’ai pas réussi, mais comme ça j’ai pas vu, mais qu’est-ce qui s’est passé? Alors, et vas-y et vas-y et vas-y, puis on a bâtit là-dessus et on se dit: « je suis un échec, je ne suis pas bonne », vous comprenez? L’être humain ne peut pas être un échec. L’être humain est la chose la plus complexe, la plus phénoménale, la plus capable, la plus extraordinaire qui puisse exister sur cette planète. Nous sommes le waow, tout ce qui nous entoure a été créé par un être humain. Alors vous voyez que la capacité créative, innovante d’un être humain est illimitée. Donc on n’est pas un échec, on vit des échecs, pour plusieurs raisons. Exemple: on a été inattentif, on a mal calculé, on a pris trop à la légère. Donc ça, c’est les raisons qui font qu’on frappe un échec, mais on n’est pas un échec. Donc je voulais juste faire, vraiment la dissociation entre, parce que je ne l’ai vécu.

Et un de mes pires moments, si vous permettez, enfin je ne l’oublierai pas de sitôt, vous savez quand on bâtit une entreprise, mes enfants sont avec moi dans l’entreprise. Je pense que vous le saviez, c’est une entreprise familiale. J’ai la chance, le bonheur, je ne sais pas si je veux parler de chance, mais j’ai l’opportunité de voir mes enfants tous les jours. Ils travaillent avec moi. Ils ont grandi avec moi dans l’entreprise, ils ont embrassé mes rêves. Pourquoi? D’abord ils se sont joints parce que les valeurs avec lesquelles je les ai élevés, elles se retrouvent dans cette entreprise. Nous avons les mêmes valeurs. Une entreprise est bâtie sur des valeurs et ça non plus il ne faut pas l’oublier. Donc mes enfants ont appris. Aujourd’hui ils occupent des fonctions qu’ils ont méritées, des fonctions de direction, et croyez-moi ça n’a jamais été très simple, ça ne l’est toujours pas. Ils sont jeunes, ils sont fougueux, ils veulent faire leur place. Donc il y a quand même eu, et il y a encore, des dissociations entre…Je suis la maman, mais aussi la Présidente. Par contre, lorsque j’ai eu le grand bonheur d’avoir été informée, il y a quelques années, il y a 8-9 ans, que trois de mes filles, donc les trois têtes dirigeantes, mes filles, ensemble elles ont décidé, à trois-quatre mois d’intervalle, de m’annoncer qu’elles étaient enceintes. Et alors là, il y a la grand-mère qui est folle de joie. Mais il y a l’entrepreneure, qui voit la catastrophe arriver, parce que elles occupaient des postes clés, majeurs. Imaginez-vous, ça faisait pour certaines 10 ans qu’elles sont là, d’autres 8 ans. Mais comment j’allais remplacer trois têtes dirigeantes, avec tous les projets qu’on brassait en même temps? Ça a été le moment vraiment, unique. Ce moment-là, Pourquoi il est important? C’est pas un échec mais c’était presque, parce que ça a été l’échec dans ma façon de penser, c’est que j’allais tout laisser aller. Je me suis dit: je suis incapable de recruter, incapable de transmettre ces connaissances-là à quelqu’un qui va prendre la relève en si peu de temps, et je serais moi incapable de gérer notre entreprise qui était en pleine croissance. C’était impossible. Donc j’ai eu quasiment la réunion de famille pour dire: je pense que je vais passer les rênes à quelqu’un d’autre. Nous allons vendre. Alors ça, ça a été, pour moi, l’échec de la panique, vous comprenez. Et ça, c’est là où on se rend compte que faut jamais oublier qu’on reste un être humain là aussi c’est important, c’est important. Donc ça, ça a été un de mes échecs magistral, mais échec de vision, échec de prendre le temps de recul, et de voir venir les choses, vous comprenez. Et j’ai pas pris ce temps-là, et j’ai paniqué en fin de compte, c’est ça.

L’autre, les autres échecs, bien-sûr, le majeur, celui que va rencontrer un entrepreneur à toutes les étapes de son entreprise, moi incluse, c’est bien entendu le financement. Comment on se prépare à ça? Donc j’ai frappé le mur, plusieurs fois. J’ai eu des noms à plusieurs fois. Même aujourd’hui. Donc c’est comment gérer cette soi-disant réflexion de savoir quand on a besoin de financements, comment on va se demander, à quel moment et avec qui? C’est très important de bâtir des relations, non seulement fondamentales, mais des relations authentiques de trust, de confiance, avec son partenaire financier quel qu’il soit. Que ce soit un banquier, que ce soit un investisseur. C’est hyper important de savoir bâtir la confiance. C’est ce qui est ma force.

FPL: Merci Madame Henkel. Tribu Digitale, surtout ne vous identifiez pas à vos échecs, bâtissez des relations de confiance avec vos partenaires. Madame Merkel, si vous pouviez résumer la leçon clé que vous avez retirée de cette expérience, de votre expérience en tant qu’entrepreneure, quelle serait-elle? Je veux dire en quelques mots, vraiment, que pensez-vous de la Tribu Digitale doive retenir comme leçon de votre expérience?

DH: De retenir, c’est que: foncez, allez-y! Nous avons besoin d’entrepreneurs. La leçon première, c’est que être entrepreneur ce n’est certainement pas pour partir en affaires, faire beaucoup d’argent, avoir le temps de faire tout ce qu’on veut faire quand on veut, être dans la zone parfaite pour l’équilibre famille-travail. C’est faux, tout ça c’est faux. S’il y a une leçon à retenir, c’est que pour un entrepreneur, c’est ce besoin passionnel, quasiment fou, en fin de compte il faut être fou, il faut avoir une folie douce, une folie. C’est vrai, tu ne peux pas être entrepreneur si t’es pas un peu fou, et folle. Ça te prend cette passion qui fait en sorte que tu vas passer au travers de tous les défis. Ce ne sont pas des problèmes, ce sont des défis, qui feront que tu vas grandir, que tu vas apprendre, que tu vas devenir un être meilleur, que tu vas partager ton savoir, tes idées, les produits que tu as créés, les services que tu as créés. C’est ça la leçon qu’il faut retenir, c’est: est-ce que c’est ça, que tu veux? Est-ce que tu es capable de passer au travers de tous les sacrifices qui vont être requis de ta part, pour justement avoir cette joie fondamentale de partager? Parce que c’est ça, être entrepreneur.

FPL: Tribu Digitale, clarifiez et déterminez votre vision, votre passion pour pouvoir relever ce grand défi qu’est l’entrepreneuriat, qui est ce grand partage que vous allez offrir au monde. Madame Henke, merci pour ça. Nous sommes maintenant arrivés à la partie des questions Flash. Alors ici  je vous pose une série de questions en rafale, et vous me répondez en allant à l’essentiel. Est-ce que vous êtes prête?

DH: Je vais essayer d’être prête!

FPL: Allez, c’est parti! Quelle est votre définition du succès?

DH: Mon Dieu, il n’y a pas de succès, à mon humble avis, mais plutôt une multitude de petits succès au quotidien. Dans la vie, il n’y a pas qu’un succès, parce que c’est impossible. Ce qui définit le succès, c’est vraiment différent, je l’ai dit tout à l’heure, pour chaque personne, car nous décidons de ce qu’est le succès pour nous. C’est relatif, et ça il ne faut jamais l’oublier. Donc chaque personne va définir c’est quoi son succès, ou la définition de son ou ses succès. Alors moi je me définis comme des petits succès au quotidien, d’avoir réussi à faire sourire quelqu’un qui était triste, c’est un succès pour moi aujourd’hui, vous comprenez? C’est ça que je veux dire

FPL: À quoi ressemble votre journée type?

DH: Vous ne voulez pas la voir.

FPL: Est-ce que vous vous levez tôt?

DH: Oui, je suis une lève tôt et une couche très tard. La vie m’a dotée d’une énergie hors norme. Je ne me pose pas de question, je ne me dis pas pourquoi, je l’accueille, je dis merci. Je sais pas, mais je suis rarement malade et je dors quatre à cinq heures par nuit, depuis toujours, donc ce n’est pas quelque chose de nouveau. Donc ça m’aide, ça m’aide  mes réflexions, ça m’aide dans mon travail, mais mes journées commencent très tôt, et elles sont très imprévisibles. Comme pour tout entrepreneur. Oui, j’ai un agenda. Oui il y a un calendrier et bien entendu une organisation, mais je peux vous assurer que souvent, ça tient pas la route et il faut s’adapter et s’ajuster.

FPL: Si vous deviez recommander un livre pratique quel serait-il? Et pourquoi?

DH: En ce moment on parle beaucoup de diversité, on parle beaucoup, bien entendu, d’intégration. Vous savez qu’on vit dans des moments de grands questionnements, avec toutes ces migrations humaines, n’est-ce pas. J’ai un livre qui a été très bien écrit, je suis en train de le lire, donc je vais vous donner à peu à peu d’informations, mais je suggérai justement qu’on le lise. Ça s’appelle »Bienvenue dans le siècle de la diversité ». Et ça s’appelle aussi « La nouvelle carte culturelle du monde ». Cela a été écrit par Monsieur Jean-Louis Roy, et c’est les éditions Stanké. C’est un livre qui nous amène véritablement en prise de conscience du chavirement complet entre l’Ouest et l’Est. Vous savez ce ne sont plus les Etats-Unis, c’est plutôt la Chine et l’Inde. Vous savez aujourd’hui, on va parler des technologies de l’information, mais à une vitesse grand V. Comment ça va affecte aujourd’hui le monde de l’information, alors qu’on sait qu’il y a environ 3 milliards de personnes qui sont connectées? Mais nous savons que d’ici 2019-2020 il va y en avoir entre 5 et 6 milliards de personnes. Alors, comment ça va affecter notre quotidien, nos affaires, l’information? C’est très intéressant ce livre-là. Donc, dans les thèmes de migration des richesses, et des nouvelles forces économiques mondiales, il faudrait se pencher sur cette lecture, parce qu’elle pourrait justement nous guider dans nos prochaines actions entrepreneuriales et nos décisions aussi, surtout à l’exportation.

FPL: Quels outils ou applications, productivité ou autre, technologiques ou pas, utilisez vous régulièrement?

DH: D’abord, les réunions; les réunions et les rencontres avec mon équipe, avec ma direction. Il y a une rencontre mensuelle avec les directeurs, tous les jours. Je rencontre aussi les employés, pas de les voir de façon formelle, pas du tout. J’ai l’habitude de me promener dans mon entreprise régulièrement, dès que j’arrive le matin, je fais le tour de tout le monde, je dis bonjour parce que vous savez souvent dans un sourire ou un non sourire, dans des yeux, on est capable, je suis capable de voir que quelque chose va ou pas. Et souvent ce qui affecte mes collègues ou mes employés personnellement, ça va affecter automatiquement leur travail. Donc j’appelle après leurs dirigeants directs je leur dis: écoute, tu devrais appeler à untel ou unetelle, et puis lui demander si tout va bien, et comment on peut aider. Donc être impliqué de façon humaine dans l’entreprise, c’est vital pour moi. Bien entendu on utilise de plus en plus les technologies de l’information, on doit être à la fine pointe pour pouvoir innover, mais aussi être connecté, comme on dit. Mais pas pas trop, dans le sens où je veux garder le contact. Exemple: je vais vous envoyer un courriel, mais je vais d’abord essayer de vous parler au téléphone ou de voir. Je suis restée comme ça. J’aime entendre la voix des gens. Parce que souvent les courriels ne sont pas très clairs, et quand ils ne sont pas très clairs, peuvent amener à des incompréhensions ou des messages qui sont mal interprétés. Et je dis souvent aux gens: vous savez qu’il y a des contrats qui se sont vus annulés à cause d’une mauvaise interprétation d’un courriel envoyé un peu trop vite, malheureusement. Soyez conscients de cela, ne vous laissez pas emporter; vous savez comme écrire à quelqu’un, ne pas dire bonjour, comment allez-vous, ne pas dire merci. Ça ne coûte rien, c’est un mot de plus. Mais ce côté humain, le garder. C’est très important. Savoir quand quelqu’un peut-être eu un enfant, de lui dire: bonjour et félicitations. On se préoccupe même plus de la place de l’humain dans nos quotidiens. Et ça pour moi c’est vital et ça ne changera pas.

FPL: Et la dernière question, c’est la question « Back in Time », c’est ma préférée. Imaginons que vous ayez l’opportunité de remonter le temps et vous vous retrouvez face à votre « vous » de 18 ans. Vous n’avez que cinq minutes avant que le portail temporel ne vous ramène au présent. Avec l’expérience que vous avez maintenant, que vous diriez-vous? D’un point de vue pratique, que feriez-vous différemment? Quels plans ou conflits précis vous donneriez-vous pour réussir plus efficacement et qui n’implique pas d’acheter des billets de Loto, des paris sportifs, ou d’investir en Bourse.

DH: Alors écoutez, honnêtement, si je devais retourner dans le temps, tout en sachant ce que je sais aujourd’hui: je choisirais d’immigrer beaucoup plus tôt au Canada, que je n’ai émigré. Je choisirais aussi, j’aurais choisi, d’investir dans le domaine des technologies et de la science avec des femmes, bien plus tôt que aujourd’hui on en parle. Donc j’aurais été une grande avant avant-gardiste, mais aussi une preneuse de risques. Puis assurer une plus grande promotion des femmes en technologie et en sciences, parce que c’est ce qui nous manque aujourd’hui. Vous savez, nous entrons dans l’ère, nous entrons, nous sommes dans l’ère du numérique, de l’intelligence artificielle. Mais c’est un monde qui reste très, très, très masculin et pas parce que les hommes le veulent, c’est juste parce que malheureusement ça commence à la maison, bien-sûr; on continue d’enseigner aux filles que c’est très bien d’être médecin, que c’est très bien d’être dans le social, dans l’éducation, dans l’enseignement. Mais on ne leur dit pas à quel point c’est tout aussi vital de s’intéresser aux sciences et aux technologies de l’information, parce que c’est l’avenir, et c’est ce qui permettra à ces femmes, à ces jeunes femmes d’avoir autant d’opportunités que leurs pairs masculins. Et aujourd’hui on a un gros rattrapage à faire. Donc  j’aurais véritablement mis l’emphase là-dessus.

Et le conseil: alors le conseil, c’est s’il vous plaît, trouvez votre vraie passion. Faites les choses parce que quand vous allez parler de cette chose, ou de ce service, ou de cette idée, vous allez voir que vos yeux pétillent,  votre cœur bat beaucoup plus vite, vos mains se serrent quand vous parlez, on a envie de vous écouter, parce que vous êtes ça.  Et c’est aussi d’accepter de faire des sacrifices, et de s’accepter soi-même. Qu’est-ce que c’est compliqué de s’accepter soi-même, avec nos forces, mais aussi avec nos défauts. On va toujours avoir tendance à se critiquer, à être beaucoup plus exigeant avec soi-même. Soyons tolérants avec soi-même, ayons de la compassion pour soi. Nous ne sommes pas des robots, nous sommes des humains, nous allons faire des erreurs. Nous allons avoir des défis et des échecs, et c’est ok. C’est de se dire « fine ». C’est le chemin à prendre, « it’s OK ». C’est un choix que j’ai fait. Donc si la jeune Danièle doit être consciente aussi, je dirais à cette jeune Danièle de toujours, et je crois l’avoir été, mais de garder cette conscience intense des mots que je prononce, parce que il doivent être choisis avant de m’adresser aux autres et à moi-même. Vous savez les mots sont puissants. Les mots font les guerres et les mots font la paix. Donc les mots font aussi mal qu’ils peuvent faire du bien. Donc prendre le temps de choisir ses mots. C’est le plus la plus grande réussite qu’un être humain peut faire.

FPL: Madame Henkel, vraiment merci de tout cœur. Merci d’avoir partagé généreusement toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il y en a parmi vous qui hésitent encore à se lancer, et j’espère que l’aventure de Madame Henkel vous inspirera à faire le grand saut. Alors à ce titre Madame Henkel, pour le mot de la fin. Que diriez-vous à nos auditeurs de la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer, ou qui se sentent bloqués. Si vous avez un dernier mot, conseil à leur donner, quel serait-il?

DH: S’ils avaient une seule question qui pourrait les décider à se lancer en affaires ou pas, ce serait: suis-je prêt à tout perdre, et à recommencer? Si la réponse est non, ne vous lancez pas. Un vrai entrepreneur, celui ou celle qui a la fibre entrepreneuriale, doit être capable de regarder cette question, de la ressentir, et de dire: oui je suis prêt à tout perdre, pour ma passion, pour mon idée, pour mon produit, pour mon service. C’est ça être un entrepreneur, à mes yeux à moi, et en toute humilité.

FPL: Madame Henkel, vraiment encore merci. Ce fut un réel plaisir, un formidable honneur de vous avoir parmi nous aujourd’hui.

DH: Merci.

FPL: Alors avant de nous quitter, dites-nous comment rester en contact avec vous, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, et si vous avez une annonce à faire, la Tribu Digitale vous écoute.

DH: Vous êtes un ange, alors j’aimerais qu’on continue de me suivre. Je suis active sur les réseaux sociaux, donc sur Twitter, sur Instagram, définitivement sur Facebook avec le nom Danièle Henkel, et  bien entendu sur mes sites internet, avec www.danielehenkel.com. Et je vous remercie encore une fois, ainsi qu’à vos auditeurs, et je leur souhaite à tous et à toutes, une année 2018 des plus prospères, avec de la santé, et que leurs rêves soient accomplis. Voilà.  

FPL: Tribu Digitale, vous venez d’entendre Madame Danièle Henkel partager avec vous son expérience et ses conseils.C’est à vous de jouer maintenant. Rejoignez-nous sur revolutiondigitale.fr et tapez « Danièle Henkel » dans la barre de recherche, vous aurez accès à sa page dédiée, avec toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien-sûr n’oubliez pas de visiter la page de Madame Henkel sur www.danielehenkel.com, et de la suivre sur ces réseaux sociaux. Madame Henkel, merci d’avoir partagé votre aventure avec la Tribu Digitale. Au revoir, et je vous retrouve en backstage.

DH: À très bientôt François.

LES POINTS À RETENIR

1. IL N’Y A PAS D’ ÂGE POUR ENTREPRENDRE. Ce qui est important, c’est de vous accomplir, d’écouter l’appel, d’essayer. Le pire qui puisse arriver, c’est tout simplement de recommencer, ou de pouvoir se dire que l’on a essayé.

2. NE VOUS IDENTIFIEZ JAMAIS À L’ÉCHEC. On n’est pas un échec, on vit des échecs, on fait des erreurs. Ayez toujours en tête pour vous guider vos valeurs, sur lesquelles vous bâtissez votre projet.

3. BÂTISSEZ DES RELATIONS DE CONFIANCE. Des relations authentiques, fondamentales, notamment avec vos partenaires financiers. Gardez toujours le côté humain dans les relations, malgré la nécessité de plus en plus grande d’être connectés, et de tout gérer en ligne.

4. TROUVEZ VOTRE VRAIE PASSION. Faites les choses qui vous passionnent, parce qu’elles sont en vous, vous définissent, vous font vibrer quand vous parlez de votre projet. Ressentez ce besoin passionnel, quasiment fou, de partager votre idée, votre produit, votre service. C’est ce qui vous permettra de transformer les problèmes en défis. Et acceptez les sacrifices que peut demander votre projet, acceptez vous, soyez tolérant envers vous-même.

5. ÊTRE ENTREPRENEUR(E). Être capable de prendre des risques et ne pas avoir peur de prendre des risques, de trouver des solutions, de ne pas baisser les bras, de voir la lumière, même dans les pires moments, de relever des défis. C’est être entrepreneur(e).

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des ressources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

Y

Les réunions, et les rencontres

Les rencontres informelles au quotidien avec ses équipes, le téléphone (avant le courriel), la préservation de l’humain…

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

Le Gant Renaissance

Le premier produit de Danièle Henkel