Maxime Barbier

Co-fondateur de MinuteBuzz

Maxime Barbier se définit sobrement comme « juste un gars cool qui essaie de faire sourire les gens et de les rendre heureux ». Mais ce français ultra optimiste, qui a la patate 24h/24, entrepreneur autodidacte devenu expert des réseaux sociaux, minimaliste et grand sportif, a aussi co-créé en 2010 une startup qui révolutionne les médias sociaux, un empire digital devenu en 2016 le premier média 100% social, 100% vidéo…100% happy! Pari réussi pour le « dealer de bonheur » au quotidien: MinuteBuzz cartonne et nous fait marrer !

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COMPTE-RENDU DE L’ÉPISODE

[00:01:35] Intro
[00:04:31] Projet du Moment – MinuteBuzz, le projet qui permet tous les autres
[00:07:37] L’Appel à l’Aventure – C’est un peu comme l’amour, on ne sait jamais quand on tombe amoureux…
[00:09:44] Les Tribulations – De la levée de fond à plus d’argent sur le compte. Comment se relever d’une erreur stratégique et les dangers du “burn-out.”
[00:12:54] La Révélation – Être entrepreneur, c’est avant tout un marathon, et on ne peut pas bien courir un marathon si on est en surpoids.
[00:14:15] Le Triomphe – Rester fidèle à soi-même et ne pas perdre son but de vue…
[00:15:20] Les Questions Flash
[00:19:07] Le Bouquet Final – Identifier ce qui nous bloque, et l’aventure #dailymax.

Transcription complète de l'épisode

François Paul Lambert: Notre invité d’aujourd’hui se définit sobrement comme « juste un gars cool qui essaie de faire sourire les gens et de les rendre heureux ». Mais ce français ultra optimiste, qui a la patate 24h/24, entrepreneur autodidacte devenu expert des réseaux sociaux, minimaliste et grand sportif, a aussi co-créé en 2010 une startup qui révolutionne les médias sociaux, un empire digital devenu en 2016 le premier média 100% social, 100% vidéo…100% happy! Pari réussi pour le « dealer de bonheur » au quotidien: MinuteBuzz cartonne et nous fait marrer !

Tribu Digitale, je suis super content d’accueillir aujourd’hui, l’homme qui ne s’arrête jamais… Maxime Barbier!

Maxime, bonjour, es-tu prêt à nous inspirer?

Maxime Barbier: Oui, je suis prêt à vous inspirer.

FPL: Génial! Alors Maxime, je viens de donner un petit résumé de qui tu es à la Tribu Digitale. Est-ce que tu veux y rajouter quelque chose. Et est-ce que tu peux nous donner un petit aperçu de ta vie personnelle?

MB: Non, je pense que tu as dit l’ensemble des mots clés qui me caractérisent, à savoir: sportif, plutôt happy et minimaliste. Je pense que c’est les trois grands mots que j’utilise le plus pour me définir, donc tu as mis pile dans le mille. Après, sur ma vie perso tu veux savoir quoi exactement?

FPL: On veut tout savoir! Non, mais on te voit tous les jours dans les Dailymax, tu es fort présent sur les réseaux sociaux. MinuteBuzz produit une tonne de contenu. On a vraiment l’impression que tu ne t’arrêtes jamais, on te voit partout. Comment fais-tu? Est-ce que tu dors? C’est quoi ton secret?

MB: Oui, je dors, je dors entre six et sept heures par nuit. Je pense que je ne suis pas partisan de ceux qui disent qu’il faut dormir cinq heures par nuit, pour travailler encore, pour faire plus de choses. Je pense que le sommeil est important, surtout quand tu fais du sport tous les jours, comme moi, et que t’as une vie assez active. Donc non, non, je dors. Je ne suis pas un vampire. Certains pensent ça, mais non. J’ai un sommeil bien profond et bien réparateur. Après oui, j’aime faire beaucoup de choses. Je suis assez, depuis trois ans maintenant je suis vraiment dans le développement personnel et dans tout ce qui est la productivité et l’organisation de son emploi du temps et de faire en sorte que les journées soient soient denses et intenses. Donc j’ai mis pas mal de choses en place pour essayer de faire le maximum de choses possible. Donc c’est pour ça que ça donne, je pense, cette impression que je suis partout à la fois.

FPL: Oui ça, dormir c’est vraiment important et c’est vrai que, j’ai l’impression que  chez les anglo-saxons, les américains se lever à 5 heures du matin. Comment ils font?

MB: Moi j’avais fait ça pendant un moment, j’étais même passé dans Le Parisien ou à la télé, je ne sais pas si tu as entendu parler de ce « Morning Miracle ». Tu sais, cette routine justement, de ces anglo-saxons où en gros, quand toi tu te lèves 8h,  eux ils ont déjà eu une vie, quoi: ils ont déjà fait un footing, du sport, médité, lu un livre. J’avais fait ça, en me levant à 5h30 puis 6h. Mais en fait c’est jouable que si tu te couches à 22h ou à 21h. Donc en fait, ils  se lèvent plus tôt, mais ils se couchent beaucoup plus tôt. Donc c’est qu’une question de décalage d’emploi du temps.

FPL: Oui, et finalement, on a besoin de nos heures de sommeil. J’avais vu ce livre, je ne l’ai pas lu, mais de Arianna Huffington, qui en parle justement. Bon alors, je vais rebondir là-dessus: Alors, c’est quoi ton projet du moment? Est-ce que c’est 100% MinuteBuzz, les Dailymax? Et pourquoi vous avez choisi ce business model?

MB: MinuteBuzz est ma top priorité. Parce qu’en fait, tout ce que je fais et construis autour de MinuteBuzz, MinuteBuzz c’est mon projet, c’est mon projet de ma vie à actuellement, c’est ma plus belle aventure. C’est aussi ce qui me permet de faire tout ce qui est à côté, de faire mes Dailymax, d’être épanoui dans ma vie personnelle. Donc non non, MinuteBuzz reste ma top priorité je pense le restera encore quelques années. Après, effectivement en ce moment j’ai lancé mes Dailymax. J’en suis à mon 30ème, ou 31ème. L’idée, c’est de raconter mon aventure entrepreneuriale à travers mes yeux, par une sorte de mini documentaire très basique, très brute que je filme moi-même à l’iPhone, et que je monte tout seul comme un grand. L’idée c’est de montrer un peu ce qui se passe, l’envers du décor et je suis content de m’être lancé. Et je me suis dit même: « j’aurais même mieux fait de le lancer il y a sept ans », ça aurait été marrant d’avoir des extraits vidéo des débuts, du début de l’histoire de MinuteBuzz,  parce que c’était pas tout beau, tout rose forcément, tout le temps. Donc ça c’est un projet qui m’inspire beaucoup, qui est un exercice très intéressant, que je recommande à pas mal de gens, d’avoir cette contrainte de devoir publier une vidéo par jour. ça force pas mal de choses. Et puis sinon, à côté de ça, toujours le sport qui est pour moi quelque chose d’extrêmement important dans ma vie, que j’essaye d’ailleurs de donner un avant goût à mes salariés. On a mis des cours de sport et des cours de yoga plusieurs fois par semaine chez MinuteBuzz. Je pense que le sport est quelque chose d’assez vital et très sous-estimé dans notre culture francophone. Alors qu’aux Etats-Unis, par exemple, ça fait partie intégrante de leur culture.

FPL: Oui, et je suis le premier à être en défaut sur ce point, et j’avoue que…

MB: Il faut commencer petit! Il faut que tu commences petit! Un petit pas à la fois. Le problème c’est que les gens commencent toujours trop gros, trop fort, tu vois. Comme en janvier, tu vois tout ces gens qui s’inscrivent à la salle de sport: « allez maintenant, je m’y mets trois fois par semaine ». Mais non, déjà essaie une fois par mois, c’est bien. Et puis après tu feras deux fois, trois fois. Il faut juste se mettre des petits objectifs au début, pour y arriver.

FPL: Voilà. Tribu Digitale, vous prenez des notes, j’espère. C’est important. Maxime, alors,  en parlant du sport – on va continuer sur ton aventure entrepreneuriale après, mais est-ce que tu envisages d’avoir un projet lié au sport, avec MinuteBuzz aussi, plus focalisé là-dessus, ou pas du tout?

MB: Non, chez MinuteBuzz, on a six grandes verticales: donc on a l’Infotainment,  la Femme ou le Food ou l’Entertainment, mais le sport a toujours été quelque chose qui nous a attiré, mais nous on ouvre une verticale que s’il y a des gens passionnés à l’intérieur, et un business à l’extérieur. Et pour l’instant on n’arrive pas forcément matcher le business avec cette verticale. Donc pour l’instant il n’y aura pas de projet avec MinuteBuzz  autour du sport. Moi personnellement, le sport je le vis comme une passion assez personnelle et je ne me vois pas en tout cas faire un business là-dedans plus tard.

FPL: Ok. Bon Maxime, on va maintenant explorer un peu ton parcours entrepreneurial, ton aventure en tant qu’entrepreneur. Alors, commençons par cette question: on l’appelle « l’Appel à l’Aventure ». Alors, quand est-ce que tu as su, au fond de toi, que tu voulais devenir entrepreneur?

MB: Je pense qu’il n’y a pas de moment, y’a pas une date, il y a pas un instant T  dans ma vie où je me suis « Ah, ça y est, je veux être entrepreneur ». Je pense que c’est, je vais faire un parallèle:  c’est un peu comme l’amour. Tu ne sais jamais à quel moment tu tombes amoureux. Tu sais qu’à un moment, tu es amoureux, et t’as pas une date précise. Et je pense que l’entrepreneuriat, c’est pareil. A 18 ans j’ai commencé à organiser des événements. J’ai ensuite, comme avec les événements je gagnais bien ma vie, il a fallu que je crée une entreprise et puis de cette entreprise j’ai commencé à comprendre comment marchait une entreprise. Puis j’en ai créé une deuxième, puis une troisième, puis après on a créé MinuteBuzz et en fait, je pense que ça s’est fait naturellement. Après, par contre, très jeune j’ai su que je voulais être créateur de quelque chose, que je voulais inspirer les gens autour de moi. Et en fait être entrepreneur a juste été un moyen pour arriver à faire ça. Et d’ailleurs je l’ai dit dans une autre de mes vidéos: je pense qu’il y a trop de gens qui deviennent entrepreneurs, juste pour être entrepreneur, parce qu’on est les nouvelles rock stars, c’est trop sympa d’être entrepreneur, de créer sa boîte, lever des fonds. Mais tu vois, c’est juste un moyen pour faire quelque chose de plus grand, en fait.

FPL: Tribu Digitale, retenez bien ça: être entrepreneur c’est comme l’amour, il faut que vous le sentiez en vous. Et je suis tout à fait d’accord avec ce que tu viens de dire, Maxime: il y a un peu cet effet « rockstars » de l’entrepreneuriat, où on a l’impression aussi qu’être entrepreneur c’est facile. C’est glamour.

MB: On ne montre que, on montre souvent les success stories, on voit souvent ces gens qui lèvent des millions et qui sont super cool, mais on montre peu l’envers du décor. Enfin tu vois, moi ça m’est arrivé plusieurs fois, dans les sept dernières années, de m’asseoir dans un salle de réunion et pleurer à chaudes larmes, d’avoir  des gros moments de doute. J’ai même fait un burn out en 2012. Non, c’est pas que des moments simples, et je pense que les gens sous-estiment à quel point c’est compliqué d’être un entrepreneur. Et surtout, si j’avais un message à faire passer à tes auditeurs, c’est qu’il faut absolument faire quelque chose dans lequel on est passionné, parce que si vous n’êtes pas passionné par ce que vous faites, l’entrepreneuriat, vous allez vraiment morfler.

FPL: Tribu Digitale, suivez votre passion. Maxime, je pense que c’est un bon moment ici pour peut-être parler de tes moments difficiles. Parle-nous un peu de ton pire moment en tant qu’entrepreneur. Quel a été ton pire, vraiment ton pire moment?

MB: C’était en 2012. J’en parlais peu. Et maintenant j’ai décidé que c’est quelque chose dont je parlerai volontiers, parce que je pense que c’est le genre de chose qui doit rester secret. Donc on a créé le buzz en 2010, en novembre 2010. On a la chance de lever 300 000 euros. On commence à embaucher, on commence à avoir nos bureaux. On a 25 ans, on est un peu « jeunes et cons », comme on dit. Et un an et demi plus tard, on a plus d’argent sur le compte. On a vraiment tout dépensé. On a fait des vraies erreurs stratégiques, des vraies erreurs de recrutement, on s’est éparpillé etc. et en fait, pendant l’été 2012, on n’avait plus d’argent. Donc on était à deux doigts de déposer le bilan, et s’en est suivi trois mois très compliqués où, avec ton associé, tu t’engueules: « faut qu’on y arrive, faut qu’on trouve une solution, faisons ça. C’est quoi ton idée aujourd’hui? Qu’est-ce qu’on va faire? Qu’est-ce qu’on va faire? ». Et tu commences à vraiment stresser. Et puis, si tu veux, tu as touché du bout du doigt, enfin, un projet qui avait du sens et qui marchait. Donc tu veux pas le lâcher. Donc tu t’accroches tant bien que mal. Tu commences à emprunter de l’argent à ta grand-mère, puis à ton autre grand-mère, puis à ton père, puis à ta mère, tu fais des bridges comme tu peux, tu commences à boire beaucoup, parce qu’au final l’alcool, c’est quand même quelque chose qui permet de bien évacuer la tension arrivé le soir. Tu fais encore beaucoup de sport, tu dors plus. Et donc voilà, ça partait vraiment en vrille. ça a été un moment  très compliqué jusqu’en décembre, où en fait, j’ai fait un burn out. Je me suis réveillé en pleine nuit, et j’ai été hospitalisé pendant dix jours, les intestins retournés à cause du stress, donc assez assez violent comme moment de ma vie. Ce qui est cool, avec le recul, c’est que, un petit passage à l’hôpital ça te remet bien les idées en place. ça te remet bien à ta condition que t’es pas un robot, et que t’es avant tout un être humain, et après, le fait de devoir se séparer de quasiment 70% de la boîte, passer de 20 à 5, ça a été des moments très difficiles, de faire nos premiers licenciements en tant que jeunes entrepreneurs.

Donc voilà, après ça laisse des cicatrices assez marquées sur le corps. Je pense, te dire que: maintenant tu as envie de construire un projet rentable, maintenant tu as envie d’être fidèle à toi-même, et je pense que la maxime qui est « ce qui ne te tue pas, te rend plus fort » n’a jamais été aussi vraie. Et maintenant, je suis content d’avoir vécu ça. J’espère ne jamais le revivre, mais en tous cas, ça a été une expérience dure, mais enrichissante.

FPL: Merci maxime d’avoir partagé cette expérience et oui, le burn out c’est pas réservé qu’aux salariés. On en parle peut-être même pas assez souvent.

MB: Mais je suis tout à fait d’accord avec toi, en fait. Je pense qu’on n’en parle pas assez souvent parce que, le salarié fait un burn out, et  à limite, il a le droit de l’exprimer. Quand toi tu es entrepreneur, tu es tout en haut et tu es souvent seul. Franchement, on se rend pas compte à quel point être entrepreneur, c’est être seul. Parce que tu es le boss, parce que tu es tout le temps obligé d’être en forme, tout le temps obligé d’avoir la patate, tout le temps obligé de garder le cap, et t’as pas le droit d’avoir des moments de doute. Et ça, je pense qu’on ne le dit pas assez.

FPL: Qu’est-ce qui s’est passé ensuite, quand est-ce que les choses ont basculé en ta faveur, et que le business a commencé à se remettre sur la route. Quelles sont les actions que tu as mis en place pour ça?

MB: C’est juste que j’aimais bien cette phrase de celle qui nous a accompagnés, qui s’appelait Corinne […], qui se disait qu’être entrepreneur, c’est avant tout faire un marathon, et tu peux pas courir un marathon si tu es en surpoids. Il faut juste être fit, et en gros, l’idée c’est de se recentrer sur ce qu’on était à la base. Donc, on s’était perdu: on faisait du fun, du sérieux. On avait embauché des journalistes, on faisait tout et n’importe quoi. L’idée c’était de se recentrer sur ce que toi, t’aimes au fond de toi, et juste faire les bons choix et surtout savoir que un euro c’est un euro. Donc en fait, après cette période difficile, on n’était plus que 5-6, donc on était tous un peu responsables les uns des autres. On s’est remis à faire ce qu’on aimait. C’est aussi l’année où, 2013, c’est un peu l’avènement des réseaux sociaux. On a commencé à voir Facebook qui envoyait du trafic à vitesse grand V, chaque mois c’était de plus en plus incroyable. On a lancé un nouveau business qui s’appelait le « native advertising », qui était le nouveau truc dont tout le monde parlait à l’époque. Donc si tu veux, tu rajoutes ça, plus ça, plus ça, qui fait qu’on est devenu rentables, plus agiles et surtout plus forts. Et puis 2013, 2014, 2015 ont été des années fastes en termes de croissance de trafic. On est passé de 500 000 visites à 25 millions de visites en deux ans, par mois.

FPL: Félicitations! Maxime, si tu pouvais résumer alors la leçon, ou les leçons-clés que tu as retirées de cette expérience. Quelle serait-elle? Je veux dire, en quelques mots, que penses-tu que les Tribu Digitale doive retenir comme leçons de ton expérience?

MB: Restez, je dirais, restez fidèles à vous-mêmes. C’est-à-dire que, quand j’avais lancé MinuteBuzz, c’était pour un but, et j’ai perdu ce but de vue. Donc, restez fidèles à vous-mêmes. Quand ça marchera pas, ça ne veut pas dire qu’il faut aller faire autre chose qui n’a rien à voir. Juste, n’oubliez jamais pourquoi, à la base, vous avez lancé votre projet, et gardez le cap. Je pense que ça c’est un truc que, je dirais, qui est important. Ne misez pas tout sur les levées de fonds, essayez  avant tout de faire un business rentable. Je pense qu’on en fait trop la promo. Lever de l’argent c’est bien, mais être rentable c’est mieux! Et puis un euro c’est un euro. Voilà, je pense que les deux trucs clés que je dirais,  c’est: restez vous-mêmes et cherchez la rentabilité avant tout.

FPL: Tribu Digitale, restez fidèles à vous-mêmes, ne vous perdez pas et soyez rentable. Merci Maxime. C’est vraiment des très bons conseils. Alors, nous sommes maintenant arrivés à la partie des « questions Flash ». Et ici je te pose une série de questions en rafale, et tu me réponds en allant à l’essentiel. Est-ce que tu es prêt?

MB: Allez!

FPL: Alors, quelle est ta définition du succès?

MB: La définition du succès,  je dirais que c’est être heureux dans ce que tu fais.

FPL: A quoi ressemble ta journée type?

MB: Une journée remplie de blocs d’une demi-heure ou d’une heure qui s’empilent les uns sur terre.

FPL: Si tu devais recommander un livre pratique, quel serait-il? Et pourquoi?

MB: Le livre qui a changé, en tout cas le management de MinuteBuzz, c’est « Reinventing Organizations », qui est un livre sur justement, comment les entreprises doivent se libérer, et c’est maintenant le livre qu’on offre à tous les employés quand ils arrivent chez nous. Et c’est de Etienne Appert.

FPL: Quels outils ou applis, productivité ou autre, utilises-tu régulièrement?

MB: Moi, une appli dont je ne peux plus me passer: c’est Spark, qui est pour gérer ses emails. Depuis que j’ai Spark, je prends plaisir à ouvrir ma boîte mail. ça clairement, c’est mon indispensable à moi. Après, comme moi je ne réponds pas au téléphone, ni aux SMS, je suis très Messenger. Et évidemment, de par mon métier, je suis très connecté aux applis de réseaux sociaux, type Instagram ou Youtube.

FPL: Qu’est-ce qui t’inspire ou te passionne en ce moment? Quels sont les domaines qui te paraissent prometteurs?

MB: Dans les domaines qui m’inspirent, il y a tout ce qui est lié au développement personnel. Plus particulièrement cette année, je me suis vraiment mis à la méditation. C’est quelque chose où j’avais du mal à entrer dedans, et là j’ai un peu compris l’utilité et le sens de cette pratique. Et le deuxième sujet où je suis en plein dedans depuis maintenant une semaine – bon, c’est une semaine -, c’est le Lean Management, qui est en fait le style de management créé par Toyota. Cette stratégie de s’améliorer en permanence sur l’existant, et corriger des problèmes plutôt que d’embaucher et de sortir des nouveaux produits en permanence. Cette culture de l’excellence est quelque chose que, quand tu la creuses, tu te rends compte que tu peux l’appliquer à ton business de mille manières. Et que en fait, le succès peut potentiellement venir de là.

FPL: Oui, et il y a un livre assez connu, je pense, qui s’appelle le « Lean Startup », de Eric Ries, si je me trompe pas, qui  parle un peu du Lean Management de Toyota appliqué au développement Software. J’avais lu ce livre, il était pas mal.

MB: Tu peux vraiment l’appliquer partout. Nous, comme on a libéré l’entreprise il y a maintenant un an et demi, je pense que  le prochain grand changement de MinuteBuzz, ça va être de devenir une startup « lean », et c’est mon gros chantier, là,  de cette fin d’année.

FPL: Et la dernière question, c’est la question « Back in Time », c’est ma préférée. Alors Maxime, imaginons que tu aies l’opportunité de remonter le temps et que tu te retrouves face à ton toi de 18 ans. Tu n’as que 5 minutes avant que le portail temporel ne te ramène au présent. Avec l’expérience que tu as maintenant, que te dirais-tu? Je veux dire, d’un point de vue pratique, quels plans ou conseils pratiques donnerais-tu à ton jeune alter ego pour réussir, et qui n’implique pas d’acheter des billets de Loto, des paris sportifs, ou d’investir en Bourse?

MB: Je dirais: détends-toi, tout va bien se passer. Essayer de convaincre papa et maman et que ça ne sert strictement à rien que  tu fasses une école de commerce. Commence plus tôt, fais des heures plus tôt, et fais un petit passage dans le monde de la nuit, ça te permettra de vaincre ta timidité, mais t’es pas obligé d’y rester 6 ans.

FPL: Tribu Digitale, détendez-vous, levez-vous tôt. Merci Maxime, pour ces conseils. Maxime, merci. Nous sommes maintenant arrivés à la fin de l’épisode. Merci d’avoir partagé généreusement toutes ces informations avec nous. Tribu Digitale, j’espère que vous avez bien pris note. Je sais qu’il y en a  parmi vous qui hésitent encore à se lancer, et j’espère que l’aventure de Maxime vous inspirera à faire le grand saut. A ce titre Maxime, pour le mot de la fin: que dirais-tu à nos auditeurs la Tribu Digitale qui hésitent encore à se lancer en tant qu’entrepreneur, ou qui se sentent bloqués. Si tu avais un seul conseil à leur donner, ce serait quoi?

MB: Si j’en avais un seul? Identifiez ce qui vous retient vraiment de vous lancer. Est-ce que c’est votre copine, votre mère, vos amis? Qu’est-ce qui fait vous bloque à l’idée de vous lancer vraiment. Identifiez vraiment ce truc-là, essayez de vaincre ça. Et que franchement mieux vaut commencer tout de suite, tôt, plutôt que d’attendre qu’il soit trop tard. Et dernier petit conseil, si vous êtes pas encore décidé vous pouvez me suivre tous les jours sur mon Dailymax et j’essaie de donner pas mal de petits conseils pour entreprendre.

FPL: Tribu Digitale, vous l’avez entendu: identifiez ce qui vous bloque vraiment. Levez-vous tôt. Commencez maintenant et surtout suivez Maxime sur ses réseaux sociaux. Maxime vraiment, merci . Ce fut vraiment un plaisir et un honneur de t’avoir parmi nous aujourd’hui. Alors avant de nous quitter, dis-nous peut-être comment rester en contact avec toi, justement sur ces réseaux sociaux. Et si tu as une annonce à faire, la Tribu Digitale t’écoute.

MB: Je suis assez actif sur un Facebook, Instagram et Youtube à travers un format que j’ai appelé le Dailymax. Donc vous pouvez suivre au quotidien ce que je fais. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à poser un commentaire. J’y réponds à chaque fois. Et Sinon, je suis disponible à tout moment: [email protected] J’adore transmettre mon expérience et donner des conseils, donc n’hésitez pas.

FPL: Tribu Digitale, vous venez d’entendre Maxime Barbier partager avec vous son expérience et ses conseils. C’est à vous de jouer maintenant. Rejoignez-nous sur revolutiondigitale.fr et tapez « Maxime » dans la barre de recherche et vous aurez accès à sa page dédiée, et toutes les informations et les références dont nous avons parlé aujourd’hui. Et bien sûr n’oubliez pas de visiter la page de Maxime sur Minutebuzz.com, et de le suivre sur ses réseaux sociaux. Surtout le DailyMax, ne ratez pas ça. Maxime, merci encore d’avoir partagé ton aventure avec la Tribu Digitale au revoir et je te retrouve en backstage.

LES POINTS À RETENIR

1. ETRE ABSOLUMENT PASSIONNÉ PAR CE QUE L’ON ENTREPREND. Le chemin de l’entrepreneuriat n’est déjà pas facile, il est donc indispensable d’avancer avec passion.

2. RESTER FIDÈLE À SOI-MÊME ET NE PAS MISER QUE SUR LES LEVÉES DE FONDS. N’oubliez jamais pourquoi, à la base, vous avez lancé votre projet, et gardez le cap.Ne misez pas tout sur les levées de fonds, essayez avant tout de faire un business rentable. Lever de l’argent c’est bien, mais être rentable c’est mieux!

3. IDENTIFIER CE QUI NOUS BLOQUE. … ce qui vous retient vraiment de nous lancer. Qu’est-ce qui vous bloque à l’idée de vous lancer vraiment? Mieux vaut commencer le plus tôt possible, plutôt que d’attendre qu’il ne soit trop tard.

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OUTILS MENTIONNÉS

Vous trouverez ci-dessous toutes les références des resources mentionnées durant l’épisode!

APPLIS

Liste des applis mentionnées durant l’épisode.

Spark

Le futur de l’e-mail

Messenger

L’appli de discussion de Facebook

LIVRES

Liste des livres mentionnés durant l’épisode.

Reinventing Organizations (Etienne Appert et Frédéric Laloux)

La version résumée et illustrée du livre phénomène qui invite à repenser le management.

AUTRES

Autres resources mentionnées durant l’épisode (événements, sites web, etc.)

L'entreprise libérée

Quelques principes de départ.